Comparution du SAC devant le Comité permanent des affaires autochtones et du Nord (INAN) - Développement Économique (9 décembre 2024)

Table des matières

A. Note de scénario

Logistique

Date : Le 9 décembre, 2024
Heure : De 15 h 30 à 20 h 30
Lieu : Pièce 415, édifice Wellington, 197, rue Sparks

Apparition

15 h 30 à 17 h 30

Services aux Autochtones Canada (SAC)
  • L'honorable Patty Hajdu, ministre des Services aux Autochtones
  • Fonctionnaires du ministère
    • Gina Wilson, sous-ministre
    • Keith Conn, sous-ministre adjoint, Terres et développement économique
    • Jessica Sultan, directrice générale, Élaboration des politiques économiques
Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC)
  • L'honorable Jean-Yves Duclos, ministre des Services publics et de l'Approvisionnement
  • Fonctionnaires du ministère
    • Arianne Reza, sous-ministre
    • Catherine Poulin, sous-ministre adjointe, Direction générale de la surveillance ministérielle

17 h 30 à 19 h 30

Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC)
  • L'honorable Gary Anandasangaree, ministre des Relations Couronne-Autochtones
  • Fonctionnaires du ministère
    • Valerie Gideon, sous-ministre
    • Georgina Lloyd, sous-ministre adjointe, Organisation des Affaires du Nord
    • Heather McLean, sous-ministre adjointe, Secteur de la mise en oeuvre
    • Christopher Duschenes, directeur général, Institutions autochtones et modernisation de la gouvernance
Emploi et Développement social Canada (EDSC);
  • L'honorable Genette Petitpas Taylor, ministre de l'Emploi, du Développement de la main-d'œuvre et des Langues officielles
  • Fonctionnaires du ministère
    • Colette Kaminsky, sous-ministre adjointe principale, Direction générale des compétences et de l'emploi
    • Wojo Zielonka, dirigeant principal des finances

19 h 30 à 20 h 30

Métis Nation of Alberta
  • Andrea Sandmaier, présidente

Composition du comité

  • Député Patrick Weiler (LIB – C.-B.) (Président)
  • Député Jaime Battiste (LIB – N.-E.)
  • Député Ben Carr (LIB – Man.)
  • Députée Anna Gainey (LIB – Qc)
  • Député Michael V. McLeod (LIB – T.N.-O.)
  • Député Brendan Hanley (LIB - YK)

  • Député Jamie Schmale (PCC – Ont.) (Vice-président)
  • Député Eric Melillo (PCC – Ont.)
  • Député Martin Shields (PCC – Alb.)
  • Député Bob Zimmer (PCC – C.-B.)

  • Député Sébastien Lemire (BQ – Qc) (Vice-président)

  • Députée Lori Idlout (NPD – Nunavut)

Analyse parlementaire

  • Le député Patrick Weiler (LIB) (président) pourrait poser des questions sur le logement dans les communautés autochtones, ainsi que sur les efforts visant à accroître les consultations avec les peuples autochtones.
  • Le député Michael V. Mcleod (LIB) pourrait poser des questions concernant les communautés de sa circonscription dans les Territoires du Nord-Ouest, notamment sur les lacunes de financement pour le logement et les infrastructures dans le Nord. Il a précédemment abordé des sujets liés à la réponse et à l'adaptation aux changements climatiques, y compris le soutien aux communautés autochtones et nordiques pour leur rétablissement après des incendies de forêt. Il pourrait également poser des questions sur les stratégies d'élimination de la tuberculose dans les régions inuites et sur réserve, sur les incohérences entourant l'accompagnement en voyage médical, ainsi que sur les défis rencontrés par les enfants métis atteints d'autisme pour accéder à un soutien dans le cadre du principe de Jordan. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, il a posé des questions sur l'état des négociations en cours concernant les revendications territoriales et l'autonomie gouvernementale, ainsi que sur les prochaines étapes en matière de financement pour le logement autochtone.
  • Le député Brendan Hanley (LIB) pourrait poser des questions spécifiques à sa circonscription, le Yukon. Il pourrait interroger sur l'autonomie gouvernementale des communautés autochtones, particulièrement celles de sa région. Il pourrait aussi aborder des sujets liés au développement économique dans le Nord et au soutien offert aux entreprises autochtones. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, il a posé des questions sur les engagements financiers concernant les recherches sur les terrains des anciens pensionnats dans le Yukon. Il a également posé des questions sur les améliorations apportées au programme des services de santé non assurés (SSNA), notamment en ce qui concerne les déplacements pour des raisons médicales.
  • Le député Jaime Battiste (LIB), secrétaire parlementaire du ministre des Relations entre la Couronne-Autochtones, a été un ardent défenseur des questions relatives aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuits tout au long de sa carrière. Il pourrait poser des questions sur le principe de Jordan, ainsi que sur l'accès à l'eau potable dans les communautés autochtones. Lors de l'apparition de la ministre Hajdu devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO), il a demandé des précisions sur la collaboration avec les peuples autochtones pour établir leur statut et leur citoyenneté communautaire.
  • Le député Ben Carr (LIB) pourrait poser des questions sur les communautés autochtones de sa province natale, le Manitoba. Il pourrait aussi aborder des sujets liés aux services à l'enfance et à la famille, ainsi qu'à la crise des opioïdes. Lors de sa comparution sur le Budget supplémentaire des dépenses (C), il a posé des questions sur le soutien à l'éducation des autochtones et sur les investissements à Churchill, au Manitoba. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, il a interrogé sur les projets au Manitoba, notamment les investissements pour revitaliser le bâtiment de la baie d'Hudson et pour réaménager Portage Place.
  • La députée Anna Gainey (LIB) a posé des questions sur l'état de la Station canadienne de recherche dans l'Extrême-Arctique lors de sa comparution sur le Budget supplémentaire des dépenses (C). Elle a également interrogé sur la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA). Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, elle s'est concentrée sur les engagements pris dans le cadre de la DNUDPA et a interrogé sur les efforts pour lever les obstacles à l'éducation des étudiants autochtones, particulièrement dans sa province, le Québec.
  • Le député Jamie Schmale (PCC) (vice-président) est également porte-parole du PCC pour les Relations Couronne-Autochtones et les Services aux Autochtones. Dans ses questions, il mettra probablement l'accent sur la réconciliation économique. Il pourrait poser des questions sur les progrès réalisés par le ministère concernant le paiement des règlements extrajudiciaires, les cibles et les délais du programme Nutrition Nord Canada, tout en liant ses préoccupations à la taxe carbone. Il pourrait demander des mises à jour sur les recommandations concernant les femmes et filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) ainsi que sur l'Alerte robe rouge, tout en critiquant la lenteur du gouvernement à agir à ce sujet. Il pourrait également aborder le manque de soutien offert aux communautés autochtones pour gérer les urgences environnementales comme les inondations et les incendies de forêt, les avis d'ébullition d'eau toujours en vigueur dans les réserves, ainsi que l'incapacité de Services aux Autochtones Canada (SAC) à fournir une assistance adéquate face à ces crises. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, il a interrogé sur le renouvellement du financement des centres d'amitié autochtones, les marchés publics autochtones et l'Agence canadienne de la santé publique.
  • Le député Eric Melillo (PCC) pourrait poser des questions sur l'insécurité alimentaire, le transport médical dans les communautés nordiques et éloignées, l'établissement de soins de Grassy Narrows, ainsi que sur les lacunes en matière d'infrastructures dans les communautés autochtones. Il pourrait également critiquer le programme Nutrition Nord pour son incapacité à réduire les coûts alimentaires dans le Nord. Ses questions soutiendront probablement une approche de réconciliation économique. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, il a demandé des informations sur le financement des services de police des Premières Nations et le manque de soutien du gouvernement fédéral à cet égard.
  • Le député Bob Zimmer (PCC) est le porte-parole du PCC pour les affaires du Nord et la souveraineté de l'Arctique, ainsi que pour l'Agence canadienne de développement économique du Nord. Il a déjà demandé une répartition détaillée du financement pour plusieurs revendications spécifiques selon les communautés. Il pourrait poser des questions sur le financement du programme Nutrition Nord Canada, en soulignant l'importance qu'il profite directement aux personnes plutôt qu'aux entreprises. Il s'intéresse aussi à la sécurité et à la défense dans l'Arctique. Il pourrait également aborder les avis d'ébullition d'eau dans les communautés autochtones, ainsi que les projets d'infrastructure critiques qui ont été annulés ou retardés au Nunavut. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, il a remis en question les progrès du gouvernement concernant la réduction des avis d'ébullition de l'eau, la construction de logements et l'amélioration de l'accessibilité financière dans le Nord.
  • Le député Martin Shields (PCC) pourrait aborder les enjeux liés à l'insécurité alimentaire et établir un lien entre celle-ci et la taxe carbone. Il pourrait également poser des questions sur les systèmes d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, il a interrogé sur les progrès réalisés en matière de logement pour les communautés autochtones.
  • Le député Sébastien Lemire (BQ) (vice-président) est également porte-parole du BQ en matière de relations Couronne-Autochtones et des affaires du Nord. Il posera probablement des questions sur le financement des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation, les incendies de forêt, l'insécurité de l'eau et le logement. Il pourrait poser des questions sur le manque de financement pour les questions autochtones. Lors de l'examen du Budget principal des dépenses, il a posé des questions sur les services de santé mentale offerts aux jeunes Autochtones, en particulier les adolescents. Il a également posé des questions sur les demandes de financement pour l'initiative de logement Yänonhchia', les écarts en matière d'infrastructures dans les régions autochtones et nordiques, ainsi que les programmes et soutiens liés au logement autochtone. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, il s'est renseigné sur la réconciliation économique et a de nouveau abordé l'initiative de logement Yänonhchia'. Il a aussi demandé quelles mesures sont prises pour s'assurer que les communautés francophones ne sont pas victimes de discrimination au sein des organisations autochtones, à travers le financement et les soutiens gouvernementaux, ainsi que dans les services de police des Premières Nations.
  • La députée Lori Idlout (NPD), porte-parole en matière de relations Couronne-Autochtones et des affaires du Nord, posera probablement des questions liées à sa circonscription au Nunavut. Elle critiquera probablement la suppression du financement de divers programmes de SAC, notamment ceux relatifs à la santé mentale et au bien-être, à l'héritage des pensionnats, au principe de Jordan, à l'Initiative : Les enfants inuits d'abord, ainsi qu'au logement, à l'eau et à l'infrastructure communautaire. Elle mettra probablement en lumière les lacunes infrastructurelles dans les communautés autochtones et soulèvera des questions sur la corrélation entre les conditions de logement inadéquates et les problèmes de santé, le manque de logements abordables au Nunavut, le financement des infrastructures, les défis liés aux infrastructures hydriques dans les réserves, et le financement insuffisant des infrastructures éducatives, y compris la demande pour le financement de 13 écoles inuites axées sur la langue et la culture dans un avenir proche. Elle pourrait également poser des questions sur la santé, les taux de tuberculose, les transports médicaux dans le Nord et le centre de soins de Grassy Narrows. Elle critiquera probablement le financement du programme Nutrition Nord Canada, qui profite aux entreprises plutôt qu'aux habitants du Nord. Elle pourrait poser des questions liées à la réconciliation, notamment sur le projet de loi S-16 (Loi sur la reconnaissance de la Nation Haïda), l'Alerte robe rouge, les FFADA, les décès de personnes autochtones impliquant la police et les tombes non marquées. Lors de la dernière réunion sur les priorités ministérielles, elle a posé des questions sur le financement de Nutrition Nord, le soutien au principe de Jordan et le manque de coopération du gouvernement avec les peuples autochtones.

