Comparution devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO), le 19 novembre 2024

Table des matières

1. Note de scénario

Logistique

Date : Mardi 19 novembre 2024

Heure : 11h00 - 12h00

Lieu : à confirmer

Objet : Approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Comparution

L'honorable Patty Hajdu, ministre des services aux autochtones, C.P., députée

Services aux Autochtones Canada

  • Michelle Kovacevic, sous-ministre déléguée
  • Keith Conn, Sous-ministre adjoint
  • Jessica Sultan, directrice générale

Composition du comité

  • Majid Jowhari (Libéral – Ont.) (vice-président)
  • Jenica Atwin (Libéral – N.-B.)
  • Parm Bains (Libéral – C.-B.)
  • Irek Kusmierczyk (Libéral – Ont.)
  • Charles Sousa (Libéral – Ont.)

  • Kelly McCauley (PCC – Alb.) (président)
  • Kelly Block (PCC – Sask.)
  • Garnett Genuis (PCC – Alb.)
  • Stephanie Kusie (PCC – Alb.)

  • Andréanne Larouche (BQ – Qc) (vice-présidente)

  • Taylor Bachrach (NPD – C.-B.)

Principaux thèmes abordés lors de la comparution des responsables de SAC le 24 octobre 2024

  • La dépendance excessive présumée à l'égard des sociétés écrans
  • Comment, quand et pourquoi les audits sont déclenchés
  • Les coentreprises
  • Progrès de la cession de la propriété du REA à des partenaires
  • Récupération de fonds provenant de contrats controversés
  • Comment, quand et pourquoi les entreprises sont retirées du REA
  • Contrats de sous-traitance
  • Comprendre les seuils de 5 % et de 33 %.
  • Fausses déclarations sur l'identité autochtone

Analyse parlementaire

  • Le député Majid Jowhari (Libéral) (Vice-président) peut poser des questions sur la formation au sein des entreprises autochtones et sur les efforts déployés pour améliorer la capacité des entreprises autochtones. Il peut également s'informer sur le travail effectué pour renforcer les pratiques d'approvisionnement au sein du gouvernement, probablement en mettant l'accent sur les pratiques relatives à l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
  • La députée Jenica Atwin (Libéral) peut poser des questions sur le racisme systémique qui est enraciné dans le processus d'approvisionnement et sur la façon dont la stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones s'attaque à ces problèmes systémiques. Elle peut également répondre aux préoccupations concernant l'impact que la vérification du statut d'Autochtone d'une personne et de sa main-d'œuvre peut avoir sur les communautés autochtones et la manière dont ce risque peut être atténué à l'avenir. Lors d'une récente réunion sur l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, elle s'est informée sur les obstacles actuels au développement économique des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Elle a également demandé précédemment quels changements pouvaient être apportés pour améliorer l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
  • Le député Parm Bains (Libéral) posera probablement des questions sur le processus de consultation en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones et sur la collaboration entre le gouvernement et les organisations autochtones qui défendent et promeuvent les entreprises autochtones. Il peut également poser des questions sur la procédure d'enregistrement des groupes autochtones comme des entreprises autochtones et demander si elle s'aligne sur les pratiques du secteur privé. Lors de réunions précédentes sur ce sujet, il s'est également informé sur la gestion des sous-traitants dans le cadre de l'approvisionnement et sur l'incidence de cette gestion sur la participation des autochtones. Il s'est également informé sur les répercussions que le transfert du Répertoire des entreprises autochtones, qui n'est plus géré par le gouvernement, pourrait avoir sur les entreprises autochtones.
  • Le député Irek Kusmierczyk (Libéral) posera probablement des questions qui mettront en évidence les succès du programme d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, en mettant l'accent sur les entreprises autochtones qui ont bénéficié du processus d'approvisionnement fédéral. Il peut également s'informer sur les efforts déployés pour améliorer le programme et sur la manière dont ces efforts sont menés en collaboration avec les organisations autochtones.
  • Le député Charles Sousa (Libéral) peut poser des questions sur la manière dont le gouvernement s'assure que tous les groupes autochtones, les Premières Nations, les Inuits et les Métis, bénéficient également de la stratégie et qu'elle ne profite pas qu'à un seul groupe. Il peut également poser des questions sur les processus de consultation visant à améliorer la stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones et demander si le gouvernement a reçu des commentaires et des recommandations de la part des partenaires autochtones.
  • Le député Kelly McCauley (PCC) (président) peut poser des questions sur les obstacles auxquels les entreprises autochtones sont confrontées au cours du processus d'approvisionnement, y compris le manque de capacité par rapport aux grandes entreprises du secteur privé. Il peut également demander si le gouvernement cherche à récupérer des fonds précédemment affectés et qui, au sein du ministère, sera tenu responsable de l'affectation de ces fonds.
  • La députée Kelly Block (PCC) posera probablement des questions sur le problème des entreprises qui sous-traitent le travail à d'autres entreprises, tout en prenant une part importante de la rémunération, ce qui entraîne des niveaux importants de fraude en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. Elle peut également poser des questions sur l'éventuel manque de concurrence dans le processus d'approvisionnement et sur la manière dont cela empêche les entreprises autochtones de participer davantage. Lors de réunions précédentes, elle a demandé comment les ministères assurent le suivi des sous-traitants et veillent à ce que les contrats d'approvisionnement soient conformes aux règles de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
  • Le député Garnett Genuis (PCC) peut poser des questions sur la pratique des sous-traitants dans le cadre de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones et sur la manière dont cette pratique est gérée pour garantir l'intégrité gouvernementale et des pratiques conformes au minimum de 5 % fixé pour les contrats attribués à des entreprises autochtones. Il peut également poser des questions sur le fait qu'un petit nombre d'entreprises autochtones obtient un nombre démesuré de contrats globaux et sur la manière dont cela se répercute sur l'équité des stratégies d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. Lors d'une récente réunion sur l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, il a posé des questions sur les incohérences entre les listes d'entreprises autochtones des organisations et le Répertoire fédéral des entreprises autochtones.
  • La députée Stephanie Kusie (PCC) posera probablement des questions sur la fraude dans le processus d'approvisionnement et sur les mesures prises par le gouvernement pour prévenir les processus d'approvisionnement injustifiés. Elle peut également poser des questions pour savoir si et comment les avantages pour la communauté sont déterminés lors de l'octroi des contrats.
  • La députée Julie Vignola (BQ) (vice-présidente) peut s'informer sur les critères établis pour déterminer si une entreprise remplit les conditions requises pour être enregistrée en tant qu'entreprise autochtone et si ces critères devraient être déterminés par les organisations autochtones plutôt que par le gouvernement fédéral. Lors d'une récente réunion sur l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, elle a demandé aux témoins quels étaient les critères utilisés pour déterminer si les entreprises étaient réellement dirigées par des autochtones. Elle a également demandé si la longueur des processus d'agrément décourageait les entreprises autochtones de participer au processus d'approvisionnement fédéral et quelles étaient les mesures prises pour favoriser cette participation.
  • Le député Taylor Bachrach (NPD) peut poser des questions sur la transparence et l'intégrité du processus d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. Il peut mettre l'accent sur la manière dont l'objectif de 5 % pour l'approvisionnement a causé des problèmes pour les entreprises autochtones et réduit les avantages pour les entreprises autochtones honnêtes. Lors d'une récente réunion du comité sur ce sujet, il a posé des questions sur les obstacles que les processus de vérification/d'agrément créent pour les peuples autochtones qui cherchent à participer dans l'approvisionnement. Il a également remis en question l'intégrité du processus d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones et s'est interrogé sur les pratiques de vérification des ministères pour s'assurer qu'il n'y a pas de fraude dans le processus d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

Études et rapports récents du OGGO et réponses des gouvernements

  • Approvisionnement auprès des entreprises autochtones (dernière réunion le 31 octobre 2024)
  • Service postal dans les collectivités rurales et éloignées du Canada (dernière réunion le 22 octobre 2024)
  • Processus des subventions et contributions fédérales (dernière réunion le 8 octobre 2024)
  • Achat de la résidence officielle du consul général à New York (dernière réunion le 3 octobre 2024)
  • Initiatives de modernisation de la réglementation fédérale (dernière réunion le 26 septembre 2024)
  • Rapport no 19 : Budget principal des dépenses 2024-25 (présenté à la Chambre le 31 mai 2024)
  • Rapport no 18 : Demande d'enquête du Commissaire à la protection de la vie privée à propos de l'application ArriveCAN (présentée à la Chambre le 6 mai 2024)
  • Rapport no 17 : Question de privilège concernant le refus de M. Kristian Firth de répondre aux questions (présentée à la Chambre le 20 mars 2024)

Suivi de la comparution des responsables de SAC le 24 octobre 2024

  • Liste des entreprises ayant fait l'objet d'un audit préalable à l'attribution d'un marché
  • Liste de toutes les entreprises qui ont été retirées du REA depuis 2015, et la raison de ce retrait
  • Le nombre de marchés publics autochtones attribués, ventilés par distinction.
  • Une lettre répondant à la commission concernant ce qui peut être fourni en rapport avec les audits réalisés depuis janvier 2021
  • Copies des audits réalisés depuis janvier 2021
  • une liste des critères qui entraîneraient le retrait d'une entreprise du REA
  • Explication de la raison pour laquelle le nombre d'employés est indiqué pour certaines entreprises du REA, mais pas pour d'autres.

Motion portant production de documents par le comité OGGO

Le mercredi 10 avril 2024, une demande de documents a été acceptée par les membres du comité OGGO :

  • « Que, au titre de l'article 108 (1) du Règlement, le comité ordonne la production, dans les deux langues officielles et au plus tard le lundi 20 mai 2024, de la liste du gouvernement des entreprises autochtones admissibles, à condition que cette liste comprenne ce qui suit :
    1. un résumé des principaux détails concernant chaque entreprise dans la base de données du Conseil sur la comptabilité dans le secteur public,
    2. le nombre et la valeur des contrats reçus par chaque entreprise,
    3. la liste des sous-traitants utilisés pour chaque contrat : les membres du comité procéderont à une analyse de la liste et décideront s'il est nécessaire de mener une étude longitudinale de la question, en comité ou en sous-comité, à condition que cette décision soit prise avant le jeudi 20 juin 2024. »

Le 29 avril 2024, le ministère a demandé au/à la président(e), par lettre, des explications concernant l'inclusion du Conseil sur la comptabilité dans le secteur public dans la demande, étant donné qu'il est apparu dans les témoignages de comité que la députée Vignola (BQ) faisait référence à la SAEA – Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

Le 1er mai 2024, le(a) greffier(ère) de comité a fourni la réponse du(de la) président(e), selon laquelle le comité avait l'intention d'adopter la SAEA = Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

Le vendredi 17 mai 2024, les réponses ont été fournies au comité OGGO :

  • SAC – Réponse partielle
  • RCAANC – Réponse complète

SAC a été chargé de toutes les parties (Parties (chiffre romain 1), (chiffre romain 2) et (chiffre romain 3)). La réponse de SAC sera fournie en deux tranches.

  • La tranche (chiffre romain 1) a été présentée le 17 mai :
    • Partie chiffre romain 1) Renseignements concernant les entreprises enregistrées dans le Répertoire des entreprises autochtones (noms, adresses courriel, numéros de téléphone, adresses partielles d'environ 2 700 entreprises).
    • Étant donné que les renseignements relatifs aux entreprises figurant dans le REA sont généralement fournis par les entreprises dans la langue de leur choix, plus de 2 700 dossiers d'entreprises ont été présentés pour être traduits par le ministère. En raison du volume de traduction, une réponse de tranche 2 suivra une fois que la traduction des adresses de voirie et des descriptions d'entreprises sera terminée et que l'examen de la qualité aura été effectué.
      • La présentation complète au comité est prévue pour bientôt.

Partie (chiffre romain 2) Environ 125 contrats

Partie (chiffre romain 3) Néant/impossible de répondre

La réponse de la tranche 2 (adresses de voirie des entreprises/descriptions) est en cours d'achèvement. La traduction définitive est en cours (au 9 octobre 2024).

Le RCAANC a été chargé des parties (chiffre romain 2) et (chiffre romain 3) uniquement et a fourni ce qui suit : Partie (chiffre romain 2) (environ 40 contrats) et Partie (chiffre romain 3) (Néant/impossible de répondre). La réponse du RCAANC est complète et aucune autre mesure n'est requise.

Correspondance récente

S. O.

Récentes questions à inscrire au feuilleton

  • Kelly McCauley (PCC) : 9 avril 2024 – Rapports, études et évaluations préparés pour le gouvernement, y compris tout ministère, organisme, société d'État ou autre entité gouvernementale par Deloitte, PricewaterhouseCoopers, Accenture et KPMG depuis le 1er décembre 2020. Réponse déposée le 27 mai 2024.
  • Garnett Genuis (PCC) : 6 juin 2024 – Dépenses engagées pour le coaching depuis le 1er janvier 2017. Réponse déposée le 16 septembre 2024.
  • Garnett Genuis (PCC) : 13 juin 2024 – Renseignements échangés entre le CST (Centre de la sécurité des télécommunications) et l'administration de la Chambre des communes. Réponse déposée le 16 septembre 2024.
  • Stephanie Kusie (PCC) : 7 décembre 2023 – Dépenses engagées sous le code d'article 3259 du Conseil du Trésor (Dépenses diverses non classées ailleurs), depuis le 1er janvier 2020. Réponse déposée le 29 janvier 2024.
  • Stephanie Kusie (PCC) : 12 septembre 2024 – Financement fédéral d'infrastructure accordé aux villes ou aux provinces dont les municipalités comptent plus de 50 000 habitants. La réponse n'a pas encore été déposée.
  • Julie Vignola (BQ) : 15 février 2024 – Contrats fédéraux octroyés entre 2019 et 2023 aux fournisseurs du gouvernement fédéral, aux ministères, organisations et organismes déclarants, aux bureaux fédéraux et à toute autre entité fédérale ayant reçu des fonds provenant des Comptes publics du Canada. Réponse déposée le 10 avril 2024.
  • Taylor Bachrach (NPD) : 25 octobre 2023 – Terres en propriété fédérale en Colombie-Britannique. Réponse déposée le 12 décembre 2024.
  • Taylor Bachrach (NPD) : 28 février 2024 – Financement de la circonscription électorale fédérale de Skeena-Bulkley Valley, ventilé par exercice financier depuis 2006-2007. Réponse déposée le 15 avril 2024.

Dans les médias

Délibérations de la réunion

Cette réunion est prévue pour : Mardi 19 novembre, de 11h00 à 13h00. La ministre Hajdu et des représentants de SAC comparaîtront de 11h00 à 12h00, et des représentants de SAC resteront pour répondre aux questions de 12h00 à 13h00.

Le(a) président(e) ouvre la séance et donne des instructions pour le déroulement de la réunion. Puis, il/elle présente les témoins et invite le(a) ministre à prononcer un discours d'ouverture (5 minutes). Il y aura ensuite une période de questions et réponses (détails ci-dessous).

Il est recommandé à tous les témoins de parler lentement et à un volume approprié pour s'assurer d'être entendus par les interprètes. Il est demandé à tous les témoins de mettre leur microphone en sourdine, sauf s'ils prennent la parole. Une nouvelle pratique a été instaurée récemment pour protéger les interprètes contre les dommages physiques : lorsque les témoins n'utilisent pas d'oreillettes, celles-ci doivent être placées sur les cercles blancs prévus à cet effet et installés sur la table.

Après le discours d'ouverture, il y aura un tour de questions de la part des membres du comité (comme énuméré ci-dessous). Les tours de questions se répéteront lorsque le deuxième groupe commencera dans la deuxième heure.

Les membres du comité poseront leurs questions dans l'ordre suivant :

  • Premier tour (6 minutes pour chaque parti)
    • Parti conservateur du Canada
    • Parti libéral du Canada
    • Bloc Québécois
    • Nouveau Parti démocratique du Canada
  • Deuxième tour
    • Parti conservateur du Canada (5 minutes)
    • Parti libéral du Canada (5 minutes)
    • Bloc Québécois (2,5 minutes)
    • Nouveau Parti démocratique du Canada (2,5 minutes)
    • Parti conservateur du Canada (5 minutes)
    • Parti libéral du Canada (5 minutes)

Autres renseignements pour la comparution en personne

Les témoins doivent arriver très tôt afin d'avoir le temps d'effectuer les contrôles de sécurité. Le contrôle peut durer 30 minutes ou plus pour les personnes ne disposant pas d'un laissez-passer pour accéder à la Colline. La réunion du comité sera diffusée sur Parlvu.parl.gc.ca. Veuillez noter que cette diffusion peut être décalée d'environ une minute par rapport aux délibérations en direct.

2. Mots d'ouverture

Déclaration liminaire pour Patty Hajdu
Ministre des Services aux Autochtones

OGGO sur l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires), 19 novembre 2024

vérifier lors de la livraison

Kwey, bonjour, hello,

Je voudrais commencer par mentionner que nous nous trouvons sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin Anishinaabeg.

Je me réjouis d'avoir l'occasion de me présenter devant ce comité pour mettre en lumière un programme qui aide les gens et qui est à l'origine de nombreuses réussites : la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA)

Je ne suis pas là pour nier qu'il y a eu des problèmes. Nous le reconnaissons.

Je souhaite aujourd'hui attirer à nouveau l'attention sur la valeur de ce programme et sur les raisons pour lesquelles la poursuite de son élaboration conjointe est d'une importance capitale. J'en suis vraiment convaincu.

Je voudrais tout d'abord souligner que la SAEA est largement soutenue par les dirigeants et les communautés autochtones de l'ensemble du pays.

Je peux en effet vous rapporter ce que j'entends de la bouche des dirigeants autochtones.

Ils me disent que le programme doit absolument être maintenu.

Ils ont déclaré, à l'unanimité, qu'il fallait, je cite, « conserver la SAEA, car elle est d'une grande utilité ».

Ils affirment aussi que le programme présente des avantages pour les entrepreneurs autochtones.

Ils me disent enfin que le programme est un élément important de la réconciliation économique.

J'aimerais vous faire part de quelques exemples de réussite qui montrent vraiment comment la SAEA produit des résultats significatifs.

Je peux notamment vous parler d'une entreprise située dans les Prairies. Grâce à la SAEA, cette entreprise a pu soumissionner pour un projet dans la région de la capitale nationale. Elle a remporté l'appel d'offres, ce qui a eu un effet domino.

Elle a ensuite remporté d'autres contrats fédéraux. Ce projet lui a permis de rendre service à sa communauté en employant et en formant des Autochtones.

Un autre exemple on ne peut plus local est celui d'un entrepreneur indépendant. En travaillant dans le cadre de la SAEA, il a soumissionné et remporté des contrats de plus en plus importants.

Son entreprise a fini par devenir le principal fournisseur d'équipements de bureau de sa province.

Ces deux exemples illustrent bien les avantages que les peuples autochtones retirent de la SAEA dans tout le pays.

Je vais maintenant vous parler de la manière dont mon ministère a collaboré avec les partenaires autochtones pour améliorer les procédures d'approvisionnement.

Nous sommes en train d'élaborer conjointement une stratégie quinquennale de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. La SAEA est en place depuis un certain temps et il faut la moderniser pour qu'elle soit encore plus efficace.

Nous procédons étape par étape avec nos partenaires autochtones pour améliorer les politiques, les mesures de protection et les processus.

Dans le cadre de ce travail, nous avons organisé des tables rondes sur l'approvisionnement depuis 2018. Les améliorations sur lesquelles nous travaillons sont directement issues de ce que nous ont dit les partenaires autochtones au cours de ces réunions.

Ces derniers nous ont indiqué ce qui fonctionnerait pour les peuples autochtones et nous les avons écoutés.

De nombreuses réformes de la SAEA sont basées sur la notion de distinctions — nous ne recherchons pas de solutions uniques.

Je vous donne un exemple. Les partenaires autochtones nous ont dit que la règle des 33 % était trop restrictive. Dans une petite entreprise de six employés, deux d'entre eux devaient être autochtones, conformément à cette règle. Mais les partenaires autochtones nous ont dit que cela ne convenait pas et nous l'avons supprimé. Nous ne travaillons pas dans une bulle.

Je vous donne un autre exemple. Nous nous efforçons de trouver avec nos partenaires la meilleure façon de laisser aux peuples autochtones le soin de définir et de vérifier les entreprises autochtones.

Le fait que le gouvernement laisse les peuples autochtones définir et enregistrer eux-mêmes les entreprises autochtones présenterait plusieurs avantages.

Tout d'abord, cela permettrait de respecter les exigences en matière d'autodétermination prévues par la Loi sur la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

D'autre part, nous tiendrions ainsi compte des commentaires que nous avons reçus lors des consultations. Les peuples autochtones nous ont dit qu'ils voulaient prendre le contrôle de cet aspect de l'approvisionnement et nous y travaillons.

La prise en compte des commentaires des partenaires est essentielle au travail d'élaboration conjointe.

Récemment, les critiques et la couverture médiatique de la SAEA se sont concentrées sur des questions qui ne correspondent tout simplement pas à la réalité de la grande majorité des gens. Je pense en particulier aux commentaires selon lesquels la plupart des entreprises participant au programme sont des « sociétés écrans ».

Je tiens à être très clair : il s'agit là d'une exception. Les points positifs l'emportent largement sur les points négatifs en ce qui concerne la SAEA. Cela détourne l'attention d'une réalité beaucoup plus commune, à savoir les énormes avantages des investissements dans les entreprises autochtones.

C'est exactement le but de ce programme. Il ouvre les portes de la prospérité aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis, car chacun a le droit de participer pleinement à l'économie.

Historiquement, ces portes ont été fermées — voire souvent claquées. Les politiques coloniales telles que la Loi sur les Indiens ont systématiquement mis à l'écart les peuples autochtones, au point de les exclure légalement de l'économie, comme l'ont souligné les dirigeants autochtones.

Aujourd'hui encore, cette exclusion continue à avoir des répercussions sur les Autochtones en ce qui concerne leur participation à l'économie, leurs conditions sociales et économiques et le déséquilibre des pouvoirs à leur détriment.

La SAEA est une politique d'inclusion. Il s'agit là d'un apport très différent, qui se traduit par des mesures concrètes.

Nous devons travailler ensemble, y compris lors de tables rondes comme celle-ci, pour affirmer les droits des Autochtones en favorisant la prospérité économique et en éliminant les discriminations systémiques. Et nous pouvons le faire grâce à des programmes comme la SAEA.

Chers membres du Comité, je vous remercie de me donner l'occasion de souligner les avantages de ce programme précieux qui a profité aux peuples autochtones de tout le Canada.

N'hésitez pas à me poser des questions.

Migwetch. Thank you. Merci.

3. Critères d'admissibilité

Messages clés

  • Au moment de l'inscription au Répertoire des entreprises autochtones (REA), l'entreprise candidate fournit à Services aux Autochtones Canada des documents attestant de son admissibilité conformément aux critères énoncés dans la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (entreprises détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones).
  • Pour être admissibles à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, les entreprises doivent être détenues et contrôlées à 51 % au moins par des Autochtones et, lorsque des contrats sont réservés aux entreprises autochtones, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par l'entrepreneur autochtone ou une combinaison de l'entrepreneur principal et de sous-traitants autochtones.

Contexte

Pour être inscrits au REA, les propriétaires d'entreprise doivent être des membres des Premières Nations, des Inuit ou des Métis et résider habituellement au Canada. Au moment de l'inscription au REA, l'entreprise candidate fournit à Services aux Autochtones Canada (SAC) des documents attestant de son admissibilité conformément aux critères énoncés dans la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA) [entreprises détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones].

Les preuves d'appartenance à un peuple autochtone prises en compte pour l'inscription au REA sont notamment les suivantes :

  • inscription au Registre des Indiens au Canada;
  • statut de citoyen de la Manitoba Métis Federation, de la Northwest Territory Métis Nation, de la Métis Nation of Saskatchewan ou membre dirigeant du Ralliement national des Métis, y compris la Métis Nation Saskatchewan, la Métis Nation of Alberta, la Métis Nation British Columbia et la Métis Nation of Ontario;
  • appartenance à une organisation affiliée au Congrès des peuples autochtones ou à une autre organisation autochtone reconnue au Canada;
  • acceptation en tant que personne autochtone par une communauté autochtone établie au Canada;
  • inscription ou droit à l'inscription en vertu d'une entente sur le règlement d'une revendication territoriale globale ou appartenance ou droit à l'appartenance à un groupe dont la revendication territoriale a été acceptée.

La propriété d'une entreprise autochtone renvoie à la « propriété effective », c'est-à-dire à l'identité du véritable propriétaire de l'entreprise. SAC peut prendre en compte une série de facteurs pour déterminer si les Autochtones ont le contrôle réel et effectif d'une entreprise autochtone. L'entreprise doit également fournir d'autres informations relatives à l'entreprise, notamment sa structure et sa gouvernance.

La preuve de la résidence au Canada comprend un permis de conduire provincial ou territorial, un bail ou tout autre document approprié.

Pour être admissibles à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, les entreprises doivent être détenues et contrôlées à 51 % au moins par des Autochtones et, lorsque des contrats sont réservés aux entreprises autochtones, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par l'entrepreneur autochtone ou une combinaison de l'entrepreneur principal et de sous-traitants autochtones.

Situation actuelle

  • Les entreprises figurant sur la liste des entreprises bénéficiaires d'un traité moderne sont confirmées comme étant autochtones par le groupe autochtone avec lequel le Canada a signé le traité moderne.
  • Outre la vérification de l'admissibilité avant l'inscription d'une entreprise au REA, SAC vérifie que les entreprises ont maintenu leur admissibilité sur une base continue.
  • SAC garantit l'intégrité de la SAEA et du REA de multiples façons, notamment en vérifiant que les entreprises répondent aux critères lors de leur inscription et en revérifiant régulièrement leur admissibilité.