Études et rapports récents de INAN et réponses des gouvernements

  • Projet de loi C-61 : Loi concernant l'eau, les sources d'eau, l'eau potable, les eaux usées et les infrastructures connexes sur les terres des Premières Nations (dernière réunion le 25 novembre 2024).
  • Comparution du député d'Edmonton-Centre (dernière discussion le 21 novembre 2024).
  • Nutrition Nord Canada (dernière réunion le 8 mai 2024)
  • Revenus fiscaux des entreprises sur les territoires des Premières Nations (dernière réunion le 10 juin 2024).
  • Rapport 17 : Projet de loi S-16, Loi concernant la reconnaissance de la Nation haïda et du Conseil de la Nation Haïda (présenté le 24 octobre 2024)
  • Rapport 15 : Budget principal des dépenses 2024-2025 (présenté le 30 mai 2024).
  • Rapport 14 : « Nous appartenons à la terre » : La restitution des terres aux Nations autochtones (présentée le 8 mai 2024)

Correspondance récente

  • Lori Idlout (NPD) : 4 novembre 2024 — Lettre de soutien concernant la finalisation du plan d'aménagement du territoire du Nunavut.
  • Lori Idlout (NPD) : 28 octobre 2024 — Quai contaminé de Transports Canada polluant les eaux autochtones et mettant en danger la santé.
  • Lori Idlout (NPD) : 11 octobre 2024 — Correspondance concernant la taxe sur l'eau en vrac – Co-Op d'Igloolik (NU) et Northwest Company Northern Store.
  • Lori Idlout (NPD) : 26 août 2024 — Établissement de soins pour personnes âgées dans le territoire non cédé de Wiikwemkoong.
  • Lori Idlout (NPD) : 29 juillet 2024 — Correspondance concernant les réductions de financement pour la recherche de tombes non marquées d'enfants autochtones ayant fréquenté des pensionnats.
  • Lori Idlout (NPD) : 12 avril 2024 — Réclamations liées au règlement des recours collectifs des Autochtones.
  • Bob Zimmer (PCC) : 23 avril 2024 — Lettre concernant l'aide à la recherche de documents historiques autochtones.
  • Eric Melillo (PCC) : 4 mars 2024 — Tragique incendie dans la Première Nation de Cat Lake qui a détruit leur poste de soins infirmiers.
  • Lori Idlout (NPD) : 19 mars 2024 — Rapport du vérificateur général sur le logement dans les communautés des Premières Nations.
  • Lori Idlout (NPD) : 4 janvier 2024 — Demande d'information sur le comité trilatéral de hauts fonctionnaires sur le logement (initiée par MINO).

Questions à inscrire au feuilleton et pétitions des membres

  • Jamie Schmale (PCC) : 20 novembre 2024 — Répertoire des entreprises autochtones. Réponse non encore déposée.
  • Eric Melillo (PCC) : 9 octobre 2024 — Dépenses liées au retrait du Cabinet qui a eu lieu à Halifax, Nouvelle-Écosse, du 25 au 27 août 2024. Réponse envoyée au BCP.
  • Bob Zimmer (PCC) : 25 septembre 2024 — Projet d'assainissement de la mine Giant. Réponse déposée le 19 novembre 2024.
  • Bob Zimmer (PCC) : 17 octobre 2024 — Organigramme des ministères au sein des Affaires du Nord Canada. Réponse envoyée au BCP.
  • Lori Idlout (NPD) : 20 septembre 2024 — Contrats conclus avec des organismes de soins de santé pour desservir les communautés autochtones rurales et éloignées à SAC, ventilés par exercice fiscal, depuis 2017-2018. Réponse déposée le 6 novembre 2024.
  • Lori Idlout (NPD) : 1er octobre 2024 — Fonds d'équité en santé autochtone pour l'exercice 2024-2025. Réponse déposée le 19 novembre 2024.
  • Lori Idlout (NPD) : 1er octobre 2024 — Sites contaminés et sites de déchets au Nunavut. Réponse déposée le 19 novembre 2024.
  • Jamie Schmale (PCC) : Pétition e-4982 — Fraude à l'identité autochtone. Certifiée le 6 août 2024.
  • Lori Idlout (NPD) : Pétition e-5164 — Droit des peuples autochtones à une eau potable salubre. Ouverte pour la signature.

Dans les médias

Déroulement de la réunion

La réunion est provisoirement prévue pour le 9 décembre 2024.

Le président ouvre la séance et donne des instructions pour le déroulement de la réunion. Il présentera ensuite les témoins et invitera un représentant de chaque ministère ou organisme à prononcer un discours d'ouverture de cinq (5) minutes. Il y aura ensuite une période de questions et réponses (détails ci-dessous).

Il est recommandé à tous les orateurs de parler lentement et à un volume approprié pour que les interprètes les entendent. Il est demandé à tous les témoins de mettre leur microphone en sourdine, sauf s'ils prennent la parole. Une nouvelle pratique a été instituée récemment pour protéger les interprètes contre les blessures : lorsque les témoins n'utilisent pas d'oreillettes, celles-ci doivent être placées sur les cercles blancs prévus à cet effet et installés sur la table.

Après le discours d'ouverture, les membres de la commission pourront poser des questions (voir liste ci-dessous). Les séries de questions se répéteront pour le deuxième groupe dans la deuxième heure

Les fonctionnaires ministériels qui comparaissent à titre de témoins doivent éviter de prendre des engagements envers les parlementaires en dehors du cadre officiel de la réunion. Si un député ou un sénateur s'adresse à un témoin pour obtenir des informations, ce dernier devrait poliment rediriger la demande vers le greffier du comité, qui se chargera ensuite de communiquer officiellement avec le ministère.

Les témoins doivent se préparer à d'éventuelles interruptions et échanges animés, tout en restant calmes et posés lors de leur intervention.

Les membres du comité poseront leurs questions dans l'ordre suivant :

  • Première série (6 minutes pour chaque parti)
    • Parti conservateur du Canada
    • Parti libéral du Canada
    • Bloc Québécois
    • Nouveau Parti démocratique du Canada
  • Deuxième série
    • Parti conservateur du Canada (5 minutes)
    • Parti libéral du Canada (5 minutes)
    • Bloc Québécois (2,5 minutes)
    • Nouveau Parti démocratique du Canada (2,5 minutes)
    • Parti conservateur du Canada (5 minutes)
    • Parti libéral du Canada (5 minutes)

La réunion peut être visionnée sur ParlVU, mais il peut y avoir un décalage de 70 secondes avec la webdiffusion.

Autres informations pour la comparution en personne

Les témoins doivent arriver à l'avance afin d'allouer suffisamment de temps pour le contrôle de sécurité. Le contrôle peut durer 30 minutes ou plus pour les personnes ne disposant pas d'un laissez-passer pour la Colline.

B. Remarques préliminaires

Notes d'allocution pour l'honorable Patty Hajdu Ministre des Services aux Autochtones Canada

Mon collègue a terminé à point nommé puisque je suis ici aujourd'hui pour souligner l'importance d'offrir aux Autochtones des débouchés économiques prometteurs par l'entremise de programmes comme la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, la SAEA.

Pendant des décennies, on a délibérément empêché les peuples autochtones de tirer profit de possibilités de développement de leur économie locale et de contribuer de façon plus générale à l'économie nationale. De manière délibérée ou par suite de politiques d'exclusion, les gouvernements précédents ont adopté des politiques à courte vue qui ont entravé l'essor des entreprises et des économies autochtones. Or, cette vision à courte vue a nui aux peuples et aux communautés autochtones autant qu'à l'économie canadienne. Quand on soutient des entrepreneurs autochtones qui créent des emplois et quand on facilite l'accès au capital pour les grands projets, c'est bon pour tout le monde, pour les communautés et pour l'ensemble de l'économie canadienne.

Quand on investit dans les communautés autochtones et qu'on favorise l'essor des entreprises et des entrepreneurs autochtones, tous les Canadiens sont gagnants. Selon la Stratégie économique nationale pour les Autochtones du Canada, publiée en 2022, la marginalisation économique continue des peuples autochtones coûte à notre économie 27,7 milliards de dollars chaque année. Le Conseil national de développement économique des Autochtones a conclu que si l'écart actuel en matière d'emplois était comblé, plus de 150 000 Autochtones pourraient sortir de la pauvreté. L'inaction coûte cher.

Les Autochtones représentent une ressource inexploitée dans le marché canadien. Depuis 2015, nous avons axé nos efforts sur le renforcement de l'autodétermination et des capacités afin que les Autochtones disposent des outils et des ressources nécessaires pour participer pleinement à l'économie, selon leurs propres règles. L'aide fédérale a des mesures comme le Programme d'entrepreneuriat autochtone, géré par l'Association nationale des sociétés autochtones de financement et les sociétés métisses de financement, permet d'élargir les possibilités pour les membres des Premières Nations, les Inuits et les Métis qui souhaitent établir ou développer une entreprise.

Diverses institutions financières autochtones ont été créées à la fin des années 1980. Depuis 35 ans, quelque 52 000 prêts totalisant 3,2 milliards de dollars ont été consentis à des entreprises par l'intermédiaire du programme. Le taux de remboursement de ces prêts dépasse 95 %. Chaque million de dollars prêté par les institutions financières autochtones contribue à raison de 3,6 millions de dollars au produit intérieur brut total du Canada. Les gouvernements successifs ont reconnu que l'accès au capital est essentiel pour favoriser la réconciliation, et on peut voir le fruit de ces investissements dans les communautés partout au pays.

Par exemple, l'Ulnooweg Development Group Inc., l'institution financière autochtone de l'Atlantique, a joué un rôle déterminant dans le soutien des entrepreneurs autochtones. À ce jour, le groupe a financé plus de 1 900 projets d'une valeur totale de 71 millions de dollars. Les entrepreneurs des secteurs de la pêche, de l'aquaculture et des services maritimes qui ont bénéficié de ce financement ont contribué à la création d'une forte industrie dirigée par des Premières Nations et à l'essor de l'économie locale.

L'investissement dans les communautés autochtones et le soutien au développement des entreprises autochtones profitent à toutes les régions du pays. C'est pourquoi le budget de 2024 comportait une annonce d'un octroi de 319,8 millions de dollars sur 5 ans visant à fournir du capital supplémentaire dont les institutions financières autochtones et les sociétés métisses de financement ont grandement besoin compte tenu des besoins croissants des entrepreneurs.

Il est important d'investir dans les entreprises autochtones, mais il faut également que les bases soient solides. Assurer le développement des communautés en construisant et en rénovant des écoles, des centres de soins de santé, des usines de traitement des eaux, des routes toutes saisons et des habitations, c'est investir dans la productivité et l'économie globales du Canada. Selon un rapport récent de l'Assemblée des Premières Nations, l'APN, chaque dollar investi dans les infrastructures génère 1,82 $ en retombées économiques pour les communautés des Premières Nations. Depuis 2015, nos investissements dans l'éducation, la santé, les infrastructures et le logement ont augmenté de 1 100 %.

Nous travaillons avec nos partenaires pour favoriser la mise en place de solutions pilotées par les communautés, et nous faisons des progrès. Dans le cadre de la lutte contre la pénurie de logements, nous avons soutenu 5 300 projets dans 611 communautés des Premières Nations depuis avril 2015. De nouvelles écoles sont en construction pour que les élèves de la maternelle à la douzième année aient accès à une éducation de qualité sans avoir à quitter la maison. C'est le cas notamment dans les communautés de la Nation des Cris de Tataskweyak, dans le Nord du Manitoba, de la Première Nation d'Eabametoong, dans le Nord de l'Ontario, et de la Nation Piikani, en Alberta.

La force des communautés est garante de la force de leurs membres, parmi lesquels se trouvent les leaders qui façonneront les prochaines décennies.

L'approvisionnement constitue aussi une pierre angulaire du développement de l'économie autochtone. Dans la Stratégie économique nationale pour les autochtones, mise au point par plus d'une vingtaine d'organismes autochtones, l'approvisionnement est reconnu comme un élément essentiel de l'accès au capital financier et de la capacité des peuples autochtones à assurer leur prospérité économique et sociale selon leurs propres règles.

La Stratégie recommande en outre d'obliger tous les échelons du gouvernement et de l'industrie à fixer des objectifs en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. En 2021, le gouvernement fédéral a établi un objectif de 5 % pour l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones dans tous les ministères. Selon la directrice générale du Conseil canadien pour les entreprises autochtones, Mme Tabatha Bull — dont certains d'entre vous ont entendu parler —, nous nous trouvons à un moment charnière pour l'exploitation du potentiel de l'économie autochtone.

Depuis, la valeur des contrats octroyés à des entreprises autochtones a augmenté d'environ 1,6 milliard de dollars et les entreprises qui comptent pour la première fois le gouvernement du Canada dans leur clientèle ont profité d'avantages économiques tangibles. La participation au processus d'approvisionnement du gouvernement permet aux entreprises autochtones d'acquérir de l'expérience, de mieux connaître le système et d'élargir leurs débouchés et, en ce sens, elle peut avoir une incidence très importante sur leur chiffre d'affaires.

Maintenant que nous avons réussi à inclure des entreprises autochtones parmi les fournisseurs du gouvernement fédéral, nous collaborons avec des partenaires afin de revoir la stratégie d'approvisionnement. Il ne fait aucun doute qu'une refonte du programme s'impose et que les partenaires doivent en prendre les commandes. Ce transfert des responsabilités est conforme au principe de l'autodétermination et aux demandes des leaders autochtones.

Pour favoriser leur autodétermination et la réconciliation économique, les peuples autochtones doivent impérativement participer à la prise et à l'élaboration des décisions qui les touchent de près. C'est dans cette perspective que j'ai organisé deux tables rondes sur la réconciliation économique — d'autres sont prévues en 2025 — auxquelles ont participé des représentants du secteur privé et d'autres ministères, ainsi que des dirigeants autochtones. L'objectif de ces rencontres est de trouver et d'élaborer des solutions aux obstacles que peuvent poser le gouvernement ou les entreprises aux activités économiques autochtones. Les informations recueillies éclairent le travail réalisé avec les partenaires pour renouveler la politique économique fédérale visant à favoriser le développement économique des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

L'intérêt démontré par les membres du Comité me prouve que le gouvernement fédéral a une belle occasion de favoriser l'essor économique des autochtones et qu'il a un rôle à jouer à cet égard, notamment en maintenant l'objectif d'approvisionnement minimum de 5 % auprès des entreprises autochtones. Tout programme qui vise à accroître l'activité économique dans l'ensemble du Canada relève du bon sens.

Comme je l'ai déjà dit, la marginalisation continue des autochtones coûte 27,7 milliards par année à l'économie canadienne, et il serait totalement insensé de ne pas saisir les possibilités de développement de cette économie. Il faut travailler main dans la main pour abolir les obstacles au développement économique et soutenir les entreprises autochtones si nous voulons contribuer au bien-être et à la prospérité à long terme des communautés partout au Canada.

Je suis impatiente de répondre à vos questions et de poursuivre la discussion sur l'importance de la réconciliation économique.

Merci.

C. Réponse du gouvernement au rapport 2 de l'INAN

D. Approvisionnement Autochtone

Contexte :

  • Le gouvernement du Canada favorise la participation des entreprises autochtones aux marchés publics fédéraux grâce à l'objectif minimum obligatoire de 5 % en matière d'approvisionnement autochtone; la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones; et le contenu de la Directive sur la gestion de l'approvisionnement du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) concernant la participation des Autochtones aux marchés publics fédéraux. Cela s'ajoute aux obligations juridiques du Canada en vertu des traités modernes et de la Directive sur les marchés de l'État, incluant les baux immobiliers, dans la région du Nunavut.
  • Pour appliquer de telles initiatives et politiques, les agents fédéraux des achats doivent être en mesure de déterminer quelles entreprises répondent aux critères d'éligibilité de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. À cette fin, le gouvernement du Canada offre un service du Répertoire des entreprises autochtones.
  • En 2021, SAC a établi un processus quinquennal pour mobiliser les partenaires et co-élaborer une stratégie d'approvisionnement autochtone transformatrice afin d'améliorer les politiques et programmes d'approvisionnement autochtones existants.
  • SAC a financé et travaillé étroitement aux réformes avec 18 organisations nationales autochtones, organisations économiques et régionales autochtones, y compris l'Association nationale des sociétés autochtones de financement, le Conseil Canadien pour les entreprises autochtones, l'Assemblée des Premières Nations, le Ralliement national des Métis et l'Inuit Tapiriit Kanatami.
  • Pour être incluse dans le Répertoire des entreprises autochtones, une entreprise doit fournir des documents prouvant qu'elle est détenue et contrôlée à au moins 51 % par des Autochtones.
  • En mai 2024, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a annoncé la création du Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs pour renforcer l'intégrité et la surveillance du processus d'approvisionnement afin de s'assurer que le Canada ne conclut pas de contrats avec des fournisseurs préoccupants. SPAC a aussi une politique révisée d'inadmissibilité et de suspension qui est entrée en vigueur en mai 2024.

Considérations :

  • Depuis l'automne 2023, les pratiques, politiques et outils d'approvisionnement auprès des Autochtones du gouvernement du Canada ont été examinés publiquement par les médias, les parlementaires et les partenaires autochtones.
  • Le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires étudie actuellement l'approvisionnement des Autochtones.
  • SAC, SPAC, le SCT et tous les autres ministères et organismes ont des responsabilités et des rôles uniques liés à l'approvisionnement auprès des Autochtones. SAC joue un rôle consultatif et administratif dans les opérations de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. SAC gère également le Répertoire des entreprises autochtones et publie les données sur les réalisations du gouvernement du Canada pour l'objectif minimum obligatoire d'approvisionnement autochtone de 5 %.
  • Chaque ministère et organisme est responsable du suivi formel des contrats qu'il attribue, notamment en veillant à ce que l'entrepreneur se conforme aux exigences de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

Prochaines étapes :

  • SAC travaille activement avec des partenaires autochtones pour élaborer conjointement une nouvelle stratégie d'approvisionnement autochtone transformatrice qui améliorera les politiques, les garanties et les processus d'approvisionnement pour les entreprises autochtones. Un élément clé de ce travail collaboratif consiste à déterminer la voie à suivre pour transférer l'administration du Répertoire des entreprises autochtones aux partenaires autochtones, afin que les peuples autochtones déterminent qui est admissible en tant qu'entreprise autochtone.
  • SAC continuera de travailler en étroite collaboration avec SPAC et le SCT, compte tenu de leur rôle dans les opérations d'approvisionnement, les politiques et les orientations sur les meilleures pratiques, y compris en ce qui concerne l'approvisionnement autochtone.

Messages clés :

  • Le gouvernement du Canada s'engage à favoriser la réconciliation économique dans ses activités d'approvisionnement, ce qui entraînera de plus grandes opportunités pour les entreprises autochtones. Voici quelques-unes des façons dont nous procédons :
    • respecter les obligations de passation des marchés des traités modernes
    • limiter la concurrence pour les contrats fédéraux aux entreprises inscrites au Répertoire des entreprises autochtones par le biais de certains programmes, comme la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones du gouvernement du Canada
    • mettre en œuvre une exigence obligatoire pour s'assurer qu'au moins 5 % de la valeur totale des contrats gouvernementaux soient attribués à des entreprises autochtones.
  • La Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones est fortement soutenue par les dirigeants et les communautés autochtones de tout le pays.
  • SAC travaille en étroite collaboration avec des partenaires et des entreprises autochtones pour élaborer conjointement une stratégie d'approvisionnement autochtone transformatrice modernisée.
  • Nous travaillons en collaboration pour déterminer une voie à suivre pour transférer l'administration du Répertoire des entreprises autochtones à des partenaires autochtones, afin que les peuples autochtones déterminent qui est admissible en tant qu'entreprise autochtone pour être éligible aux contrats réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

1. Critères d'admissibilité

Messages clés

  • Au moment de l'inscription au Répertoire des entreprises autochtones (REA), l'entreprise candidate fournit à Services aux Autochtones Canada des documents attestant de son admissibilité conformément aux critères énoncés dans la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (entreprises détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones).
  • Pour être admissibles à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, les entreprises doivent être détenues et contrôlées à 51 % au moins par des Autochtones et, lorsque des contrats sont réservés aux entreprises autochtones, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par l'entrepreneur autochtone ou une combinaison de l'entrepreneur principal et de sous-traitants autochtones.

Contexte

Pour être inscrits au REA, les propriétaires d'entreprise doivent être des membres des Premières Nations, des Inuit ou des Métis et résider habituellement au Canada. Au moment de l'inscription au REA, l'entreprise candidate fournit à Services aux Autochtones Canada (SAC) des documents attestant de son admissibilité conformément aux critères énoncés dans la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA) [entreprises détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones].

Les preuves d'appartenance à un peuple autochtone prises en compte pour l'inscription au REA sont notamment les suivantes :

  • inscription au Registre des Indiens au Canada;
  • statut de citoyen de la Manitoba Métis Federation, de la Northwest Territory Métis Nation, de la Métis Nation of Saskatchewan ou membre dirigeant du Ralliement national des Métis, y compris la Métis Nation Saskatchewan, la Métis Nation of Alberta, la Métis Nation British Columbia et la Métis Nation of Ontario;
  • appartenance à une organisation affiliée au Congrès des peuples autochtones ou à une autre organisation autochtone reconnue au Canada;
  • acceptation en tant que personne autochtone par une communauté autochtone établie au Canada;
  • inscription ou droit à l'inscription en vertu d'une entente sur le règlement d'une revendication territoriale globale ou appartenance ou droit à l'appartenance à un groupe dont la revendication territoriale a été acceptée.