4. Répertoire des entreprises autochtones

Messages clés

  • Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la question des entreprises non autochtones qui se font passer pour des entreprises autochtones.
  • Bien qu'il soit rare que des entreprises ne répondant pas aux critères d'admissibilité pour ce qui est de la propriété et du contrôle autochtones soient incluses dans le REA, un travail diligent a lieu pour vérifier toutes les entreprises et supprimer celles qui ne répondent pas aux critères.
  • Au moment de l'inscription au REA, l'entreprise candidate fournit à SAC des documents attestant de son admissibilité conformément aux critères énoncés dans la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (entreprises détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones).

Contexte

Qu'est-ce que le Répertoire des entreprises autochtones?

Le Répertoire des entreprises autochtones (REA) est un répertoire public en ligne, à jour, des entreprises détenues et contrôlées par des Autochtones. Le REA accroît les possibilités pour les entreprises autochtones dans le cadre d'approvisionnement en aidant tous les niveaux de gouvernement et le secteur privé à identifier les entreprises autochtones qui peuvent répondre aux besoins en matière d'approvisionnement.

Combien d'entreprises autochtones sont inscrites au Répertoire des entreprises autochtones?

Au 13 novembre 2024, environ 2 939 entreprises autochtones étaient inscrites au REA.

Combien y a-t-il d'entreprises Autochtone au Canada?

Selon le Conseil national de développement économique des Autochtones, le Canada compte plus de 50 000 entreprises autochtones.

Quelle est la procédure d'inscription et de vérification?

Au moment de l'inscription au REA, une entreprise doit démontrer qu'elle est détenue et contrôlée à au moins 51 % par des Autochtones.

Les candidats souhaitant être ajoutés au REA soumettent une demande à SAC par le biais d'un portail en ligne. SAC évalue ensuite la demande en fonction des critères d'admissibilité, qui exigent que les entreprises soient détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones.

Avant qu'une entreprise soit inscrite au REA, le propriétaire doit fournir à SAC la documentation nécessaire pour prouver qu'il est Autochtone et résident canadien. SAC collabore avec les communautés autochtones pour valider l'authenticité de la documentation.

Le propriétaire de l'entreprise doit également prouver la propriété et le contrôle autochtones en fournissant des informations sur l'entreprise et des documents justificatifs, comme les documents de gouvernance et ceux relatifs à la structure organisationnelle.

Au besoin, un vérificateur tiers peut être invité à examiner et à vérifier les renseignements, en fonction de la complexité de la structure organisationnelle. Par exemple, il peut être demandé à un vérificateur tiers d'examiner et de vérifier la structure de l'entreprise ou la structure de propriété afin d'évaluer si les critères de propriété et de contrôle autochtones à au moins 51 % sont remplis lorsqu'il s'agit d'une coentreprise.

Les preuves d'appartenance à un peuple autochtone prises en compte pour l'inscription au Répertoire des entreprises autochtones sont notamment les suivantes :

  • inscription au Registre des Indiens au Canada;
  • statut de citoyen de la Fédération Métisse du Manitoba, de la Northwest Territory Métis Nation, ou d'un des membres dirigeants du Ralliement national des Métis, y compris la Métis Nation Saskatchewan, la Métis Nation of Alberta, la Métis Nation British Columbia et la Métis Nation of Ontario;
  • appartenance à une organisation affiliée au Congrès des peuples autochtones ou à une autre organisation autochtone reconnue au Canada;
  • acceptation en tant que personne autochtone par une communauté autochtone établie au Canada;
  • inscription ou droit à l'inscription en vertu d'une entente sur le règlement d'une revendication territoriale globale ou appartenance ou droit à l'appartenance à un groupe dont la revendication territoriale a été acceptée.

La preuve de la résidence au Canada comprend un permis de conduire provincial ou territorial, un bail ou tout autre document approprié.

Les entreprises figurant sur la liste des entreprises bénéficiaires d'un traité moderne sont confirmées comme étant autochtones par le groupe autochtone avec lequel le Canada a signé le traité moderne.

Est-il facile pour une entreprise de s'inscrire au REA?

La demande peut être présentée en ligne, et la procédure est conviviale. Les demandes sont examinées de près par le personnel SAC, qui vérifie qu'elles sont complètes et détermine l'admissibilité de l'entreprise. Les candidats doivent fournir en ligne des informations de base sur l'entreprise, ainsi que des documents prouvant la propriété et le contrôle autochtones. SAC collabore avec les communautés autochtones pour valider l'authenticité de la documentation. Au besoin, SAC fera appel à un vérificateur tiers pour examiner et vérifier les informations. Par exemple, SAC peut demander à un vérificateur tiers d'examiner et de vérifier la structure de l'entreprise ou la structure de propriété afin d'évaluer si les critères de propriété et de contrôle autochtones à au moins 51 % sont remplis.

Si les entreprises ont de la difficulté à s'inscrire au REA, elles peuvent contacter SAC directement pour discuter de leur demande et obtenir de l'aide : REA-IBD@sac-isc.gc.ca.

Que fait SAC pour vérifier les entreprises déjà inscrites au REA qui pourraient ne pas respecter les critères? SAC prend-il des mesures pour améliorer ses processus d'inscription?

L'admissibilité au REA est validée au moins tous les deux ans pour chaque entreprise vérifiée.

SAC exige des entreprises qu'elles fournissent des documents acceptables à l'appui du statut d'Autochtone, comme une carte de statut ou des documents délivrés par des organisations ou des communautés qui ont une relation établie avec le Canada. SAC n'accepte pas l'auto-identification ou l'adhésion à des organisations qui ne sont pas actuellement reconnues par le Canada. SAC procède à des vérifications pour s'assurer que les entreprises inscrites au REA continuent de répondre aux critères d'admissibilité.

Les entreprises inscrites qui n'ont pas été en mesure de prouver leur admissibilité ont été retirées du REA. Les travaux de tenue à jour du REA par SAC se poursuivent en permanence. *Pour plus d'informations sur les vérifications, veuillez consulter la fiche thématique Vérifications 101.

Propriété et contrôle : SAC a renforcé son évaluation de la propriété et du contrôle autochtones. Les preuves de propriété examinées comprennent les articles de constitution, les conventions d'actionnaires, les registres d'actionnaires, les règlements, les résolutions et les accords de partenariat ou de coentreprise. Pour les entreprises détenues par plusieurs personnes, SAC détermine quelles sont les personnes qui répondent aux critères d'admissibilité autochtones de la SAEA et qui possèdent au moins 51 % des parts et du contrôle.

Projet de vérification des entreprises existantes dans le REA : En 2022, SAC a procédé à un examen approfondi de plus de 1 500 entreprises inscrites au RAE avant 2019. À la suite de l'examen, plus de 1 100 entreprises ont été retirées du REA parce qu'elles n'avaient pas répondu ou ne répondaient pas aux critères d'admissibilité de la SAEA.

Vérificateur tiers : En juillet 2024, SAC a retenu les services d'un nouveau cabinet d'experts-conseils pour mener des vérifications de conformité, y compris des vérifications préalables et postérieures à l'attribution de marchés. Depuis novembre 2024, SAC travaille avec ces vérificateurs pour vérifier que toutes les coentreprises actuellement inscrites au REA répondent aux critères d'admissibilité de la SAEA.

De nombreuses personnes et organisations autochtones nous ont dit que le Répertoire des entreprises autochtones, administré par SAC, présentait de graves lacunes. Pourquoi le gouvernement crée-t-il sa propre liste d'entreprises autochtones au lieu de s'appuyer sur des listes élaborées par des organisations autochtones?

Le gouvernement du Canada comprend l'importance de la vérification du statut d'Autochtone par les peuples autochtones. La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones font appel à un engagement en faveur de l'autodétermination.

Dans le cadre du processus quinquennal d'engagement et d'élaboration conjointe visant à améliorer les politiques et les programmes d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, les partenaires autochtones ont souligné l'importance cruciale du fait que ce soit les peuples autochtones qui vérifient les entreprises et attestent qu'elles sont autochtones.

En collaboration avec des partenaires autochtones, nous étudions la possibilité d'intégrer des listes d'entreprises créées et gérées par des Autochtones, telles que la liste de la Manitoba Métis Federation et la base de données du Répertoire des entreprises inuites.

Services aux Autochtones Canada utilise en fait des listes d'entreprises autochtones qui ont été créées et sont tenues à jour par les peuples autochtones. Plus précisément, SAC utilise les listes d'entreprises bénéficiaires des traités modernes pour permettre aux entreprises autochtones d'être admissibles à des marchés dans le cadre de la SAEA.

Quelles sont les raisons pour lesquelles une entreprise peut être retirée du REA?

SAC doit respecter la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Loi sur l'accès à l'information, et ne peut donc pas divulguer les raisons du retrait d'une entreprise. Plus précisément, SAC est tenu de protéger les renseignements de tiers « qui comprennent des renseignements liés à des secrets industriels, des renseignements financiers, commerciaux, scientifiques ou techniques » qui pourraient entraîner des pertes ou des profits financiers importants ou porter préjudice à la position concurrentielle; qui pourraient nuire à la négociation de marchés (Loi sur l'accès à l'information, paragraphe 20(1)).

Généralement, une entreprise peut être retirée du REA si SAC n'est pas en mesure de vérifier qu'elle respecte les critères d'admissibilité.

Une entreprise peut également être retirée si un fournisseur est exclu ou suspendu par le Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, Bureau dont le mandat consiste à renforcer l'intégrité et la surveillance de la procédure de passation des marchés afin de garantir que le Canada ne passe pas de marchés avec des fournisseurs préoccupants.

Le fait d'être inscrit au REA signifie-t-il qu'une entreprise recevra des contrats?

Si une entreprise est inscrite au REA, c'est qu'elle est considérée comme une entreprise autochtone selon les critères d'admissibilité au REA. L'inscription au REA ne garantit pas que l'entreprise recevra des contrats réservés aux entreprises autochtones, car la majorité des contrats liés à la SAEA, à l'instar des contrats non liés à la SAEA, sont des contrats concurrentiels.

Les entreprises inscrites au REA peuvent-elles recevoir des contrats fédéraux qui ne sont pas réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Oui, les entreprises inscrites au REA participent régulièrement à des processus concurrentiels pour remporter des contrats qui n'ont pas été réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, et elles se voient attribuer de tels contrats. Ces contrats sont pris en compte dans l'atteinte de la cible minimale obligatoire de 5 % fixé par le gouvernement. Au cours de l'exercice 2022-2023 (première année où les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC concernant l'atteinte de la cible minimale obligatoire d'approvisionnement de 5 % auprès des Autochtones), environ la moitié de la valeur des contrats du gouvernement du Canada attribués à des entreprises autochtones était liée à des marchés autres que ceux réservés dans le cadre de la SAEA.

Situation actuelle

SAC continue d'impliquer activement les partenaires autochtones dans l'élaboration d'une nouvelle Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, qui améliorera les politiques, les garanties et les processus en matière d'approvisionnement pour les entreprises autochtones.

Un élément principal de ce travail de collaboration est la détermination d'une voie à suivre pour transférer l'administration du REA aux partenaires autochtones, de sorte que les peuples autochtones déterminent ce qui constitue une entreprise autochtone.

À l'heure actuelle, SAC continue de tenir à jour le REA, et les responsables des marchés publics du gouvernement du Canada peuvent se fier à ce répertoire et aux listes des entreprises bénéficiaires des traités modernes pour identifier les entreprises autochtones susceptibles de répondre aux besoins en matière d'achats.

5. Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Messages clés

  • La Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones réserve (ou limite) les appels d'offres aux entreprises autochtones dans les procédures d'approvisionnement fédéral. Les contrats réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones sont un moyen pour les ministères et les organismes d'aider les entreprises autochtones à se développer. L'approvisionnement a un effet positif direct sur les Autochtones propriétaires de l'entreprise et un impact socioéconomique positif indirect sur les communautés plus larges.
  • Pour être admissibles à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, les entreprises doivent être détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones et, lorsque des contrats sont réservés aux entreprises autochtones, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par l'entrepreneur autochtone ou une combinaison de l'entrepreneur principal et de sous-traitants autochtones.

Contexte

La Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA) réserve (ou limite) la participation aux marchés fédéraux pour des biens, des services ou des travaux de construction aux entreprises autochtones, conformément aux critères d'admissibilité de la SAEA.

Les responsables de l'approvisionnement de chaque ministère et organisme du gouvernement du Canada sont tenus d'utiliser des marchés réservés dans le cadre de la SAEA dans les cas où les approvisionnements sont destinés à une région où les Autochtones représentent au moins 51 % de la population ou où la population autochtone sera le bénéficiaire du bien, du service ou de la construction, et lorsqu'il n'y a pas de conflit avec les obligations d'approvisionnement prévues par les traités modernes. Les responsables de l'approvisionnement du gouvernement du Canada peuvent aussi recourir à des marchés réservés dans le cadre de la SAEA de manière volontaire dans le cadre des processus d'approvisionnement réguliers.