La propriété d'une entreprise autochtone renvoie à la « propriété effective », c'est-à-dire à l'identité du véritable propriétaire de l'entreprise. SAC peut prendre en compte une série de facteurs pour déterminer si les Autochtones ont le contrôle réel et effectif d'une entreprise autochtone. L'entreprise doit également fournir d'autres informations relatives à l'entreprise, notamment sa structure et sa gouvernance.

La preuve de la résidence au Canada comprend un permis de conduire provincial ou territorial, un bail ou tout autre document approprié.

Pour être admissibles à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, les entreprises doivent être détenues et contrôlées à 51 % au moins par des Autochtones et, lorsque des contrats sont réservés aux entreprises autochtones, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par l'entrepreneur autochtone ou une combinaison de l'entrepreneur principal et de sous-traitants autochtones.

Situation actuelle

  • Les entreprises figurant sur la liste des entreprises bénéficiaires d'un traité moderne sont confirmées comme étant autochtones par le groupe autochtone avec lequel le Canada a signé le traité moderne.
  • Outre la vérification de l'admissibilité avant l'inscription d'une entreprise au REA, SAC vérifie que les entreprises ont maintenu leur admissibilité sur une base continue.
  • SAC garantit l'intégrité de la SAEA et du REA de multiples façons, notamment en vérifiant que les entreprises répondent aux critères lors de leur inscription et en revérifiant régulièrement leur admissibilité.

2. Répertoire des entreprises autochtones

Messages clés

  • Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la question des entreprises non autochtones qui se font passer pour des entreprises autochtones.
  • Bien qu'il soit rare que des entreprises ne répondant pas aux critères d'admissibilité pour ce qui est de la propriété et du contrôle autochtones soient incluses dans le REA, un travail diligent a lieu pour vérifier toutes les entreprises et supprimer celles qui ne répondent pas aux critères.
  • Au moment de l'inscription au REA, l'entreprise candidate fournit à SAC des documents attestant de son admissibilité conformément aux critères énoncés dans la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (entreprises détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones).

Contexte

Qu'est-ce que le Répertoire des entreprises autochtones?

Le Répertoire des entreprises autochtones (REA) est un répertoire public en ligne, à jour, des entreprises détenues et contrôlées par des Autochtones. Le REA accroît les possibilités pour les entreprises autochtones dans le cadre d'approvisionnement en aidant tous les niveaux de gouvernement et le secteur privé à identifier les entreprises autochtones qui peuvent répondre aux besoins en matière d'approvisionnement.

Combien d'entreprises autochtones sont inscrites au Répertoire des entreprises autochtones?

Au 13 novembre 2024, environ 2 939 entreprises autochtones étaient inscrites au REA.

Combien y a-t-il d'entreprises Autochtone au Canada?

Selon le Conseil national de développement économique des Autochtones, le Canada compte plus de 50 000 entreprises autochtones.

Quelle est la procédure d'inscription et de vérification?

Au moment de l'inscription au REA, une entreprise doit démontrer qu'elle est détenue et contrôlée à au moins 51 % par des Autochtones.

Les candidats souhaitant être ajoutés au REA soumettent une demande à SAC par le biais d'un portail en ligne. SAC évalue ensuite la demande en fonction des critères d'admissibilité, qui exigent que les entreprises soient détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones.

Avant qu'une entreprise soit inscrite au REA, le propriétaire doit fournir à SAC la documentation nécessaire pour prouver qu'il est Autochtone et résident canadien. SAC collabore avec les communautés autochtones pour valider l'authenticité de la documentation.

Le propriétaire de l'entreprise doit également prouver la propriété et le contrôle autochtones en fournissant des informations sur l'entreprise et des documents justificatifs, comme les documents de gouvernance et ceux relatifs à la structure organisationnelle.

Au besoin, un vérificateur tiers peut être invité à examiner et à vérifier les renseignements, en fonction de la complexité de la structure organisationnelle. Par exemple, il peut être demandé à un vérificateur tiers d'examiner et de vérifier la structure de l'entreprise ou la structure de propriété afin d'évaluer si les critères de propriété et de contrôle autochtones à au moins 51 % sont remplis lorsqu'il s'agit d'une coentreprise.

Les preuves d'appartenance à un peuple autochtone prises en compte pour l'inscription au Répertoire des entreprises autochtones sont notamment les suivantes :

  • inscription au Registre des Indiens au Canada;
  • statut de citoyen de la Fédération Métisse du Manitoba, de la Northwest Territory Métis Nation, ou d'un des membres dirigeants du Ralliement national des Métis, y compris la Métis Nation Saskatchewan, la Métis Nation of Alberta, la Métis Nation British Columbia et la Métis Nation of Ontario;
  • appartenance à une organisation affiliée au Congrès des peuples autochtones ou à une autre organisation autochtone reconnue au Canada;
  • acceptation en tant que personne autochtone par une communauté autochtone établie au Canada;
  • inscription ou droit à l'inscription en vertu d'une entente sur le règlement d'une revendication territoriale globale ou appartenance ou droit à l'appartenance à un groupe dont la revendication territoriale a été acceptée.

La preuve de la résidence au Canada comprend un permis de conduire provincial ou territorial, un bail ou tout autre document approprié.

Les entreprises figurant sur la liste des entreprises bénéficiaires d'un traité moderne sont confirmées comme étant autochtones par le groupe autochtone avec lequel le Canada a signé le traité moderne.

Est-il facile pour une entreprise de s'inscrire au REA?

La demande peut être présentée en ligne, et la procédure est conviviale. Les demandes sont examinées de près par le personnel SAC, qui vérifie qu'elles sont complètes et détermine l'admissibilité de l'entreprise. Les candidats doivent fournir en ligne des informations de base sur l'entreprise, ainsi que des documents prouvant la propriété et le contrôle autochtones. SAC collabore avec les communautés autochtones pour valider l'authenticité de la documentation. Au besoin, SAC fera appel à un vérificateur tiers pour examiner et vérifier les informations. Par exemple, SAC peut demander à un vérificateur tiers d'examiner et de vérifier la structure de l'entreprise ou la structure de propriété afin d'évaluer si les critères de propriété et de contrôle autochtones à au moins 51 % sont remplis.

Si les entreprises ont de la difficulté à s'inscrire au REA, elles peuvent contacter SAC directement pour discuter de leur demande et obtenir de l'aide : REA-IBD@sac-isc.gc.ca.

Que fait SAC pour vérifier les entreprises déjà inscrites au REA qui pourraient ne pas respecter les critères? SAC prend-il des mesures pour améliorer ses processus d'inscription?

L'admissibilité au REA est validée au moins tous les deux ans pour chaque entreprise vérifiée.

SAC exige des entreprises qu'elles fournissent des documents acceptables à l'appui du statut d'Autochtone, comme une carte de statut ou des documents délivrés par des organisations ou des communautés qui ont une relation établie avec le Canada. SAC n'accepte pas l'auto-identification ou l'adhésion à des organisations qui ne sont pas actuellement reconnues par le Canada. SAC procède à des vérifications pour s'assurer que les entreprises inscrites au REA continuent de répondre aux critères d'admissibilité.

Les entreprises inscrites qui n'ont pas été en mesure de prouver leur admissibilité ont été retirées du REA. Les travaux de tenue à jour du REA par SAC se poursuivent en permanence. *Pour plus d'informations sur les vérifications, veuillez consulter la fiche thématique Vérifications 101.

Propriété et contrôle : SAC a renforcé son évaluation de la propriété et du contrôle autochtones. Les preuves de propriété examinées comprennent les articles de constitution, les conventions d'actionnaires, les registres d'actionnaires, les règlements, les résolutions et les accords de partenariat ou de coentreprise. Pour les entreprises détenues par plusieurs personnes, SAC détermine quelles sont les personnes qui répondent aux critères d'admissibilité autochtones de la SAEA et qui possèdent au moins 51 % des parts et du contrôle.

Projet de vérification des entreprises existantes dans le REA : En 2022, SAC a procédé à un examen approfondi de plus de 1 500 entreprises inscrites au REA avant 2019. À la suite de l'examen, plus de 1 100 entreprises ont été retirées du REA parce qu'elles n'avaient pas répondu ou ne répondaient pas aux critères d'admissibilité de la SAEA.

Vérificateur tiers : En juillet 2024, SAC a retenu les services d'un nouveau cabinet d'experts-conseils pour mener des vérifications de conformité, y compris des vérifications préalables et postérieures à l'attribution de marchés. Depuis novembre 2024, SAC travaille avec ces vérificateurs pour vérifier que toutes les coentreprises actuellement inscrites au REA répondent aux critères d'admissibilité de la SAEA.

De nombreuses personnes et organisations autochtones nous ont dit que le Répertoire des entreprises autochtones, administré par SAC, présentait de graves lacunes. Pourquoi le gouvernement crée-t-il sa propre liste d'entreprises autochtones au lieu de s'appuyer sur des listes élaborées par des organisations autochtones?

Le gouvernement du Canada comprend l'importance de la vérification du statut d'Autochtone par les peuples autochtones. La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones font appel à un engagement en faveur de l'autodétermination.

Dans le cadre du processus quinquennal d'engagement et d'élaboration conjointe visant à améliorer les politiques et les programmes d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, les partenaires autochtones ont souligné l'importance cruciale du fait que ce soit les peuples autochtones qui vérifient les entreprises et attestent qu'elles sont autochtones.

En collaboration avec des partenaires autochtones, nous étudions la possibilité d'intégrer des listes d'entreprises créées et gérées par des Autochtones, telles que la liste de la Manitoba Métis Federation et la base de données du Répertoire des entreprises inuites.

Services aux Autochtones Canada utilise en fait des listes d'entreprises autochtones qui ont été créées et sont tenues à jour par les peuples autochtones. Plus précisément, SAC utilise les listes d'entreprises bénéficiaires des traités modernes pour permettre aux entreprises autochtones d'être admissibles à des marchés dans le cadre de la SAEA.

Quelles sont les raisons pour lesquelles une entreprise peut être retirée du REA?

SAC doit respecter la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Loi sur l'accès à l'information, et ne peut donc pas divulguer les raisons du retrait d'une entreprise. Plus précisément, SAC est tenu de protéger les renseignements de tiers « qui comprennent des renseignements liés à des secrets industriels, des renseignements financiers, commerciaux, scientifiques ou techniques » qui pourraient entraîner des pertes ou des profits financiers importants ou porter préjudice à la position concurrentielle; qui pourraient nuire à la négociation de marchés (Loi sur l'accès à l'information, paragraphe 20(1)).

Généralement, une entreprise peut être retirée du REA si SAC n'est pas en mesure de vérifier qu'elle respecte les critères d'admissibilité.