Le critère de contenu autochtone exige qu'au moins 33 % de la valeur totale du travail effectué dans le cadre d'un contrat de la SAEA soit réalisé par l'entreprise autochtone qui a obtenu le contrat ou par une combinaison de cette entreprise et d'autres entreprises (telles que les sous-traitants) qui satisfont également au critère de propriété et de contrôle autochtone de 51 %.

Quelles sont les entreprises qui peuvent prétendre à des contrats dans le cadre de la SAEA?

Pour pouvoir prétendre à un contrat en vertu de la SAEA, une entreprise autochtone doit satisfaire aux exigences de la SAEA, c'est-à-dire être détenue et contrôlée à 51 % par des Autochtones, et démontrer sa capacité à respecter l'exigence de 33 % de contenu autochtone tout au long de la durée du contrat. En outre, une entreprise autochtone doit être activement inscrite sur la liste du REA ou sur une liste d'entreprises signataires d'un traité moderne au moment de l'attribution du contrat.

Comment les coentreprises fonctionnent-elles dans le contexte de la SAEA?

Les coentreprises sont un moyen pour les entreprises autochtones de renforcer leurs capacités et de bénéficier d'un transfert de compétences et de connaissances. Les coentreprises contrôlées par des Autochtones peuvent répondre à des appels d'offres réservés aux entreprises autochtones, pour autant qu'elles continuent de satisfaire aux critères de la SAEA, à savoir 51 % de propriété et de contrôle autochtones, et qu'elles respectent le critère de 33 % de contenu autochtone pendant toute la durée du contrat.

Quelle est l'histoire derrière la SAEA?

En 1995, le Cabinet a approuvé les critères d'admissibilité pour la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. La SAEA a été lancée en 1996 et, depuis lors, elle soutient les entreprises autochtones dans le cadre de la procédure d'approvisionnement fédéral. Entre 2018 et 2021, le gouvernement du Canada a tenu des consultations avec les entreprises autochtones, et des modifications mineures ont été apportées en 2021 pour refléter ce que nous avons entendu lors de ces consultations. Depuis 2021, d'importants engagements ont été pris concernant une éventuelle transformation du programme dans le cadre du mandat de 2021 visant à élaborer une stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. * Voir la section sur les réformes pour les renseignements les plus récents.

6. Réformes de la Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Messages clés

  • En 2021, SAC a mis en place un processus quinquennal visant à impliquer des partenaires et à élaborer conjointement une Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones afin d'améliorer les politiques et les programmes existants dans ce domaine.
  • Ce processus quinquennal est en cours. SAC est activement à l'écoute des conseils et de l'expérience des partenaires autochtones.
  • Un élément principal de ce travail de collaboration est la détermination d'une voie à suivre pour transférer l'administration du REA aux partenaires autochtones, de sorte que les peuples autochtones déterminent ce qui constitue une entreprise autochtone.

Contexte

SAC continue de travailler avec les partenaires autochtones dans l'élaboration d'une nouvelle Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (STAEA), qui améliorera les politiques et les processus en matière d'approvisionnement pour les entreprises autochtones.

Un élément principal de ce travail de collaboration est la détermination d'une voie à suivre pour transférer l'administration du REA aux partenaires autochtones, de sorte que les peuples autochtones déterminent ce qui constitue une entreprise autochtone.

Le travail de SAC sur une STAEA est conforme aux principes d'autodétermination énoncés dans le cadre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Quelles sont précisément les réformes envisagées?

Les discussions aux réunions d'élaboration conjointe se sont concentrées sur les priorités suivantes :

  1. Transférer la fonction de définition et de vérification d'une entreprise autochtone aux Autochtones et mettre fin aux activités du Répertoire des entreprises autochtones géré par SAC;
  2. Modifier les exigences actuelles de la politique d'approvisionnement, afin de supprimer les marchés réservés nationaux complexes et de mettre en place des options pour des appels d'offres limités à l'échelle locale et régionale. Aussi, mettre en place des exigences obligatoires visant l'inclusion de plans de participation des Autochtones dans les contrats (tels que les attentes en matière d'emploi, de formation ou de sous-traitance).
  3. Continuer à élaborer conjointement des options telles qu'un portail en ligne à guichet unique permettant de rassembler et de diffuser des renseignements vérifiés sur les entreprises fournis par des organisations autochtones reconnues et divers types de listes d'entreprises (géré à l'extérieur du gouvernement).
  4. Simplifier tous les processus d'approvisionnement; il s'agit notamment d'intégrer davantage de lignes directrices pour soutenir les entreprises autochtones, comme des services personnalisés et des mécanismes de recours pour les entreprises autochtones qui travaillent avec le gouvernement.
  5. Élaborer des stratégies de mise en œuvre provisoires afin de faciliter la transition vers les nouveaux processus et politiques pour les responsables des approvisionnements. Il s'agit notamment de fournir un catalogue de liens directs vers les listes d'entreprises existantes sur le site web de SAC et de mettre à jour les processus d'approvisionnement et les orientations sur les pratiques exemplaires en matière de mobilisation et de plans de participation des Autochtones jusqu'à ce que l'élaboration conjointe des changements stratégiques plus vastes et du portail à guichet unique soit achevée.

D'autres questions clés ont été soulevées lors de la table d'élaboration conjointe et d'autres consultations, notamment des concepts comme la possibilité d'appuyer une organisation des Premières Nations chargée de l'approvisionnement, l'adoption de nouvelles définitions pour caractériser les entreprises autochtones et le développement d'une source unique faisant autorité pour regrouper les listes d'entreprises, et ce, en utilisant les renseignements recueillis par les organisations autochtones. Toutefois, aucun consensus clair ne s'est dégagé sur ces questions, et il convient de poursuivre les discussions (notamment en se fondant sur les distinctions, auprès des dirigeants des Premières Nations, des Inuit et des Métis).

Quels sont les partenaires autochtones avec lesquels SAC travaille sur la transformation?

SAC a financé 30 organisations autochtones nationale, organisations de développement économique des Autochtones et organisations régionales, et il a travaillé en étroite collaboration avec elles dans le cadre de ces réformes. Parmi ces partenaires figurent l'Association nationale des sociétés autochtones de financement (ANSAF), le Conseil canadien pour l'entreprise autochtone (CCEA), l'Assemblée des Premières Nations (APN), le Ralliement national des Métis (RNM) et l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK).

En tant que table d'élaboration conjointe, les membres se sont réunis pour la première fois en avril 2024, puis en mai, en juin et en septembre (parfois en ligne, parfois en personne). La table a été modifié et relancée avec 30 membres pour travailler à d'élaboration conjointe en fonction du mandat fourni par le gouvernement en 2021 (élaborer conjointement des plans de mise en œuvre et poursuivre la transformation des politiques et des programmes liés à l'approvisionnement auprès d'entreprises autochtones).

Au cours des deux dernières années, SAC, soutenu par diverses organisations autochtones régionales et nationales, a organisé plus de cinquante (50) consultations et séances de renforcement des relations. Ces différentes séances ont permis d'impliquer environ cinq cent cinquante (550) organisations autochtones nationales, entreprises autochtones, responsables et organisations de développement économique autochtones, dirigeants autochtones et institutions financières autochtones.

Outre ces engagements, SAC a également financé des initiatives de recherche et de renforcement des capacités avec le Conseil canadien pour l'entreprise autochtone (CCEA), le Conseil pour l'avancement des agents de développement autochtones (CAADA) et l'Autorité financière des Premières Nations (AFPN). Ces derniers ont mené des recherches et développé des validations de principe pour démontrer les possibilités de transformation dans le domaine de l'approvisionnement. Par exemple, l'AFPN a développé des recherches et des projets pilotes liés à la caution de soumission, le CAADA a élaboré des validations de principe pour l'intégration des données commerciales du guichet unique et le CCEA a mené son initiative de changement de l'offre.

SAC a conclu une convention de financement avec l'APN en décembre 2022 afin de soutenir sa participation et ses recherches en matière d'approvisionnement et de développement économique. Le personnel de l'APN a également participé aux réunions du groupe d'élaboration conjointe de la STAEA tout au long de l'année 2024.

Statut actuel

SAC continue de collaborer avec des organisations et des entreprises autochtones dans le cadre des réunions du groupe d'élaboration conjointe, des mécanismes bilatéraux permanents et des réunions régulières avec les organisations autochtones nationales et les organisations économiques autochtones nationales. SAC poursuit l'examen des propositions de réforme et d'élaboration conjointe dans le cadre de sa stratégie de réconciliation économique jusqu'à l'automne 2024.

7. En quoi consiste l'objectif de 5 %?

Messages clés

  • En août 2021, le gouvernement du Canada a annoncé la mise en place d'une obligation pour les ministères et organismes fédéraux de veiller à ce qu'un minimum de 5 % de la valeur totale des contrats soit attribué à des entreprises autochtones chaque année.
  • Au cours de l'exercice 2022-2023, le gouvernement du Canada a accordé plus de 1,6 milliard de dollars de contrats à des entreprises autochtones. Ce montant représente 6,27 % de la valeur de tous les contrats fédéraux attribués au cours de l'exercice 2022-2023.
  • La cible du 5 % vise tous les marchés fédéraux conclus avec des entreprises autochtones détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones. Il s'agit notamment des appels d'offres limités pour un marché réservé dans le cadre de la SAEA, des contrats remportés lors d'appels d'offres ouverts, des contrats conclus avec des entreprises bénéficiaires de traités modernes et d'autres contrats, tels que les contrats de sous-traitance, lorsqu'il est possible d'en assurer le suivi.
  • Il est important de noter qu'il s'agit d'un seuil et non d'un plafond. Les ministères sont encouragés à dépasser 5 %, comme l'a fait SAC pour l'exercice 2022-2023. SAC a attribué 17,68 % de la valeur de ses contrats à des entreprises autochtones.

Contexte

L'objectif obligatoire de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones du gouvernement du Canada exige que tous les ministères et organismes fédéraux veillent à ce que, d'ici à la fin de l'exercice 2024-2025, un minimum de 5 % de la valeur totale des contrats soit détenu par des entreprises autochtones.

Les peuples autochtones au Canada représentent environ 5 % de l'ensemble de la population canadienne; cependant, ils se sont toujours vu attribuer un pourcentage inférieur de contrats fédéraux. L'objectif de 5 % a été fixé en fonction de cette population et vise à tirer parti des dépenses publiques pour favoriser la croissance des entreprises autochtones et améliorer les conditions socioéconomiques des communautés autochtones.

Comment détermine-t-on qu'une entreprise est autochtone pour l'atteinte de l'objectif obligatoire de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Aux fins de l'objectif de 5 %, une entreprise autochtone est définie comme étant détenue et contrôlée au moins à 51 % par des Autochtones et présentant au moins l'une des caractéristiques suivantes :

  • détenue et gérée par des Aînés, des conseils de bande et des conseils tribaux;
  • inscrite au Répertoire des entreprises autochtones du gouvernement du Canada;
  • inscrite sur une liste d'entreprises bénéficiaires d'un traité moderne.

Quels contrats sont pris en compte dans l'atteinte de la cible minimale obligatoire de 5 %?

Tout contrat ou sous-contrat attribué à une entreprise qui répond à la définition ci-dessus peut être pris en compte dans l'atteinte de la cible minimale de 5 %. Il peut s'agir de divers mécanismes d'approvisionnement, comme :

  • marchés attribués dans le cadre des marchés réservés de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA);
  • marchés attribués aux bénéficiaires d'un traité moderne pour satisfaire aux obligations en matière d'approvisionnement des traités modernes applicables;
  • marchés attribués aux entreprises autochtones enregistrées dans le Répertoire des entreprises autochtones (REA) ou à un bénéficiaire d'un traité moderne;
  • autres types de possibilités de marchés que les ministères peuvent suivre et qui répondent aux mêmes critères pour les entreprises autochtones, par exemple les possibilités de sous-traitance accordées aux entreprises autochtones ou les contrats qui ont été conclus au moyen d'une carte d'achat d'une valeur maximale de 10 000 $.

Les ministères sont chargés d'assurer le suivi de leurs contrats et de vérifier que les fournisseurs satisfont aux critères applicables aux entreprises autochtones avant de demander l'approbation de leurs administrateurs généraux et de les soumettre à SAC.

Comment calcule-t-on la valeur totale des marchés accordés aux entreprises autochtones?

Le pourcentage est déterminé par chaque ministère. Les ministères calculent la valeur totale des contrats attribués aux entreprises autochtones au cours de l'exercice financier (A) divisée par la valeur totale de tous les contrats attribués au cours de l'exercice financier (B) moins les exceptions approuvées par l'administrateur général (C) pour cet exercice financier, et en multipliant le résultat par 100. Ce chiffre est utilisé pour mesurer les résultats et les plans visant à atteindre l'objectif minimal de 5 %.

Formule : A/(B-C)×100 %

Ces renseignements sont approuvés par les administrateurs généraux et soumis à SAC pour être compilés dans des rapports publics publiés chaque année.