Une entreprise peut également être retirée si un fournisseur est exclu ou suspendu par le Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, Bureau dont le mandat consiste à renforcer l'intégrité et la surveillance de la procédure de passation des marchés afin de garantir que le Canada ne passe pas de marchés avec des fournisseurs préoccupants.

Le fait d'être inscrit au REA signifie-t-il qu'une entreprise recevra des contrats?

Si une entreprise est inscrite au REA, c'est qu'elle est considérée comme une entreprise autochtone selon les critères d'admissibilité au REA. L'inscription au REA ne garantit pas que l'entreprise recevra des contrats réservés aux entreprises autochtones, car la majorité des contrats liés à la SAEA, à l'instar des contrats non liés à la SAEA, sont des contrats concurrentiels.

Les entreprises inscrites au REA peuvent-elles recevoir des contrats fédéraux qui ne sont pas réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Oui, les entreprises inscrites au REA participent régulièrement à des processus concurrentiels pour remporter des contrats qui n'ont pas été réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, et elles se voient attribuer de tels contrats. Ces contrats sont pris en compte dans l'atteinte de la cible minimale obligatoire de 5 % fixé par le gouvernement. Au cours de l'exercice 2022-2023 (première année où les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC concernant l'atteinte de la cible minimale obligatoire d'approvisionnement de 5 % auprès des Autochtones), environ la moitié de la valeur des contrats du gouvernement du Canada attribués à des entreprises autochtones était liée à des marchés autres que ceux réservés dans le cadre de la SAEA.

Situation actuelle

SAC continue d'impliquer activement les partenaires autochtones dans l'élaboration d'une nouvelle Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, qui améliorera les politiques, les garanties et les processus en matière d'approvisionnement pour les entreprises autochtones.

Un élément principal de ce travail de collaboration est la détermination d'une voie à suivre pour transférer l'administration du REA aux partenaires autochtones, de sorte que les peuples autochtones déterminent ce qui constitue une entreprise autochtone.

À l'heure actuelle, SAC continue de tenir à jour le REA, et les responsables des marchés publics du gouvernement du Canada peuvent se fier à ce répertoire et aux listes des entreprises bénéficiaires des traités modernes pour identifier les entreprises autochtones susceptibles de répondre aux besoins en matière d'achats.

3. Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Messages clés

  • La Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones réserve (ou limite) les appels d'offres aux entreprises autochtones dans les procédures d'approvisionnement fédéral. Les contrats réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones sont un moyen pour les ministères et les organismes d'aider les entreprises autochtones à se développer. L'approvisionnement a un effet positif direct sur les Autochtones propriétaires de l'entreprise et un impact socioéconomique positif indirect sur les communautés plus larges.
  • Pour être admissibles à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, les entreprises doivent être détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones et, lorsque des contrats sont réservés aux entreprises autochtones, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par l'entrepreneur autochtone ou une combinaison de l'entrepreneur principal et de sous-traitants autochtones.

Contexte

La Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA) réserve (ou limite) la participation aux marchés fédéraux pour des biens, des services ou des travaux de construction aux entreprises autochtones, conformément aux critères d'admissibilité de la SAEA.

Les responsables de l'approvisionnement de chaque ministère et organisme du gouvernement du Canada sont tenus d'utiliser des marchés réservés dans le cadre de la SAEA dans les cas où les approvisionnements sont destinés à une région où les Autochtones représentent au moins 51 % de la population ou où la population autochtone sera le bénéficiaire du bien, du service ou de la construction, et lorsqu'il n'y a pas de conflit avec les obligations d'approvisionnement prévues par les traités modernes. Les responsables de l'approvisionnement du gouvernement du Canada peuvent aussi recourir à des marchés réservés dans le cadre de la SAEA de manière volontaire dans le cadre des processus d'approvisionnement réguliers.

Le critère de contenu autochtone exige qu'au moins 33 % de la valeur totale du travail effectué dans le cadre d'un contrat de la SAEA soit réalisé par l'entreprise autochtone qui a obtenu le contrat ou par une combinaison de cette entreprise et d'autres entreprises (telles que les sous-traitants) qui satisfont également au critère de propriété et de contrôle autochtone de 51 %.

Quelles sont les entreprises qui peuvent prétendre à des contrats dans le cadre de la SAEA?

Pour pouvoir prétendre à un contrat en vertu de la SAEA, une entreprise autochtone doit satisfaire aux exigences de la SAEA, c'est-à-dire être détenue et contrôlée à 51 % par des Autochtones, et démontrer sa capacité à respecter l'exigence de 33 % de contenu autochtone tout au long de la durée du contrat. En outre, une entreprise autochtone doit être activement inscrite sur la liste du REA ou sur une liste d'entreprises signataires d'un traité moderne au moment de l'attribution du contrat.

Comment les coentreprises fonctionnent-elles dans le contexte de la SAEA?

Les coentreprises sont un moyen pour les entreprises autochtones de renforcer leurs capacités et de bénéficier d'un transfert de compétences et de connaissances. Les coentreprises contrôlées par des Autochtones peuvent répondre à des appels d'offres réservés aux entreprises autochtones, pour autant qu'elles continuent de satisfaire aux critères de la SAEA, à savoir 51 % de propriété et de contrôle autochtones, et qu'elles respectent le critère de 33 % de contenu autochtone pendant toute la durée du contrat.

Quelle est l'histoire derrière la SAEA?

En 1995, le Cabinet a approuvé les critères d'admissibilité pour la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. La SAEA a été lancée en 1996 et, depuis lors, elle soutient les entreprises autochtones dans le cadre de la procédure d'approvisionnement fédéral. Entre 2018 et 2021, le gouvernement du Canada a tenu des consultations avec les entreprises autochtones, et des modifications mineures ont été apportées en 2021 pour refléter ce que nous avons entendu lors de ces consultations. Depuis 2021, d'importants engagements ont été pris concernant une éventuelle transformation du programme dans le cadre du mandat de 2021 visant à élaborer une stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. * Voir la section sur les réformes pour les renseignements les plus récents.

4. Réformes de la Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Messages clés

  • En 2021, SAC a mis en place un processus quinquennal visant à impliquer des partenaires et à élaborer conjointement une Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones afin d'améliorer les politiques et les programmes existants dans ce domaine.
  • Ce processus quinquennal est en cours. SAC est activement à l'écoute des conseils et de l'expérience des partenaires autochtones.
  • Un élément principal de ce travail de collaboration est la détermination d'une voie à suivre pour transférer l'administration du REA aux partenaires autochtones, de sorte que les peuples autochtones déterminent ce qui constitue une entreprise autochtone.

Contexte

SAC continue de travailler avec les partenaires autochtones dans l'élaboration d'une nouvelle Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (STAEA), qui améliorera les politiques et les processus en matière d'approvisionnement pour les entreprises autochtones.

Un élément principal de ce travail de collaboration est la détermination d'une voie à suivre pour transférer l'administration du REA aux partenaires autochtones, de sorte que les peuples autochtones déterminent ce qui constitue une entreprise autochtone.

Le travail de SAC sur une STAEA est conforme aux principes d'autodétermination énoncés dans le cadre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Quelles sont précisément les réformes envisagées?

Les discussions aux réunions d'élaboration conjointe se sont concentrées sur les priorités suivantes :

  1. Transférer la fonction de définition et de vérification d'une entreprise autochtone aux Autochtones et mettre fin aux activités du Répertoire des entreprises autochtones géré par SAC;
  2. Modifier les exigences actuelles de la politique d'approvisionnement, afin de supprimer les marchés réservés nationaux complexes et de mettre en place des options pour des appels d'offres limités à l'échelle locale et régionale. Aussi, mettre en place des exigences obligatoires visant l'inclusion de plans de participation des Autochtones dans les contrats (tels que les attentes en matière d'emploi, de formation ou de sous-traitance).
  3. Continuer à élaborer conjointement des options telles qu'un portail en ligne à guichet unique permettant de rassembler et de diffuser des renseignements vérifiés sur les entreprises fournis par des organisations autochtones reconnues et divers types de listes d'entreprises (géré à l'extérieur du gouvernement).
  4. Simplifier tous les processus d'approvisionnement; il s'agit notamment d'intégrer davantage de lignes directrices pour soutenir les entreprises autochtones, comme des services personnalisés et des mécanismes de recours pour les entreprises autochtones qui travaillent avec le gouvernement.
  5. Élaborer des stratégies de mise en œuvre provisoires afin de faciliter la transition vers les nouveaux processus et politiques pour les responsables des approvisionnements. Il s'agit notamment de fournir un catalogue de liens directs vers les listes d'entreprises existantes sur le site web de SAC et de mettre à jour les processus d'approvisionnement et les orientations sur les pratiques exemplaires en matière de mobilisation et de plans de participation des Autochtones jusqu'à ce que l'élaboration conjointe des changements stratégiques plus vastes et du portail à guichet unique soit achevée.

D'autres questions clés ont été soulevées lors de la table d'élaboration conjointe et d'autres consultations, notamment des concepts comme la possibilité d'appuyer une organisation des Premières Nations chargée de l'approvisionnement, l'adoption de nouvelles définitions pour caractériser les entreprises autochtones et le développement d'une source unique faisant autorité pour regrouper les listes d'entreprises, et ce, en utilisant les renseignements recueillis par les organisations autochtones. Toutefois, aucun consensus clair ne s'est dégagé sur ces questions, et il convient de poursuivre les discussions (notamment en se fondant sur les distinctions, auprès des dirigeants des Premières Nations, des Inuit et des Métis).

Quels sont les partenaires autochtones avec lesquels SAC travaille sur la transformation? 

SAC a financé 30 organisations autochtones nationale, organisations de développement économique des Autochtones et organisations régionales, et il a travaillé en étroite collaboration avec elles dans le cadre de ces réformes. Parmi ces partenaires figurent l'Association nationale des sociétés autochtones de financement (ANSAF), le Conseil canadien pour l'entreprise autochtone (CCEA), l'Assemblée des Premières Nations (APN), le Ralliement national des Métis (RNM) et l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK).

En tant que table d'élaboration conjointe, les membres se sont réunis pour la première fois en avril 2024, puis en mai, en juin et en septembre (parfois en ligne, parfois en personne). La table a été modifié et relancée avec 30 membres pour travailler à d'élaboration conjointe en fonction du mandat fourni par le gouvernement en 2021 (élaborer conjointement des plans de mise en œuvre et poursuivre la transformation des politiques et des programmes liés à l'approvisionnement auprès d'entreprises autochtones).

Au cours des deux dernières années, SAC, soutenu par diverses organisations autochtones régionales et nationales, a organisé plus de cinquante (50) consultations et séances de renforcement des relations. Ces différentes séances ont permis d'impliquer environ cinq cent cinquante (550) organisations autochtones nationales, entreprises autochtones, responsables et organisations de développement économique autochtones, dirigeants autochtones et institutions financières autochtones.