Quels sont les résultats à ce jour de l'objectif obligatoire minimal de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Les données pour l'exercice 2022-2023 (la première année où les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC dans le cadre de l'objectif minimal obligatoire de 5 % pour l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones) sont accessibles au public sur le portail Gouvernement ouvert dans le rapport en ligne sur la cible minimale obligatoire de 5 % pour l'exercice de 2022 à 2023. Au cours de l'exercice 2022-2023, des contrats d'une valeur de 1,6 milliard de dollars ont été attribués à des entreprises autochtones. Ce montant représente 6,27 % de la valeur de tous les contrats fédéraux attribués au cours de cet exercice.

Étant donné que l'exercice 2022-2023 était le premier exercice pour lequel les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC dans le cadre de l'objectif minimal obligatoire de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, SAC ne dispose pas de données sur la valeur totale des contrats attribués à des entreprises autochtones pour les autres exercices.

Conformément à la Directive sur la gestion de l'approvisionnement, SAC doit publier des données à l'échelle du gouvernement sur l'objectif minimal obligatoire de 5 % d'approvisionnement autochtone dans les 12 mois suivants la fin de l'exercice financier.

Certains partenaires autochtones ont critiqué les résultats obtenus par rapport à l'objectif de 5 %, soit 1,6 milliard de dollars en 2022-2023. Les rapports du gouvernement sont-ils exacts?

La méthodologie du gouvernement du Canada est solide et détaillée dans le rapport public sur l'objectif minimal obligatoire de 5 % pour l'exercice 2022-2023. Les rapports sont soumis par chaque ministère à SAC, et signés par leurs sous-ministres. Les responsables du SAC vérifient que les renseignements répondent aux exigences de la politique et collaborent avec les ministères pour les mettre à jour si nécessaire, avant de procéder à une analyse plus approfondie et de publier les résultats. En outre, les données brutes illustrant ces résultats sont publiées sur le portail Gouvernement ouvert.

Situation actuelle

  • Les données pour l'exercice 2022-2023 (la première année où les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC dans le cadre de l'objectif minimal obligatoire de 5 % pour l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones) sont accessibles au public sur le portail Gouvernement ouvert dans le rapport en ligne sur la cible minimale obligatoire de 5 % pour l'exercice de 2022 à 2023. Au cours de l'exercice 2022-2023, des contrats d'une valeur de 1 632 326 114 $ ont été attribués à des entreprises autochtones. Ce montant représente 6,27 % de la valeur de tous les contrats fédéraux attribués au cours de l'exercice 2022-2023.
  • Étant donné que l'exercice 2022-2023 était le premier exercice pour lequel les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC dans le cadre de l'objectif minimal obligatoire de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, SAC ne dispose pas de données sur la valeur totale des contrats attribués à des entreprises autochtones pour les autres exercices.
  • SAC recueille actuellement les rapports sur l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones approuvés par les sous-ministres pour 2023-2024, auprès de 96 ministères et organismes. Ces informations sont attendues pour novembre 2024. Conformément à la Directive sur la gestion de l'approvisionnement, SAC publiera des données à l'échelle du gouvernement sur l'objectif minimal obligatoire de 5 % d'approvisionnement autochtone dans les 12 mois suivants la fin de l'exercice financier.

8. Rôles et responsabilités

Messages clés

  • Services aux Autochtones Canada joue un rôle consultatif et administratif dans la mise en œuvre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
  • Chaque ministère et organisme est responsable des contrats qu'il attribue et doit notamment s'assurer que l'entrepreneur respecte les exigences de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

Contexte

Quel est le rôle de Services aux Autochtones Canada en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Le rôle de Services aux Autochtones Canada est de :

  • inscrire les entreprises autochtones au REA, valider leur inscription et assurer la fonction de vérification, y compris les vérifications préalables et postérieures à l'attribution, et les vérifications discrétionnaires;
  • diriger l'élaboration de nouvelles mesures et orientations concernant la SAEA;
  • diriger la coordination, la sensibilisation et la prise de conscience de la communauté de l'approvisionnement fédéral et de la communauté des entreprises autochtones;
  • coordonner les plans d'approvisionnement des ministères afin de soutenir les activités de suivi et d'établissement de rapports;
  • agir en tant que point de contact pour des conseils au sujet de la SAEA et son interprétation;
  • consolider les résultats obtenus par les ministères pour l'atteinte de l'objectif minimal de 5 % et en rendre compte publiquement chaque année;
  • mener une mobilisation et des consultations véritables, accessibles aux partenaires autochtones et à la communauté d'approvisionnement fédéral, en vue d'une stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones à long terme.

Quel est le rôle du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Le rôle du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) du Canada est de :

  • soutenir SAC dans l'élaboration de nouvelles mesures et orientations concernant la SAEA;
  • soutenir SPAC dans l'offre de conseils stratégiques sur l'approvisionnement complexe et les cas qui nécessitent l'approbation du Conseil du Trésor;
  • établir des exigences en matière de rapports afin de publier des informations trimestrielles sur le portail Gouvernement ouvert pour garantir la transparence et la responsabilité;
  • soutenir SAC dans l'élaboration de formations et d'outils obligatoires à l'échelle du gouvernement pour les fonctionnaires fédéraux;
  • fournir une expertise en matière de rapports sur la Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones à long terme avec les partenaires autochtones et les entreprises canadiennes.

Quel est le rôle de Services publics et Approvisionnement Canada en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Le rôle de Services publics et Approvisionnement Canada est de :

  • soutenir SAC dans l'élaboration de nouvelles mesures et orientations relatives à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, y compris l'application de la pondération et de l'évaluation des plans de participation des Autochtones;
  • en collaboration avec SAC, coordonner les activités de sensibilisation des entreprises autochtones à la procédure d'approvisionnement du gouvernement fédéral;
  • coordonner la sensibilisation auprès de la communauté de l'approvisionnement fédéral;
  • développer des offres permanentes et des arrangements en matière d'approvisionnement pour stimuler le développement autochtone pour les principaux biens et services;
  • rédiger ou mettre à jour les clauses contractuelles sur la base des orientations de SAC;
  • en collaboration avec SAC, travailler avec les partenaires autochtones pour cerner, réduire et éliminer les obstacles à l'approvisionnement fédéral;
  • fournir une expertise opérationnelle sur la Stratégie de transformation de l'approvisionnement à long terme avec les partenaires autochtones et les entreprises canadiennes.

Quel est le rôle de SAC dans la mise en œuvre de l'objectif de 5 %?

Conformément à la Directive sur la gestion de l'approvisionnement, les 96 ministères et organismes figurant dans les annexes chiffre romain 1, chiffre romain 1.1. et II sont tenus de soumettre à SAC des rapports sur leur rendement par rapport à l'objectif minimal obligatoire de 5 % en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

Sur la base des données reçues des ministères et des organismes, un rapport sur le rendement de l'ensemble du gouvernement par rapport à l'objectif minimal obligatoire pour l'année 2022-2023 a été publié sur le site Web Gouvernement ouvert en mars 2024.

Conformément à la Directive sur la gestion de l'approvisionnement, SAC est également responsable de l'envoi d'une lettre d'appel annuelle aux administrateurs généraux pour leur rappeler de soumettre des plans en matière d'approvisionnement précisant comment ils comptent atteindre l'objectif minimal obligatoire pour l'exercice suivant et de la publication des données sur le rendement de l'ensemble du gouvernement par rapport à l'objectif minimal obligatoire dans les 12 mois qui suivent la fin de l'exercice.

Ces données de planification indiquent non seulement les domaines dans lesquels un besoin d'approvisionnement autochtone est prévu, mais aussi les domaines dans lesquels des lacunes ont été observées au niveau des capacités des entreprises autochtones.

La prévention de la fraude fait-elle partie du rôle de SPAC? Fait-elle partie des activités de SAC en matière d'approvisionnement autochtone?

Chaque ministère et organisme, y compris SAC, a un rôle important à jouer dans la prévention de la fraude.

Si SAC soupçonne qu'une entreprise a commis une fraude, le Ministère prendra toutes les mesures nécessaires, y compris le signalement de la fraude présumée aux autorités chargées de l'application de la loi.

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) joue un rôle important dans la prévention de la fraude et la sauvegarde de l'intégrité de l'ensemble de l'approvisionnement fédéral. Ce rôle n'est pas propre aux contrats réservés dans le cadre de la SAEA. Le Ministère dispose d'un cadre en matière de lois, de règlements, de politiques, de programmes et de services pour prévenir, détecter et répondre à d'éventuels actes répréhensibles. En mai 2024, SPAC a annoncé la création du Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs afin de renforcer l'intégrité et la surveillance du processus d'approvisionnement et de veiller à ce que le Canada ne conclue pas de contrats avec des fournisseurs préoccupants. SPAC dispose également d'une politique révisée en matière d'inadmissibilité et de suspension qui est entrée en vigueur en mai 2024.

9. Vérifications et conformité

Messages clés

  • Les vérifications de la conformité sont l'un des moyens utilisés par SAC pour s'assurer que les entreprises qui exécutent les contrats attribués dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones respectent les critères de cette politique.
  • Il existe trois principaux types de vérifications réalisées dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
    1. Vérifications antérieures
    2. Vérifications postérieures
    3. Vérifications discrétionnaires
  • L'activité de vérification est souvent menée par des vérificateurs d'entreprise tiers qui examinent les informations commerciales en fonction des critères d'admissibilité au programme.
  • Les autorités contractantes (ministères) sont chargées de gérer les modalités contractuelles et de veiller au respect des exigences des contrats et des politiques. Les vérifications sont une mesure supplémentaire qui peut être appliquée par SAC pour renforcer l'intégrité du programme.

Contexte

Lorsqu'un ministère demandeur informe SAC qu'un contrat d'une valeur égale ou supérieure à 2 millions de dollars sera octroyé dans le cadre de la SAEA, SAC effectue des vérifications antérieures obligatoires pour s'assurer que l'entreprise satisfait aux critères de propriété et de contrôle; toutefois, des vérifications antérieures peuvent être effectuées pour des contrats inférieurs à 2 millions de dollars lorsque le ministère demandeur, l'autorité contractante ou SAC en détermine la nécessité.

Une entreprise qui remporte un contrat réservé dans le cadre de la SAEA certifiera dans son offre qu'elle respectera l'exigence de 33 % de contenu autochtone tout au long du contrat. Cette exigence est incorporée dans les modalités du contrat. Le ministère demandeur est chargé de contrôler le respect des conditions contractuelles, notamment en ce qui concerne la propriété, le contrôle et la participation des Autochtones, conformément aux modalités du contrat.

Les vérifications postérieures peuvent être réalisées une fois le contrat achevé. Elles vérifient que l'entrepreneur a respecté les critères de la SAEA pendant toute la durée du contrat, y compris les critères relatifs au 33 % de contenu. Les vérifications postérieures constituent un niveau supplémentaire de contrôle de la conformité et doivent être demandées par le ministère demandeur lorsqu'il soupçonne que les exigences de la SAEA n'ont pas été respectées tout au long de la période de livraison.

Une vérification de la conformité peut également être effectuée sur une base discrétionnaire. Elle n'est liée à aucune exigence préalable ou postérieure à l'attribution d'un contrat. L'objectif de la vérification de la conformité est d'assurer l'intégrité du REA en garantissant que les entreprises inscrites au REA respectent les exigences de la SAEA.

Quel pourcentage des contrats octroyés dans le cadre de la SAEA pourrait faire l'objet d'une vérification antérieure? Faut-il procéder à des vérifications antérieures pour tous les contrats octroyés dans le cadre de la SAEA?

Tous les contrats octroyés dans le cadre de la SAEA pourraient faire l'objet d'une vérification antérieure. Toutefois, le gouvernement du Canada adopte une approche fondée sur le risque pour les vérifications antérieures. Tout comme le gouvernement du Canada pourrait procéder à un audit de chaque déclaration de revenus produite, le gouvernement pourrait théoriquement effectuer une vérification antérieure pour chaque contrat attribué dans le cadre de la SAEA. Cela serait toutefois inutile, très coûteux et punirait involontairement les entreprises autochtones en ralentissant le processus d'approvisionnement. Bien que ces vérifications soient requises pour tout contrat supérieur à 2 millions de dollars faisant appel à un marché réservé prévu dans le cadre de la SAEA, SAC compte sur les ministères pour en faire la demande.

À quelle fréquence doit-on effectuer des vérifications?

Des vérifications de l'admissibilité au Répertoire des entreprises autochtones (exigence de propriété et de contrôle autochtones de 51 %) sont effectuées pour chaque entreprise lorsque celle-ci présente une demande d'inscription au Répertoire des entreprises autochtones (REA). De plus, SAC vérifie tous les deux ans l'admissibilité de chaque entreprise du REA dans le cadre de sa mise à jour continue du répertoire.

Des vérifications sont réalisées au besoin. Plus précisément, des vérifications antérieures sont effectuées lorsque les contrats attribués dans le cadre de la SAEA sont d'une valeur égale ou supérieure à 2 millions de dollars, ou lorsqu'un besoin est déterminé par le ministère demandeur, l'autorité contractante ou SAC.

Les vérifications postérieures constituent un niveau supplémentaire de contrôle de la conformité et sont demandées par le ministère demandeur lorsqu'on soupçonne que les exigences de la SAEA n'ont pas été respectées tout au long de la période de livraison. Des vérifications discrétionnaires sont réalisées au besoin.

Combien d'entreprises ont été retirées du Répertoire des entreprises autochtones depuis décembre 2023?

Sur les 19 vérifications antérieures effectuées depuis décembre 2023, 2 des 14 entreprises vérifiées (14 %) ont été jugées non conformes aux critères d'admissibilité. Ces entreprises ont été retirées du REA.

Les détails des rapports de vérification ne peuvent pas être divulgués, car ils contiennent des renseignements commerciaux de tiers et des renseignements personnels sur les propriétaires d'entreprises.

Des renseignements supplémentaires, y compris des rapports de vérifications réalisés depuis 2021 (dont les données d'identification ont été supprimées), ont été fournis au comité, à la suite de la demande formulée à la comparution de SAC le 24 octobre.

Que se passe-t-il si une entreprise est jugée conforme lors d'une vérification antérieure, mais non conforme lors d'une vérification postérieure?

Il est possible qu'une entreprise soit jugée conforme lors d'une vérification antérieure, mais non conforme lors d'une vérification postérieure, car l'entreprise n'a peut-être pas veillé à respecter l'exigence de contenu autochtone de 33 %. Aussi, il est possible que la propriété ou le contrôle d'une entreprise ait changé au cours d'un contrat. Dans les cas où une entreprise est jugée conforme lors d'une vérification antérieure, mais non conforme lors d'une vérification postérieure, le gouvernement du Canada pourrait procéder de l'une des façons suivantes :

  • retirer le profil de l'entreprise du REA;
  • résilier le dépôt de l'offre;
  • conserver la retenue;
  • exclure l'entreprise de la participation à de futurs marchés réservés;
  • résilier le contrat.

Situation actuelle

Au cours de l'exercice 2023-2024,

  • 798 vérifications de nouvelles entreprises ont été effectuées;
  • 7 vérifications antérieures ont été réalisées.

Depuis 2023,

  • 19 vérifications antérieures ont été réalisées par des vérificateurs de tierces parties;
  • 16 vérifications postérieures par des vérificateurs de tierces parties sont en cours.

10. Coentreprises

Messages clés

  • Environ 2 900 entreprises autochtones sont inscrites au REA. Parmi celles-ci, 111 entreprises sont inscrites en tant que coentreprises. Ces entreprises représentent moins de 4 % des entreprises inscrites au REA.
  • SAC a pris des mesures pour lancer une nouvelle vérification des 111 coentreprises inscrites au REA. Les travaux sont en cours.

Contexte

Qu'est-ce qu'une coentreprise?

Une coentreprise est une entreprise composée d'au moins deux entreprises autochtones ou d'une entreprise autochtone et d'une entreprise non autochtone, à condition que l'entreprise ou les entreprises autochtones détiennent au moins 51 % de la propriété et du contrôle de la coentreprise.

Les types de documents utilisés pour démontrer la conformité sont, entre autres, les suivants :

  • les documents de constitution en société;
  • le registre des actionnaires ou des membres;
  • les ententes de partenariat;
  • les accords de coentreprise;
  • l'enregistrement des noms commerciaux;
  • les arrangements bancaires;
  • les documents de gouvernance;
  • les procès-verbaux des réunions du conseil d'administration et des comités de gestion;
  • d'autres documents juridiques.

Quels sont les avantages d'une coentreprise?

Les avantages des coentreprises peuvent comprendre les suivants :

  • Les entreprises, quelle que soit leur taille, peuvent conclure un accord de coentreprise.
  • Les coentreprises peuvent offrir aux entreprises la possibilité de collaborer et de combiner leurs ressources, leur expertise et leurs réseaux professionnels, ce qui les aide à croître.

Combien de coentreprises figurant dans le Répertoire des entreprises autochtones ont obtenu des contrats?

Selon un examen des renseignements divulgués proactivement au cours des deux dernières années (2023 et 2024) concernant les contrats attribués aux coentreprises, et selon un examen des notifications d'attribution de marché transmises à Services aux Autochtones Canada par les ministères, SAC a pu déterminer qu'au moins 27 des 111 coentreprises inscrites au REA se sont vu attribuer au moins un marché au cours de cette période.

Il est important de noter deux limites à ces informations :

  1. La recherche a été effectuée en fonction de la dénomination sociale exacte, telle qu'elle figure dans le REA. Il est important de noter qu'il y a des problèmes d'intégrité concernant les données divulguées de manière proactive, notamment en raison d'erreurs de saisie par l'utilisateur (il est possible qu'un contrat soit répertorié en fonction d'un nom légèrement différent de la dénomination sociale exacte). Par conséquent, la recherche n'a pas permis d'identifier les contrats pour lesquelles la dénomination sociale n'a pas été consignée telle quelle.
  2. Les ministères sont tenus de signaler à SAC les contrats passés dans le cadre de la SAEA, mais le respect de cette obligation est irrégulier. Il est presque certain que des contrats sont attribués dans le cadre de la SAEA sans que SAC en soit informé. Par conséquent, il y a des problèmes d'intégrité en ce qui concerne les données dont dispose SAC.

Qu'est-ce qu'une société fictive?

Le terme « société fictive » peut signifier différentes choses pour différentes personnes; la définition peut donc être subjective et nuancée.

De manière générale, une société fictive s'entend d'une société où une entité ou un individu non autochtone profite indûment d'une entreprise ou d'un individu autochtone dans le but de bénéficier de marchés ou de politiques d'approvisionnement dont elle n'aurait pas autrement pu bénéficier. Il y a avantage déloyal quand les pratiques ou les arrangements nuisent à une entreprise autochtone ou quand il n'y a pas d'avantages ou de partenariats équitables.

Selon les témoignages recueillis par le Comité OGGO, la majorité des entreprises figurant dans le RAE sont des sociétés fictives. Est-ce vrai?

Les informations présentées par la chef régionale Joanna Bernard au Comité OOGO le 24 septembre ne correspondent pas aux données dont dispose SAC sur les entreprises autochtones vérifiées inscrites au REA. SAC a contacté l'APN pour vérifier la source des données utilisées pour étayer les informations présentées.

L'APN a répondu que le témoignage de la chef régionale se fondait en partie sur le rapport d'enquête conjoint de Global News et de la First Nations University of Canada (FNUniv) publié le 22 août 2024. SAC a contacté la FNUniv pour obtenir plus de renseignements sur les données sources utilisées pour étayer ce rapport.

Le Ministère attend avec impatience de recevoir les preuves disponibles afin que des mesures appropriées puissent être prises.

De plus, SAC a pris des mesures pour lancer une nouvelle vérification des 111 coentreprises inscrites au REA. Les travaux sont en cours.

Une transformation est-elle en cours dans ce domaine?

Compte tenu des commentaires formulés par les partenaires autochtones, ainsi que ceux formulés par les fonctionnaires chargés de superviser l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis, SAC envisage de renforcer les critères d'évaluation des coentreprises dans le cadre des travaux de transformation en cours.

Plus précisément, il pourrait s'agir d'exiger un plan de transfert de compétences et de capacités qui identifierait ce que le partenaire autochtone de la coentreprise espère obtenir de son partenaire commercial non autochtone dans le cadre de la relation. Le plan pourrait notamment préciser comment la coentreprise transférera des capacités à l'entreprise autochtone (p. ex. jalons, rapports annuels) et prévoir une exigence concernant la participation autochtone dans le contrat et les plans (p. ex. exigences en matière d'éducation, de formation et d'emploi pour les populations autochtones).

Une coentreprise est-elle tenue d'employer un certain nombre d'employés autochtones? Dans la négative, pourquoi?

Non. L'emploi autochtone ne fait pas partie de la définition d'une coentreprise ou de tout autre type d'entreprise autochtone.

Rien n'oblige les entreprises autochtones à fonctionner différemment des entreprises non autochtones, y compris en ce qui concerne les personnes qu'elles choisissent d'employer.

11. Non-conformité à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Messages clés

  • Il existe des mesures de protection pour assurer le respect de la SAEA à plusieurs étapes du processus de passation de marchés.

Le respect de la SAEA est assuré tout au long du processus de passation de marchés.

  1. Le vendeur remplit une attestation indiquant que 33 % de la valeur des travaux réalisés dans le cadre du contrat doivent être effectués par une entreprise autochtone.
  2. Les conditions d'un contrat sont transmises aux sous-traitants, ce qui les oblige à prendre le même engagement.
  3. Le ministère qui reçoit le bien, le service ou la construction acquis doit vérifier, tout au long du contrat, que l'exigence de 33 % est respectée.
  4. Deux options de vérification peuvent être utilisées : une vérification discrétionnaire, qui peut être demandée à tout moment, ou une vérification postérieure, qui peut être demandée après l'achèvement du contrat pour vérifier la conformité si l'on craint que l'exigence de 33 % n'ait pas été respectée.

Quelles sont les mesures prises par SAC lorsqu'une entreprise est retirée de la liste parce qu'elle ne respecte pas les critères d'admissibilité de la SAEA?

Lorsque SAC constate qu'une entreprise ne respecte plus les critères d'admissibilité de la SAEA, l'entreprise a la possibilité de remédier à la situation. Si la non-conformité ne peut être corrigée, l'entreprise est retirée du REA et n'est plus admissible aux contrats en vertu de la SAEA. Les autorités contractantes sont informées, au besoin.

De plus, si l'entreprise vérifiée est jugée non conforme au titre de la SAEA, le gouvernement du Canada peut prendre les mesures contractuelles suivantes :

  • résilier le dépôt de l'offre
  • conserver la retenue
  • exclure l'entreprise de la participation à de futurs marchés réservés
  • résilier le contrat.

Si c'est justifié (p. ex. en cas de suspicion de fraude), le cas peut être transmis au Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, où il sera évalué conformément à la Politique d'inadmissibilité et de suspension.

Sur la base de cette évaluation des circonstances particulières de la situation, le registraire d'inadmissibilité et de suspension peut exercer son autorité pour suspendre ou exclure le fournisseur d'une future attribution de contrat par le gouvernement du Canada.

Le gouvernement a-t-il déjà employé l'une de ces quatre mesures dans un cas où une entreprise a été jugée non conforme au titre de la SAEA?

Le gouvernement du Canada doit se conformer à la Loi sur la protection des renseignements personnels et à la Loi sur l'accès à l'information; par conséquent, les renseignements relatifs à des cas précis ne peuvent pas être communiqués. La Loi stipule que le ministère est tenu de protéger les renseignements de tiers « qui comprennent des renseignements liés à des secrets industriels, des renseignements financiers, commerciaux, scientifiques ou techniques »; qui pourraient entraîner des pertes ou des profits financiers importants ou porter préjudice à la position concurrentielle; [et] qui pourraient nuire à la négociation de marchés (Loi sur l'accès à l'information, paragraphe 20(1)).

Pourquoi une entreprise jugée non conforme ne serait-elle pas automatiquement retirée du REA et donc non admissible aux contrats en vertu de la SAEA?

Lorsqu'une entreprise est jugée non conforme à l'exigence de 51 % de propriété et de contrôle et qu'elle n'est plus en mesure de fournir les documents appropriés pour prouver sa conformité, elle est retirée du REA et n'est donc plus admissible aux contrats en vertu de la SAEA; toutefois, si une vérification postérieure montre que l'entrepreneur n'a pas été en mesure de satisfaire à l'exigence de 33 % de contenu. Dans les quelques cas où la non-conformité n'est déterminée qu'une fois le contrat achevé, au moyen d'une vérification postérieure, le ministère demandeur peut prendre des mesures telles que la conservation d'une retenue, la résiliation d'un contrat ou l'exclusion de la participation à de futurs contrats réservés.

12. Sous-traitance et exigence de contenu de 33 % dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Messages clés

  • La sous-traitance peut être un élément important de la chaîne d'approvisionnement : elle peut contribuer à la réalisation de priorités politiques plus larges, y compris la sous-traitance de travaux à des entreprises autochtones.

Contexte

Pour tous les contrats en vertu de la SAEA, le critère de contenu autochtone exige qu'au moins 33 % de la valeur du travail soit réalisé par des entreprises autochtones. La sous-traitance est autorisée dans le cadre des contrats de la SAEA, mais même en cas de sous-traitance, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par une combinaison d'entrepreneurs principaux et de sous-traitants autochtones qui satisfont au critère de 51 % de propriété et de contrôle autochtones.

L'exigence de 33 % de contenu autochtone ne signifie PAS qu'au moins 33 % du personnel de l'entreprise doit être autochtone. Le REA et la SAEA exigent que l'entreprise satisfasse à l'exigence de 51 % de propriété et de contrôle autochtones; toutefois, il n'est pas nécessaire que l'entreprise ait un certain nombre ou un certain pourcentage d'employés autochtones.