Outre ces engagements, SAC a également financé des initiatives de recherche et de renforcement des capacités avec le Conseil canadien pour l'entreprise autochtone (CCEA), le Conseil pour l'avancement des agents de développement autochtones (CAADA) et l'Autorité financière des Premières Nations (AFPN). Ces derniers ont mené des recherches et développé des validations de principe pour démontrer les possibilités de transformation dans le domaine de l'approvisionnement. Par exemple, l'AFPN a développé des recherches et des projets pilotes liés à la caution de soumission, le CAADA a élaboré des validations de principe pour l'intégration des données commerciales du guichet unique et le CCEA a mené son initiative de changement de l'offre.

SAC a conclu une convention de financement avec l'APN en décembre 2022 afin de soutenir sa participation et ses recherches en matière d'approvisionnement et de développement économique. Le personnel de l'APN a également participé aux réunions du groupe d'élaboration conjointe de la STAEA tout au long de l'année 2024.

Statut actuel

SAC continue de collaborer avec des organisations et des entreprises autochtones dans le cadre des réunions du groupe d'élaboration conjointe, des mécanismes bilatéraux permanents et des réunions régulières avec les organisations autochtones nationales et les organisations économiques autochtones nationales. SAC poursuit l'examen des propositions de réforme et d'élaboration conjointe dans le cadre de sa stratégie de réconciliation économique jusqu'à l'automne 2024.

5. En quoi consiste l'objectif de 5 %?

Messages clés

  • En août 2021, le gouvernement du Canada a annoncé la mise en place d'une obligation pour les ministères et organismes fédéraux de veiller à ce qu'un minimum de 5 % de la valeur totale des contrats soit attribué à des entreprises autochtones chaque année.
  • Au cours de l'exercice 2022-2023, le gouvernement du Canada a accordé plus de 1,6 milliard de dollars de contrats à des entreprises autochtones. Ce montant représente 6,27 % de la valeur de tous les contrats fédéraux attribués au cours de l'exercice 2022-2023.
  • La cible du 5 % vise tous les marchés fédéraux conclus avec des entreprises autochtones détenues et contrôlées à au moins 51 % par des Autochtones. Il s'agit notamment des appels d'offres limités pour un marché réservé dans le cadre de la SAEA, des contrats remportés lors d'appels d'offres ouverts, des contrats conclus avec des entreprises bénéficiaires de traités modernes et d'autres contrats, tels que les contrats de sous-traitance, lorsqu'il est possible d'en assurer le suivi.
  • Il est important de noter qu'il s'agit d'un seuil et non d'un plafond. Les ministères sont encouragés à dépasser 5 %, comme l'a fait SAC pour l'exercice 2022-2023. SAC a attribué 17,68 % de la valeur de ses contrats à des entreprises autochtones.

Contexte

L'objectif obligatoire de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones du gouvernement du Canada exige que tous les ministères et organismes fédéraux veillent à ce que, d'ici à la fin de l'exercice 2024-2025, un minimum de 5 % de la valeur totale des contrats soit détenu par des entreprises autochtones.

Les peuples autochtones au Canada représentent environ 5 % de l'ensemble de la population canadienne; cependant, ils se sont toujours vu attribuer un pourcentage inférieur de contrats fédéraux. L'objectif de 5 % a été fixé en fonction de cette population et vise à tirer parti des dépenses publiques pour favoriser la croissance des entreprises autochtones et améliorer les conditions socioéconomiques des communautés autochtones.

Comment détermine-t-on qu'une entreprise est autochtone pour l'atteinte de l'objectif obligatoire de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Aux fins de l'objectif de 5 %, une entreprise autochtone est définie comme étant détenue et contrôlée au moins à 51 % par des Autochtones et présentant au moins l'une des caractéristiques suivantes :

  • détenue et gérée par des Aînés, des conseils de bande et des conseils tribaux;
  • inscrite au Répertoire des entreprises autochtones du gouvernement du Canada;
  • inscrite sur une liste d'entreprises bénéficiaires d'un traité moderne.
Quels contrats sont pris en compte dans l'atteinte de la cible minimale obligatoire de 5 %?

Tout contrat ou sous-contrat attribué à une entreprise qui répond à la définition ci-dessus peut être pris en compte dans l'atteinte de la cible minimale de 5 %. Il peut s'agir de divers mécanismes d'approvisionnement, comme :

  • marchés attribués dans le cadre des marchés réservés de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA);
  • marchés attribués aux bénéficiaires d'un traité moderne pour satisfaire aux obligations en matière d'approvisionnement des traités modernes applicables;
  • marchés attribués aux entreprises autochtones enregistrées dans le Répertoire des entreprises autochtones (REA) ou à un bénéficiaire d'un traité moderne;
  • autres types de possibilités de marchés que les ministères peuvent suivre et qui répondent aux mêmes critères pour les entreprises autochtones, par exemple les possibilités de sous-traitance accordées aux entreprises autochtones ou les contrats qui ont été conclus au moyen d'une carte d'achat d'une valeur maximale de 10 000 $.

Les ministères sont chargés d'assurer le suivi de leurs contrats et de vérifier que les fournisseurs satisfont aux critères applicables aux entreprises autochtones avant de demander l'approbation de leurs administrateurs généraux et de les soumettre à SAC.

Comment calcule-t-on la valeur totale des marchés accordés aux entreprises autochtones?

Le pourcentage est déterminé par chaque ministère. Les ministères calculent la valeur totale des contrats attribués aux entreprises autochtones au cours de l'exercice financier (A) divisée par la valeur totale de tous les contrats attribués au cours de l'exercice financier (B) moins les exceptions approuvées par l'administrateur général (C) pour cet exercice financier, et en multipliant le résultat par 100. Ce chiffre est utilisé pour mesurer les résultats et les plans visant à atteindre l'objectif minimal de 5 %.

Formule : A/(B−C)×100 %

Ces renseignements sont approuvés par les administrateurs généraux et soumis à SAC pour être compilés dans des rapports publics publiés chaque année.

Quels sont les résultats à ce jour de l'objectif obligatoire minimal de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Les données pour l'exercice 2022-2023 (la première année où les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC dans le cadre de l'objectif minimal obligatoire de 5 % pour l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones) sont accessibles au public sur le portail Gouvernement ouvert dans le rapport en ligne sur la cible minimale obligatoire de 5 % pour l'exercice de 2022 à 2023. Au cours de l'exercice 2022-2023, des contrats d'une valeur de 1,6 milliard de dollars ont été attribués à des entreprises autochtones. Ce montant représente 6,27 % de la valeur de tous les contrats fédéraux attribués au cours de cet exercice.

Étant donné que l'exercice 2022-2023 était le premier exercice pour lequel les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC dans le cadre de l'objectif minimal obligatoire de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, SAC ne dispose pas de données sur la valeur totale des contrats attribués à des entreprises autochtones pour les autres exercices.

Conformément à la Directive sur la gestion de l'approvisionnement, SAC doit publier des données à l'échelle du gouvernement sur l'objectif minimal obligatoire de 5 % d'approvisionnement autochtone dans les 12 mois suivants la fin de l'exercice financier.

Certains partenaires autochtones ont critiqué les résultats obtenus par rapport à l'objectif de 5 %, soit 1,6 milliard de dollars en 2022-2023. Les rapports du gouvernement sont-ils exacts?

La méthodologie du gouvernement du Canada est solide et détaillée dans le rapport public sur l'objectif minimal obligatoire de 5 % pour l'exercice 2022-2023.

Les rapports sont soumis par chaque ministère à SAC, et signés par leurs sous-ministres. Les responsables du SAC vérifient que les renseignements répondent aux exigences de la politique et collaborent avec les ministères pour les mettre à jour si nécessaire, avant de procéder à une analyse plus approfondie et de publier les résultats. En outre, les données brutes illustrant ces résultats sont publiées sur le portail Gouvernement ouvert.

Situation actuelle

  • Les données pour l'exercice 2022-2023 (la première année où les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC dans le cadre de l'objectif minimal obligatoire de 5 % pour l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones) sont accessibles au public sur le portail Gouvernement ouvert dans le rapport en ligne sur la cible minimale obligatoire de 5 % pour l'exercice de 2022 à 2023. Au cours de l'exercice 2022-2023, des contrats d'une valeur de 1 632 326 114 $ ont été attribués à des entreprises autochtones. Ce montant représente 6,27 % de la valeur de tous les contrats fédéraux attribués au cours de l'exercice 2022-2023.
  • Étant donné que l'exercice 2022-2023 était le premier exercice pour lequel les ministères étaient tenus de communiquer des données à SAC dans le cadre de l'objectif minimal obligatoire de 5 % d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, SAC ne dispose pas de données sur la valeur totale des contrats attribués à des entreprises autochtones pour les autres exercices.
  • SAC recueille actuellement les rapports sur l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones approuvés par les sous-ministres pour 2023-2024, auprès de 96 ministères et organismes. Ces informations sont attendues pour novembre 2024. Conformément à la Directive sur la gestion de l'approvisionnement, SAC publiera des données à l'échelle du gouvernement sur l'objectif minimal obligatoire de 5 % d'approvisionnement autochtone dans les 12 mois suivants la fin de l'exercice financier.

6. Rôles et responsabilités

Messages clés

  • Services aux Autochtones Canada joue un rôle consultatif et administratif dans la mise en œuvre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
  • Chaque ministère et organisme est responsable des contrats qu'il attribue et doit notamment s'assurer que l'entrepreneur respecte les exigences de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

Contexte

Quel est le rôle de Services aux Autochtones Canada en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Le rôle de Services aux Autochtones Canada est de :

  • inscrire les entreprises autochtones au REA, valider leur inscription et assurer la fonction de vérification, y compris les vérifications préalables et postérieures à l'attribution, et les vérifications discrétionnaires;
  • diriger l'élaboration de nouvelles mesures et orientations concernant la SAEA;
  • diriger la coordination, la sensibilisation et la prise de conscience de la communauté de l'approvisionnement fédéral et de la communauté des entreprises autochtones;
  • coordonner les plans d'approvisionnement des ministères afin de soutenir les activités de suivi et d'établissement de rapports;
  • agir en tant que point de contact pour des conseils au sujet de la SAEA et son interprétation;
  • consolider les résultats obtenus par les ministères pour l'atteinte de l'objectif minimal de 5 % et en rendre compte publiquement chaque année;
  • mener une mobilisation et des consultations véritables, accessibles aux partenaires autochtones et à la communauté d'approvisionnement fédéral, en vue d'une stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones à long terme.
Quel est le rôle du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Le rôle du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) du Canada est de :

  • soutenir SAC dans l'élaboration de nouvelles mesures et orientations concernant la SAEA;
  • soutenir SPAC dans l'offre de conseils stratégiques sur l'approvisionnement complexe et les cas qui nécessitent l'approbation du Conseil du Trésor;
  • établir des exigences en matière de rapports afin de publier des informations trimestrielles sur le portail Gouvernement ouvert pour garantir la transparence et la responsabilité;
  • soutenir SAC dans l'élaboration de formations et d'outils obligatoires à l'échelle du gouvernement pour les fonctionnaires fédéraux;
  • fournir une expertise en matière de rapports sur la Stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones à long terme avec les partenaires autochtones et les entreprises canadiennes.
Quel est le rôle de Services publics et Approvisionnement Canada en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones?