Avant les mises à jour apportées à la SAEA en 2021, celle-ci contenait des exigences relatives au personnel autochtone. À la suite des avis reçus des partenaires autochtones lors de discussions tenues en 2018 2019, l'exigence a été supprimée, car elle constituait un obstacle à la croissance globale de certaines entreprises détenues et contrôlées par des Autochtones.

Comment le taux de 33 % de contenu autochtone est-il mesuré?

Lorsqu'un contrat est attribué dans le cadre de la SAEA, l'entrepreneur certifie dans son offre qu'il respectera l'exigence de 33 % de contenu autochtone. En outre, ces exigences en matière de contenu sont intégrées dans les modalités du contrat. Il incombe au ministère demandeur de veiller au respect de ces conditions pendant toute la durée du contrat.

En cas de doute sur le respect du critère de contenu requis pendant la durée du contrat, SAC ou l'autorité contractante peut demander une vérification discrétionnaire.

Les vérifications postérieures constituent une autre mesure de la conformité qui peut être mise en œuvre pour vérifier si l'entreprise autochtone satisfait aux exigences en matière de propriété, de contrôle et de contenu autochtone. Il convient de noter qu'il s'agit d'un outil rarement utilisé; en général, le gouvernement s'en remet à la gestion de cette exigence par le respect des modalités contractuelles.

Assure-t-on un suivi des contrats de sous-traitance?

Les contrats de sous-traitance, découlant de marchés d'acquisition fédéraux, y compris ceux octroyés dans le cadre de la SAEA, ne font pas l'objet d'un suivi. Le lien avec un entrepreneur principal ou une coentreprise gît auprès du ministère.

Le plan de participation des Autochtones (PPA) est une façon d'obtenir une vue d'ensemble des activités qui pourraient faire l'objet de sous-traitance. Le PPA définit, dans le contrat, les exigences précises ou assure un suivi des extrants liés à la participation, à la formation et aux avantages des Autochtones.

Quelle est votre position sur les sociétés fictives? Pensez-vous que ce type de contrat, où un entrepreneur principal autochtone sous-traite l'intégralité du travail à des entreprises non autochtones, devrait être autorisé?

Pour tous les contrats en vertu de la SAEA, le critère de contenu autochtone exige qu'au moins 33 % de la valeur du travail soit réalisé par des entreprises autochtones. La sous-traitance est autorisée dans le cadre des contrats de la SAEA (à moins que les modalités particulières du contrat n'en disposent autrement), mais même en cas de sous-traitance, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par une combinaison de contractants principaux et de sous-traitants autochtones qui satisfont au critère de 51 % de propriété et de contrôle autochtones. On peut ainsi s'assurer que les avantages restent acquis aux entreprises autochtones, comme prévu.

Toutefois, la pratique de la sous-traitance dans l'approvisionnement fédéral en général pourrait représenter une possibilité à explorer davantage pour garantir une meilleure valeur et une meilleure compréhension dans les contrats. Cette situation n'est pas propre à la SAEA.

13. Intégrité des fournisseurs

Messages clés

  • Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la question des entreprises non autochtones qui se font passer pour des entreprises autochtones.
  • La Politique d'inadmissibilité et de suspension de SPAC, qui est entrée en vigueur le 31 mai 2024, permet au gouvernement de suspendre et d'exclure des fournisseurs lorsqu'il a été déterminé qu'ils manquent d'intégrité ou d'honnêteté d'une manière qui affecte directement leur responsabilité actuelle, y compris les fournisseurs qui ont été reconnus coupables d'avoir enfreint le Code de conduite pour l'approvisionnement.

Contexte

Qui est responsable de l'intégrité des fournisseurs?

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) joue un rôle important dans la prévention de la fraude et la sauvegarde de l'intégrité de l'approvisionnement fédéral. Le Ministère dispose d'un cadre de lois, de règlements, de politiques, de programmes et de services pour prévenir et détecter d'éventuels actes répréhensibles et pour intervenir, s'il y a lieu. En mai 2024, SPAC a annoncé la création du Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs afin de renforcer l'intégrité et la surveillance du processus d'approvisionnement et de veiller à ce que le Canada ne conclue pas de contrats avec des fournisseurs préoccupants. SPAC dispose également d'une politique révisée en matière d'inadmissibilité et de suspension qui est entrée en vigueur en mai 2024.

Si c'est justifié, le cas peut être transmis au Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, où il sera évalué conformément à la Politique d'inadmissibilité et de suspension.

Quelles mesures prend le gouvernement du Canada à l'égard des entreprises non autochtones qui se font passer pour des entreprises autochtones?

Si le comportement d'un fournisseur témoigne d'un manque d'intégrité ou d'honnêteté de la part de l'entreprise et remet en question sa responsabilité actuelle, le Ministère peut renvoyer le cas au Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, qui évaluera le cas dans le cadre de la Politique d'inadmissibilité et de suspension.

Selon l'évaluation des circonstances particulières de la situation, le registraire d'inadmissibilité et de suspension peut exercer ses pouvoirs pour suspendre ou exclure le fournisseur d'une future attribution de contrat par le gouvernement du Canada.

Situation actuelle

SAC continue de mobiliser activement les partenaires autochtones pour élaborer conjointement une nouvelle stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, qui améliorera les politiques, les garanties et les processus en matière d'approvisionnement pour les entreprises autochtones.

Les responsables de SAC collaborent avec SPAC et le Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs pour mettre au point des processus de divulgation des cas soupçonnés de fraude ainsi que des processus d'intervention efficaces dans le cadre d'efforts à long terme visant à transformer les politiques d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones pour le gouvernement du Canada.

14. Prévention de la fraude

Messages clés

  • Chaque ministère et organisme, y compris SAC, a un rôle important à jouer dans la prévention de la fraude. Si SAC soupçonne qu'une entreprise a commis une fraude, le Ministère prendra toutes les mesures nécessaires, y compris le signalement de la fraude présumée aux autorités chargées de l'application de la loi.
  • Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) joue un rôle majeur dans la prévention et la détection de la fraude et dans l'intervention en cas de fraude afin de sauvegarder l'intégrité des marchés publics fédéraux. En mai 2024, SPAC a annoncé la création du Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs afin de renforcer l'intégrité et la surveillance du processus d'approvisionnement et de veiller à ce que le Canada ne conclue pas de contrats avec des fournisseurs préoccupants.

Contexte

Non-conformité

Dans les cas où une entreprise est jugée non conforme aux critères d'admissibilité de la SAEA, le gouvernement du Canada pourrait prendre l'une ou l'autre des mesures suivantes :

  • retirer le profil de l'entreprise du REA;
  • résilier le dépôt de l'offre;
  • conserver la retenue;
  • exclure l'entreprise de la participation à de futurs marchés réservés;
  • résilier le contrat.

Quelles mesures prend le gouvernement du Canada à l'égard des entreprises non autochtones qui se font passer pour des entreprises autochtones ou qui se comportent de manière frauduleuse?

Si le comportement d'un fournisseur témoigne d'un manque d'intégrité ou d'honnêteté de la part de l'entreprise et remet en question sa responsabilité actuelle, le Ministère peut renvoyer le cas au Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, qui évaluera le cas dans le cadre de la Politique d'inadmissibilité et de suspension.

Selon l'évaluation des circonstances particulières de la situation, le registraire d'inadmissibilité et de suspension peut exercer ses pouvoirs pour suspendre ou exclure le fournisseur d'une future attribution de contrat par le gouvernement du Canada.

Si SAC ou le ministère demandeur soupçonne que l'entreprise a commis une fraude, SAC et le ministère demandeur le signaleront aux autorités chargées de l'application de la loi.

Les conditions propres à chaque contrat déterminent si des sanctions financières peuvent être imposées, si elles sont justifiées (par exemple, en cas de suspicion de fraude ou de vol). Les contrats sont gérés par les autorités contractantes au cas par cas.

SAC sait que SPAC a, en fait, transmis à la GRC plusieurs cas de vol de temps par des sous-traitants (par exemple, des sous-traitants facturant plusieurs ministères pour les mêmes heures ou le même travail). Là encore, ces questions sont gérées par les autorités contractantes conformément aux modalités des contrats.

Les responsables de SAC collaborent avec SPAC et le Bureau de l'intégrité des fournisseurs pour mettre au point des processus de divulgation des cas soupçonnés de fraude ainsi que des processus d'intervention efficaces dans le cadre d'efforts à long terme visant à transformer les politiques d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones pour le gouvernement du Canada.

15. Possibilité d'examen par le Bureau du vérificateur général

Messages clés

  • Le Bureau du vérificateur général a confirmé que l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones fait maintenant partie de son plan d'audit de 2026.
  • Services aux Autochtones Canada se conformera entièrement aux travaux du Bureau du vérificateur général sur l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, au besoin.
  • Le Ministère accepte les principales conclusions du rapport d'évaluation de Services aux Autochtones Canada et a commencé à mettre en œuvre les recommandations énoncées dans la réponse de la direction et plan d'action.

Contexte

En septembre 2024, les médias ont rapporté que l'Assemblée des Premières Nations, le Conseil tribal de la Nation algonquine Anishinabeg et l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador ont demandé à la vérificatrice générale du Canada de procéder à un audit de la SAEA et du REA. Les médias ont cité un porte-parole de la vérificatrice générale du Canada qui a déclaré que le bureau était en train d'évaluer la demande.

Le 22 octobre 2024, les médias ont rapporté que la vérificatrice générale du Canada avait confirmé à la Chambre des communes que son bureau allait procéder à un audit complet de tous les contrats attribués à GC Strategies. GC Strategies n'est pas une entreprise autochtone. Elle n'a jamais été inscrite au REA et n'a jamais reçu de contrat réservé dans le cadre de la SAEA. Cette entreprise a été inscrite au REA par le passé dans le cadre d'une coentreprise avec Dalian inc., mais a été retirée du REA en décembre 2023.

De 2021 à 2023, la Direction de l'évaluation de SAC a entrepris une évaluation du programme Développement de l'entrepreneuriat et des entreprises autochtones, couvrant la période de cinq ans allant de 2015-2016 à 2020-2021. Ce programme se compose de trois sous-programmes complémentaires qui soutiennent les entrepreneurs autochtones au Canada : Accès au capital, Accès aux possibilités d'affaires et Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. L'évaluation a porté sur la pertinence, l'efficacité et l'efficience des programmes. L'évaluation a donné lieu à cinq recommandations. L'évaluation a recommandé que SAC invite les partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis à explorer les possibilités de transfert de l'ensemble du programme Développement de l'entrepreneuriat et des entreprises autochtones, y compris le Répertoire des entreprises autochtones.

L'évaluation recommandait également que SAC normalise le rôle de coordonnateur de la SAEA et fournisse un soutien centralisé continu au réseau de coordonnateurs de la SAEA.

Situation actuelle

  • Le 13 novembre 2024, le Bureau du vérificateur général du Canada a informé l'équipe d'audit de SAC que l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones fait partie de son plan d'audit de 2026.
  • Le Ministère accepte les principales conclusions du rapport d'évaluation de SAC et a commencé à mettre en œuvre les recommandations énoncées dans la réponse de la direction et plan d'action. Les recommandations ont été partiellement mises en œuvre et le travail se poursuit. Ces actions sont détaillées dans la réponse de la direction et plan d'action.
  • Les services de vérification et d'assurance de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord entreprendront un audit de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones couvrant la période du 1er avril 2022 au 31 mars 2024. Cet audit devrait être achevé d'ici mai 2025.

16. Listes des traités modernes

Messages clés

  • Le respect des obligations en matière d'approvisionnement découlant des traités modernes est l'un des moyens par lesquels le gouvernement du Canada soutient l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
  • Les listes d'entreprises des traités modernes sont constituées d'entreprises autochtones situées dans la région d'un traité moderne, telles que vérifiées par le signataire du traité moderne.

Contexte

Les traités modernes détaillent souvent les obligations en matière d'approvisionnement que la Couronne doit respecter. Le respect de ces obligations est l'un des moyens par lesquels le gouvernement du Canada soutient l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. Il peut s'agir, par exemple, d'un droit de premier refus pour les entreprises détenues par des bénéficiaires du traité moderne, ou de l'obligation de limiter les appels d'offres aux entreprises détenues par un bénéficiaire du traité moderne.

Les détenteurs de droits issus de traités modernes peuvent élaborer et tenir à jour des listes d'entreprises autochtones dans la zone touchée par ce traité moderne. Une entreprise figurant sur une liste du traité moderne peut bénéficier de contrats réservés dans le cadre de la SAEA et peut donc être admissible pour contribuer à l'objectif de 5 %.

Situation actuelle

Lors de l'approvisionnement soumis à des obligations découlant de traités modernes, le Canada veillera à ce que la stratégie appliquée ne porte pas atteinte aux droits des bénéficiaires protégés par la Constitution.