Le rôle de Services publics et Approvisionnement Canada est de :

  • soutenir SAC dans l'élaboration de nouvelles mesures et orientations relatives à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, y compris l'application de la pondération et de l'évaluation des plans de participation des Autochtones;
  • en collaboration avec SAC, coordonner les activités de sensibilisation des entreprises autochtones à la procédure d'approvisionnement du gouvernement fédéral;
  • coordonner la sensibilisation auprès de la communauté de l'approvisionnement fédéral;
  • développer des offres permanentes et des arrangements en matière d'approvisionnement pour stimuler le développement autochtone pour les principaux biens et services;
  • rédiger ou mettre à jour les clauses contractuelles sur la base des orientations de SAC;
  • en collaboration avec SAC, travailler avec les partenaires autochtones pour cerner, réduire et éliminer les obstacles à l'approvisionnement fédéral;
  • fournir une expertise opérationnelle sur la Stratégie de transformation de l'approvisionnement à long terme avec les partenaires autochtones et les entreprises canadiennes.
Quel est le rôle de SAC dans la mise en œuvre de l'objectif de 5 %?

Conformément à la Directive sur la gestion de l'approvisionnement, les 96 ministères et organismes figurant dans les annexes roman numeral 1, roman numeral 1.1. et roman numeral 2 sont tenus de soumettre à SAC des rapports sur leur rendement par rapport à l'objectif minimal obligatoire de 5 % en matière d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.

Sur la base des données reçues des ministères et des organismes, un rapport sur le rendement de l'ensemble du gouvernement par rapport à l'objectif minimal obligatoire pour l'année 2022-2023 a été publié sur le site Web Gouvernement ouvert en mars 2024.

Conformément à la Directive sur la gestion de l'approvisionnement, SAC est également responsable de l'envoi d'une lettre d'appel annuelle aux administrateurs généraux pour leur rappeler de soumettre des plans en matière d'approvisionnement précisant comment ils comptent atteindre l'objectif minimal obligatoire pour l'exercice suivant et de la publication des données sur le rendement de l'ensemble du gouvernement par rapport à l'objectif minimal obligatoire dans les 12 mois qui suivent la fin de l'exercice.

Ces données de planification indiquent non seulement les domaines dans lesquels un besoin d'approvisionnement autochtone est prévu, mais aussi les domaines dans lesquels des lacunes ont été observées au niveau des capacités des entreprises autochtones.

La prévention de la fraude fait-elle partie du rôle de SPAC? Fait-elle partie des activités de SAC en matière d'approvisionnement autochtone?

Chaque ministère et organisme, y compris SAC, a un rôle important à jouer dans la prévention de la fraude.

Si SAC soupçonne qu'une entreprise a commis une fraude, le Ministère prendra toutes les mesures nécessaires, y compris le signalement de la fraude présumée aux autorités chargées de l'application de la loi.

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a également un rôle à jouer dans la prévention, la détection et l'intervention en cas de fraude afin de préserver l'intégrité de l'ensemble de l'approvisionnement fédéral. Par exemple, en mai 2024, SPAC a annoncé la création du Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs pour renforcer l'intégrité et la surveillance du processus d'approvisionnement afin d'aider à garantir que le Canada ne passe pas de contrat avec des fournisseurs préoccupants. Les responsables de SAC collaborent avec SPAC et le Bureau de l'intégrité des fournisseurs pour élaborer des processus visant à améliorer les processus et les communications en cas de soupçon de fraude.

7. Vérifications et conformité

Messages clés

  • Les vérifications de la conformité sont l'un des moyens utilisés par SAC pour s'assurer que les entreprises qui exécutent les contrats attribués dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones respectent les critères de cette politique.
  • Il existe trois principaux types de vérifications réalisées dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
    1. Vérifications antérieures
    2. Vérifications postérieures
    3. Vérifications discrétionnaires
  • L'activité de vérification est souvent menée par des vérificateurs d'entreprise tiers qui examinent les informations commerciales en fonction des critères d'admissibilité au programme.
  • Les autorités contractantes (ministères) sont chargées de gérer les modalités contractuelles et de veiller au respect des exigences des contrats et des politiques. Les vérifications sont une mesure supplémentaire qui peut être appliquée par SAC pour renforcer l'intégrité du programme.

Contexte

Lorsqu'un ministère demandeur informe SAC qu'un contrat d'une valeur égale ou supérieure à 2 millions de dollars sera octroyé dans le cadre de la SAEA, SAC effectue des vérifications antérieures obligatoires pour s'assurer que l'entreprise satisfait aux critères de propriété et de contrôle; toutefois, des vérifications antérieures peuvent être effectuées pour des contrats inférieurs à 2 millions de dollars lorsque le ministère demandeur, l'autorité contractante ou SAC en détermine la nécessité.

Une entreprise qui remporte un contrat réservé dans le cadre de la SAEA certifiera dans son offre qu'elle respectera l'exigence de 33 % de contenu autochtone tout au long du contrat. Cette exigence est incorporée dans les modalités du contrat. Le ministère demandeur est chargé de contrôler le respect des conditions contractuelles, notamment en ce qui concerne la propriété, le contrôle et la participation des Autochtones, conformément aux modalités du contrat.

Les vérifications postérieures peuvent être réalisées une fois le contrat achevé. Elles vérifient que l'entrepreneur a respecté les critères de la SAEA pendant toute la durée du contrat, y compris les critères relatifs au 33 % de contenu. Les vérifications postérieures constituent un niveau supplémentaire de contrôle de la conformité et doivent être demandées par le ministère demandeur lorsqu'il soupçonne que les exigences de la SAEA n'ont pas été respectées tout au long de la période de livraison.

Une vérification de la conformité peut également être effectuée sur une base discrétionnaire. Elle n'est liée à aucune exigence préalable ou postérieure à l'attribution d'un contrat. L'objectif de la vérification de la conformité est d'assurer l'intégrité du REA en garantissant que les entreprises inscrites au REA respectent les exigences de la SAEA.

Quel pourcentage des contrats octroyés dans le cadre de la SAEA pourrait faire l'objet d'une vérification antérieure? Faut-il procéder à des vérifications antérieures pour tous les contrats octroyés dans le cadre de la SAEA?

Tous les contrats octroyés dans le cadre de la SAEA pourraient faire l'objet d'une vérification antérieure. Toutefois, le gouvernement du Canada adopte une approche fondée sur le risque pour les vérifications antérieures. Tout comme le gouvernement du Canada pourrait procéder à un audit de chaque déclaration de revenus produite, le gouvernement pourrait théoriquement effectuer une vérification antérieure pour chaque contrat attribué dans le cadre de la SAEA. Cela serait toutefois inutile, très coûteux et punirait involontairement les entreprises autochtones en ralentissant le processus d'approvisionnement. Bien que ces vérifications soient requises pour tout contrat supérieur à 2 millions de dollars faisant appel à un marché réservé prévu dans le cadre de la SAEA, SAC compte sur les ministères pour en faire la demande.

À quelle fréquence doit-on effectuer des vérifications?

Des vérifications de l'admissibilité au Répertoire des entreprises autochtones (exigence de propriété et de contrôle autochtones de 51 %) sont effectuées pour chaque entreprise lorsque celle-ci présente une demande d'inscription au Répertoire des entreprises autochtones (REA). De plus, SAC vérifie tous les deux ans l'admissibilité de chaque entreprise du REA dans le cadre de sa mise à jour continue du répertoire.

Des vérifications sont réalisées au besoin. Plus précisément, des vérifications antérieures sont effectuées lorsque les contrats attribués dans le cadre de la SAEA sont d'une valeur égale ou supérieure à 2 millions de dollars, ou lorsqu'un besoin est déterminé par le ministère demandeur, l'autorité contractante ou SAC.

Les vérifications postérieures constituent un niveau supplémentaire de contrôle de la conformité et sont demandées par le ministère demandeur lorsqu'on soupçonne que les exigences de la SAEA n'ont pas été respectées tout au long de la période de livraison. Des vérifications discrétionnaires sont réalisées au besoin.

Combien d'entreprises ont été retirées du Répertoire des entreprises autochtones depuis décembre 2023?

Sur les 19 vérifications antérieures effectuées depuis décembre 2023, 2 des 14 entreprises vérifiées (14 %) ont été jugées non conformes aux critères d'admissibilité. Ces entreprises ont été retirées du REA.

Les détails des rapports de vérification ne peuvent pas être divulgués, car ils contiennent des renseignements commerciaux de tiers et des renseignements personnels sur les propriétaires d'entreprises.

Des renseignements supplémentaires, y compris des rapports de vérifications réalisés depuis 2021 (dont les données d'identification ont été supprimées), ont été fournis au comité, à la suite de la demande formulée à la comparution de SAC le 24 octobre.

Que se passe-t-il si une entreprise est jugée conforme lors d'une vérification antérieure, mais non conforme lors d'une vérification postérieure?

Il est possible qu'une entreprise soit jugée conforme lors d'une vérification antérieure, mais non conforme lors d'une vérification postérieure, car l'entreprise n'a peut-être pas veillé à respecter l'exigence de contenu autochtone de 33 %. Aussi, il est possible que la propriété ou le contrôle d'une entreprise ait changé au cours d'un contrat. Dans les cas où une entreprise est jugée conforme lors d'une vérification antérieure, mais non conforme lors d'une vérification postérieure, le gouvernement du Canada pourrait procéder de l'une des façons suivantes :

  • retirer le profil de l'entreprise du REA;
  • résilier le dépôt de l'offre;
  • conserver la retenue;
  • exclure l'entreprise de la participation à de futurs marchés réservés;
  • résilier le contrat.

Situation actuelle

Au cours de l'exercice 2023-2024,

  • 798 vérifications de nouvelles entreprises ont été effectuées;
  • 7 vérifications antérieures ont été réalisées.

Depuis 2023,

  • 19 vérifications antérieures ont été réalisées par des vérificateurs de tierces parties;
  • 16 vérifications postérieures par des vérificateurs de tierces parties sont en cours.

8. Coentreprises

Messages clés

  • Environ 2 900 entreprises autochtones sont inscrites au REA. Parmi celles-ci, 111 entreprises sont inscrites en tant que coentreprises. Ces entreprises représentent moins de 4 % des entreprises inscrites au REA.
  • SAC a pris des mesures pour lancer une nouvelle vérification des 111 coentreprises inscrites au REA. Les travaux sont en cours.

Contexte

Qu'est-ce qu'une coentreprise?

Une coentreprise est une entreprise composée d'au moins deux entreprises autochtones ou d'une entreprise autochtone et d'une entreprise non autochtone, à condition que l'entreprise ou les entreprises autochtones détiennent au moins 51 % de la propriété et du contrôle de la coentreprise.

Les types de documents utilisés pour démontrer la conformité sont, entre autres, les suivants :

  • les documents de constitution en société;
  • le registre des actionnaires ou des membres;
  • les ententes de partenariat;
  • les accords de coentreprise;
  • l'enregistrement des noms commerciaux;
  • les arrangements bancaires;
  • les documents de gouvernance;
  • les procès-verbaux des réunions du conseil d'administration et des comités de gestion;
  • d'autres documents juridiques.
Quels sont les avantages d'une coentreprise?