17. Réussites

Messages clés

  • La SAEA bénéficie à un grand nombre d'entreprises. Selon les données disponibles sur le portail Gouvernement ouvert, au cours de l'exercice financier 2022-2023, plus de 300 entreprises autochtones différentes ont obtenu des contrats d'une valeur supérieure à 10 000 $ qui ont été réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
  • La SAEA offre aux entreprises autochtones un avantage concurrentiel, leur permettant d'entrer en concurrence avec un nombre plus limité de soumissionnaires. Il leur est ainsi possible de croître et de prendre de l'expansion à l'échelle nationale.
  • La SAEA peut aider les propriétaires d'entreprises autochtones à générer des revenus durables, à stimuler le développement local et les possibilités d'emploi pour les populations autochtones, ce qui peut favoriser l'indépendance économique.

Contexte et situation actuelle

Dans le cadre de diverses consultations, réunions et séances de formation, SAC a eu le privilège d'entendre des histoires de réussite d'entreprises autochtones qui peuvent être attribuées à la SAEA. Un exemple est fourni ci-dessous.

Témoignage de réussite d'entreprise 1 :

La SAEA a soutenu les entreprises autochtones en leur offrant la possibilité d'étendre leurs activités à d'autres régions du Canada, notamment en facilitant une participation significative des Autochtones à des projets fédéraux.

Un propriétaire d'entreprise des Prairies a raconté comment il avait appris l'existence d'un projet dans la région de la capitale nationale qui prévoyait la participation des Autochtones grâce à un contrat réservé en vertu de la SAEA. Cette occasion a permis à l'entreprise de s'étendre au-delà de ses opérations locales et d'être concurrentielle sur les marchés nationaux et régionaux.

Après avoir obtenu un contrat pour le projet initial, l'entreprise a commencé à se voir attribuer d'autres projets fédéraux, en tirant parti de ses connaissances et de son expérience autochtones. Elle a pu ainsi employer et former des Autochtones, ce qui a contribué au développement économique local.

Témoignage de réussite d'entreprise 2 :

Limiter les appels d'offres aux entreprises autochtones peut être un moyen efficace d'accroître la participation des propriétaires d'entreprises autochtones aux contrats fédéraux et de soutenir leur développement en tant qu'entreprises.

Un chef d'entreprise a raconté comment les contrats réservés en vertu de la SAEA ont donné à son entreprise un avantage concurrentiel. Après avoir démarré son activité avec une seule personne, il s'est appuyé sur les contrats de la SAEA pour obtenir des contrats de plus en plus importants et faire de son entreprise l'un des principaux fournisseurs de mobilier de bureau de sa province.

Témoignage de réussite d'entreprise 3 :

La SAEA est un moyen pour les propriétaires d'entreprises autochtones de contribuer à générer des revenus durables et de faire progresser l'autodétermination et l'indépendance économique des peuples autochtones.

Un chef d'entreprise a indiqué qu'il tirait parti de la SAEA de manière stratégique, en mettant en place des recherches et des pratiques en matière d'appel d'offres afin d'être concurrentiel pour les contrats réservés de la SAEA. Il inclut toujours le versement d'avantages dans son offre pour la participation des Premières Nations locales, en mettant l'accent sur la création d'emplois et de possibilités économiques afin de faire progresser la communauté autochtone locale.

Histoires positives dans les médias et exemples de pratiques exemplaires :

Exemple de pratique exemplaire : La Manitoba Métis Federation (MMF), le gouvernement national des Métis de la rivière Rouge, et son registre des entreprises métisses de la rivière Rouge sont un exemple de l'autonomie gouvernementale et de l'autodétermination des Autochtones en action. La démarche utilisée par la MMF pour le registre est un exemple de pratique exemplaire pour les autres répertoires d'entreprises autochtones au Canada.

Le répertoire, qui a été mis sur pied à partir des orientations et des définitions établies par la MMF, est aujourd'hui administré par l'une de ses sociétés affiliées, la Louis Riel Capital Corporation, qui rend le registre des entreprises accessible au public par l'entremise d'un répertoire en ligne.

Le registre des entreprises métisses de la rivière Rouge de la MMF est une ressource fiable et évolutive, qui contient actuellement 764 entreprises vérifiées appartenant à des Métis de la rivière Rouge. Chaque entreprise inscrite fait l'objet d'une validation de la citoyenneté métisse de la rivière Rouge de ses propriétaires auprès du bureau d'inscription central de la MMF, et la participation majoritaire de 51 % ou plus de ceux-ci est vérifiée par la Louis Riel Capital Corporation. Le processus de vérification permet de s'assurer que la plateforme en ligne est un outil légitime et fiable pour mettre en relation les acheteurs et les entreprises appartenant à des Métis de la rivière Rouge.

Au cours des cinq dernières années, le registre et son répertoire en ligne ont permis d'accroître les possibilités d'approvisionnement pour les entreprises métisses de la rivière Rouge, et ainsi de favoriser la participation économique des citoyens de la MMF à l'économie du Canada. Les gouvernements, les entreprises et les organisations qui souhaitent diversifier leurs chaînes d'approvisionnement comptent de plus en plus sur le registre des entreprises métisses de la rivière Rouge de la MMF pour faire affaire avec des fournisseurs de grande qualité.

Dans une lettre d'opinion, Tabatha Bull, présidente et chef de la direction du Conseil canadien pour les entreprises autochtones, a déclaré que [traduction] « les histoires positives d'innovation et de réussite des entreprises autochtones sont non seulement absentes, mais souvent éclipsées par une couverture négative ou controversée ». Elle affirme que « certains reportages dans les médias portent sur la remise en question de la légitimité et de la nécessité de telles politiques – et des entreprises autochtones elles-mêmes – et sur le respect de normes auxquelles je n'ai pas vu d'entreprises non autochtones être assujetties. » Elle ajoute que le fait d'encadrer l'utilisation abusive ou les lacunes présumées perpétue des stéréotypes et des préjugés nuisibles et soulève des questions sur la compétence et la légitimité des entreprises autochtones.

18. Programmes pour le développement économique des Autochtones

Messages clés

  • Le soutien fédéral aux entreprises autochtones ne provient pas d'un seul programme. Divers programmes sont accessibles par l'intermédiaire de nombreux programmes, initiatives et soutiens fournis par un grand nombre de ministères, d'organismes et de partenaires autochtones qui offrent du soutien au nom du gouvernement du Canada.
  • Services aux Autochtones Canada met en œuvre divers programmes de développement économique.

Contexte

Outre la SAEA, SAC met en œuvre les programmes de développement économique suivants.

Le Programme de développement de l'entrepreneuriat et des entreprises autochtones – volet Accès au capital (DEEA-AAC) fournit un financement annuel continu par l'intermédiaire du réseau d'institutions financières autochtones (IFA) et des sociétés métisses de financement (SMF) afin de soutenir le développement des entreprises autochtones. Ce volet soutient les petites et moyennes entreprises autochtones en leur apportant une contribution en capital non remboursable et en leur fournissant des services pour démarrer, développer ou acquérir une entreprise.

Le Programme de développement de l'entrepreneuriat et des entreprises autochtones – volet Accès à des possibilités d'affaires (DEEA-APA) fournit un financement annuel continu par l'intermédiaire d'organisations autochtones nationales afin d'améliorer les possibilités et la capacité d'affaires d'entreprises autochtones.

L'Initiative sur les partenariats stratégiques (IPS) est un programme horizontal qui encourage la collaboration, stimule les partenariats économiques et soutient des stratégies d'investissement holistiques pour combler les lacunes des programmes. L'initiative fait participer 22 partenaires fédéraux afin de déceler des possibilités complexes de développement économique pour les Autochtones.

Le Programme des services relatifs aux terres et au développement économique (PSTDE) permet aux communautés des Premières Nations et des Inuit de fournir des services de développement économique, tels que la planification du développement économique communautaire, les initiatives de développement des capacités et l'élaboration de propositions.

Le Programme de préparation des collectivités aux possibilités économiques (PPCPE) fournit un financement par projet aux collectivités des Premières Nations et des Inuit situées dans les provinces pour une série d'activités visant à soutenir leur recherche de possibilités économiques, y compris le développement d'entreprises appartenant à la collectivité.

Situation actuelle

SAC s'efforce d'atteindre l'excellence en matière de service en soutenant le transfert de services dans la mise en œuvre de tous les programmes.

19. Réconciliation économique

Messages clés

  • Il est essentiel de faire progresser la réconciliation économique et l'autodétermination économique des Autochtones pour que le Canada puisse honorer ses engagements à l'égard de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) et du plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.
  • Services aux Autochtones Canada travaille avec des partenaires des Premières Nations, des Métis et des Inuit à l'élaboration d'un cadre de réconciliation économique qui guidera les mesures que le Canada prendra pour faire progresser la réconciliation économique.
  • L'approvisionnement est un outil important que le gouvernement peut utiliser pour favoriser la réconciliation économique.

Contexte

La réconciliation économique est un concept utilisé pour plaider en faveur d'une inclusion plus significative des peuples autochtones dans l'économie, de la capacité des groupes autochtones à déterminer leurs propres priorités (autodétermination) et des moyens d'atteindre une plus grande prospérité économique.

Conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), la réconciliation économique contribue à l'obligation du Canada de reconnaître et de réparer les effets persistants des politiques économiques coloniales préjudiciables et discriminatoires et d'ouvrir la voie à l'autodétermination économique des peuples autochtones.

Situation actuelle

Le Canada travaille avec des partenaires autochtones à l'élaboration d'un cadre de réconciliation économique, qui affirmera l'engagement du Canada en faveur de la réconciliation économique et définira une vision dans laquelle l'autodétermination économique des Autochtones est le moyen d'obtenir de meilleurs résultats économiques. Dans cet esprit, le Canada devra chercher à supprimer les obstacles réglementaires, législatifs et administratifs, à soutenir les visions autochtones et à donner la priorité à l'intégration des peuples autochtones dans l'économie canadienne.

Le cadre est élaboré dans le cadre d'un processus d'élaboration conjointe dans lequel les responsables politiques des Premières Nations, des Inuit et des Métis élaborent des visions à moyen terme pour la réconciliation économique et présentent un ensemble de propositions d'action prioritaires. Ces priorités économiques s'appuient sur des publications de premier plan telles que la Stratégie économique nationale pour les Autochtones et la Feuille de route du Conseil de gestion financière des Premières Nations.

20. Contrats attribués aux entreprises autochtones par SAC

Messages clés

  • Services aux Autochtones Canada souhaite favoriser la réconciliation économique en créant des occasions pour les entreprises autochtones grâce à l'objectif de leur octroyer au moins 5 % de la valeur monétaire des contrats fédéraux. Le Ministère a obtenu un résultat global de 14,2 % en 2023-2024 par rapport à cet objectif, ce qui correspond à 47 millions de dollars de contrats.
  • Voici les principaux secteurs d'activité pour lesquels des contrats ont été attribués à des entreprises autochtones :
    • Services informatiques – 30 %
    • Gestion générale /Opérations – 15 %
    • Titres professionnels – 16 %
    • Apprentissage sur les questions autochtones – 23 %
    • Expertise-conseil en gestion – 16 %
  • Services aux Autochtones Canada s'est fixé un objectif de 15 % pour l'exercice 2024-2025.

Contexte

  • Le 1er avril 2022, les Procédures obligatoires pour les marchés attribués aux entreprises autochtones sont entrées en vigueur. Ces procédures définissent l'engagement du gouvernement du Canada à ce qu'au moins 5 % de la valeur totale des contrats soit obligatoirement attribuée chaque année à des entreprises autochtones. Il y est également fait mention des exigences relatives à la divulgation publique des contrats attribués aux entreprises autochtones, ainsi qu'à la production de rapports sur la planification et le rendement de l'approvisionnement par rapport à l'objectif de 5 %.
  • Le dirigeant principal des finances, des résultats et de l'exécution est le haut fonctionnaire désigné pour gérer l'approvisionnement au sein de SAC.
  • La valeur totale des contrats attribués chaque année aux entreprises autochtones :
    • doit inclure la valeur totale des contrats attribués aux entreprises autochtones au cours de l'année financière, y compris les contrats payés par une carte d'achat, dont le montant est supérieur à 10 000 $;
    • peut inclure la valeur totale des contrats de sous-traitance de l'exercice pour lesquels l'entrepreneur s'est engagé à faire affaire avec des entreprises autochtones, dans le cadre de l'attribution d'un contrat conclu avec des entreprises non autochtones;
    • peut inclure la valeur totale des contrats attribués au cours de l'année financière, conclus par cartes d'achat d'une valeur inférieure ou égale à 10 000 $.

Situation actuelle

  • SAC a relevé certains secteurs pour lesquels des obstacles subsistent pour ce qui est de la conclusion de contrats avec des entreprises autochtones, notamment les services informatiques, l'apprentissage sur les questions autochtones, l'expertise-conseil en gestion et les titres professionnels.
  • Les obstacles sont essentiellement attribuables à la réticence des entreprises autochtones à figurer dans le Répertoire des entreprises autochtones et du manque de capacités autochtones dans certains secteurs.
  • Les programmes pourraient chercher à obtenir des exemptions pour les secteurs où la capacité est tout simplement inexistante.

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