Les avantages des coentreprises peuvent comprendre les suivants :

  • Les entreprises, quelle que soit leur taille, peuvent conclure un accord de coentreprise.
  • Les coentreprises peuvent offrir aux entreprises la possibilité de collaborer et de combiner leurs ressources, leur expertise et leurs réseaux professionnels, ce qui les aide à croître.
Combien de coentreprises figurant dans le Répertoire des entreprises autochtones ont obtenu des contrats?

Selon un examen des renseignements divulgués proactivement au cours des deux dernières années (2023 et 2024) concernant les contrats attribués aux coentreprises, et selon un examen des notifications d'attribution de marché transmises à Services aux Autochtones Canada par les ministères, SAC a pu déterminer qu'au moins 27 des 111 coentreprises inscrites au REA se sont vu attribuer au moins un marché au cours de cette période.

Il est important de noter deux limites à ces informations :

  1. La recherche a été effectuée en fonction de la dénomination sociale exacte, telle qu'elle figure dans le REA. Il est important de noter qu'il y a des problèmes d'intégrité concernant les données divulguées de manière proactive, notamment en raison d'erreurs de saisie par l'utilisateur (il est possible qu'un contrat soit répertorié en fonction d'un nom légèrement différent de la dénomination sociale exacte). Par conséquent, la recherche n'a pas permis d'identifier les contrats pour lesquelles la dénomination sociale n'a pas été consignée telle quelle.
  2. Les ministères sont tenus de signaler à SAC les contrats passés dans le cadre de la SAEA, mais le respect de cette obligation est irrégulier. Il est presque certain que des contrats sont attribués dans le cadre de la SAEA sans que SAC en soit informé. Par conséquent, il y a des problèmes d'intégrité en ce qui concerne les données dont dispose SAC.
Qu'est-ce qu'une société fictive?

Le terme « société fictive » peut signifier différentes choses pour différentes personnes; la définition peut donc être subjective et nuancée.

De manière générale, une société fictive s'entend d'une société où une entité ou un individu non autochtone profite indûment d'une entreprise ou d'un individu autochtone dans le but de bénéficier de marchés ou de politiques d'approvisionnement dont elle n'aurait pas autrement pu bénéficier. Il y a avantage déloyal quand les pratiques ou les arrangements nuisent à une entreprise autochtone ou quand il n'y a pas d'avantages ou de partenariats équitables.

Selon les témoignages recueillis par le Comité OGGO, la majorité des entreprises figurant dans le RAE sont des sociétés fictives. Est-ce vrai?

Les informations présentées par la chef régionale Joanna Bernard au Comité OOGO le 24 septembre ne correspondent pas aux données dont dispose SAC sur les entreprises autochtones vérifiées inscrites au REA. SAC a contacté l'APN pour vérifier la source des données utilisées pour étayer les informations présentées.

L'APN a répondu que le témoignage de la chef régionale se fondait en partie sur le rapport d'enquête conjoint de Global News et de la First Nations University of Canada (FNUniv) publié le 22 août 2024. SAC a contacté la FNUniv pour obtenir plus de renseignements sur les données sources utilisées pour étayer ce rapport.

Le Ministère attend avec impatience de recevoir les preuves disponibles afin que des mesures appropriées puissent être prises.

De plus, SAC a pris des mesures pour lancer une nouvelle vérification des 111 coentreprises inscrites au REA. Les travaux sont en cours.

Une transformation est-elle en cours dans ce domaine?

Compte tenu des commentaires formulés par les partenaires autochtones, ainsi que ceux formulés par les fonctionnaires chargés de superviser l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis, SAC envisage de renforcer les critères d'évaluation des coentreprises dans le cadre des travaux de transformation en cours.

Plus précisément, il pourrait s'agir d'exiger un plan de transfert de compétences et de capacités qui identifierait ce que le partenaire autochtone de la coentreprise espère obtenir de son partenaire commercial non autochtone dans le cadre de la relation. Le plan pourrait notamment préciser comment la coentreprise transférera des capacités à l'entreprise autochtone (p. ex. jalons, rapports annuels) et prévoir une exigence concernant la participation autochtone dans le contrat et les plans (p. ex. exigences en matière d'éducation, de formation et d'emploi pour les populations autochtones).

Une coentreprise est-elle tenue d'employer un certain nombre d'employés autochtones? Dans la négative, pourquoi?

Non. L'emploi autochtone ne fait pas partie de la définition d'une coentreprise ou de tout autre type d'entreprise autochtone.

Rien n'oblige les entreprises autochtones à fonctionner différemment des entreprises non autochtones, y compris en ce qui concerne les personnes qu'elles choisissent d'employer.

9. Non-conformité à la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Messages clés

  • Il existe des mesures de protection pour assurer le respect de la SAEA à plusieurs étapes du processus de passation de marchés.

Le respect de la SAEA est assuré tout au long du processus de passation de marchés.

  1. Le vendeur remplit une attestation indiquant que 33 % de la valeur des travaux réalisés dans le cadre du contrat doivent être effectués par une entreprise autochtone.
  2. Les conditions d'un contrat sont transmises aux sous-traitants, ce qui les oblige à prendre le même engagement.
  3. Le ministère qui reçoit le bien, le service ou la construction acquis doit vérifier, tout au long du contrat, que l'exigence de 33 % est respectée.
  4. Deux options de vérification peuvent être utilisées : une vérification discrétionnaire, qui peut être demandée à tout moment, ou une vérification postérieure, qui peut être demandée après l'achèvement du contrat pour vérifier la conformité si l'on craint que l'exigence de 33 % n'ait pas été respectée.
Quelles sont les mesures prises par SAC lorsqu'une entreprise est retirée de la liste parce qu'elle ne respecte pas les critères d'admissibilité de la SAEA?

Lorsque SAC constate qu'une entreprise ne respecte plus les critères d'admissibilité de la SAEA, l'entreprise a la possibilité de remédier à la situation. Si la non-conformité ne peut être corrigée, l'entreprise est retirée du REA et n'est plus admissible aux contrats en vertu de la SAEA. Les autorités contractantes sont informées, au besoin.

De plus, si l'entreprise vérifiée est jugée non conforme au titre de la SAEA, le gouvernement du Canada peut prendre les mesures contractuelles suivantes :

  • résilier le dépôt de l'offre
  • conserver la retenue
  • exclure l'entreprise de la participation à de futurs marchés réservés
  • résilier le contrat.

Si c'est justifié (p. ex. en cas de suspicion de fraude), le cas peut être transmis au Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, où il sera évalué conformément à la Politique d'inadmissibilité et de suspension.

Sur la base de cette évaluation des circonstances particulières de la situation, le registraire d'inadmissibilité et de suspension peut exercer son autorité pour suspendre ou exclure le fournisseur d'une future attribution de contrat par le gouvernement du Canada.

Le gouvernement a-t-il déjà employé l'une de ces quatre mesures dans un cas où une entreprise a été jugée non conforme au titre de la SAEA?

Le gouvernement du Canada doit se conformer à la Loi sur la protection des renseignements personnels et à la Loi sur l'accès à l'information; par conséquent, les renseignements relatifs à des cas précis ne peuvent pas être communiqués. La Loi stipule que le ministère est tenu de protéger les renseignements de tiers « qui comprennent des renseignements liés à des secrets industriels, des renseignements financiers, commerciaux, scientifiques ou techniques »; qui pourraient entraîner des pertes ou des profits financiers importants ou porter préjudice à la position concurrentielle; [et] qui pourraient nuire à la négociation de marchés (Loi sur l'accès à l'information, paragraphe 20(1)).

Pourquoi une entreprise jugée non conforme ne serait-elle pas automatiquement retirée du REA et donc non admissible aux contrats en vertu de la SAEA?

Lorsqu'une entreprise est jugée non conforme à l'exigence de 51 % de propriété et de contrôle et qu'elle n'est plus en mesure de fournir les documents appropriés pour prouver sa conformité, elle est retirée du REA et n'est donc plus admissible aux contrats en vertu de la SAEA; toutefois, si une vérification postérieure montre que l'entrepreneur n'a pas été en mesure de satisfaire à l'exigence de 33 % de contenu. Dans les quelques cas où la non-conformité n'est déterminée qu'une fois le contrat achevé, au moyen d'une vérification postérieure, le ministère demandeur peut prendre des mesures telles que la conservation d'une retenue, la résiliation d'un contrat ou l'exclusion de la participation à de futurs contrats réservés.

10. Sous-traitance et exigence de contenu de 33 % dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones

Messages clés

  • La sous-traitance peut être un élément important de la chaîne d'approvisionnement : elle peut contribuer à la réalisation de priorités politiques plus larges, y compris la sous-traitance de travaux à des entreprises autochtones.

Contexte

Pour tous les contrats en vertu de la SAEA, le critère de contenu autochtone exige qu'au moins 33 % de la valeur du travail soit réalisé par des entreprises autochtones. La sous-traitance est autorisée dans le cadre des contrats de la SAEA, mais même en cas de sous-traitance, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par une combinaison d'entrepreneurs principaux et de sous-traitants autochtones qui satisfont au critère de 51 % de propriété et de contrôle autochtones.

L'exigence de 33 % de contenu autochtone ne signifie PAS qu'au moins 33 % du personnel de l'entreprise doit être autochtone. Le REA et la SAEA exigent que l'entreprise satisfasse à l'exigence de 51 % de propriété et de contrôle autochtones; toutefois, il n'est pas nécessaire que l'entreprise ait un certain nombre ou un certain pourcentage d'employés autochtones.

Avant les mises à jour apportées à la SAEA en 2021, celle-ci contenait des exigences relatives au personnel autochtone. À la suite des avis reçus des partenaires autochtones lors de discussions tenues en 2018 2019, l'exigence a été supprimée, car elle constituait un obstacle à la croissance globale de certaines entreprises détenues et contrôlées par des Autochtones.

Comment le taux de 33 % de contenu autochtone est-il mesuré?

Lorsqu'un contrat est attribué dans le cadre de la SAEA, l'entrepreneur certifie dans son offre qu'il respectera l'exigence de 33 % de contenu autochtone. En outre, ces exigences en matière de contenu sont intégrées dans les modalités du contrat. Il incombe au ministère demandeur de veiller au respect de ces conditions pendant toute la durée du contrat.

En cas de doute sur le respect du critère de contenu requis pendant la durée du contrat, SAC ou l'autorité contractante peut demander une vérification discrétionnaire.

Les vérifications postérieures constituent une autre mesure de la conformité qui peut être mise en œuvre pour vérifier si l'entreprise autochtone satisfait aux exigences en matière de propriété, de contrôle et de contenu autochtone. Il convient de noter qu'il s'agit d'un outil rarement utilisé; en général, le gouvernement s'en remet à la gestion de cette exigence par le respect des modalités contractuelles.

Assure-t-on un suivi des contrats de sous-traitance?

Les contrats de sous-traitance, découlant de marchés d'acquisition fédéraux, y compris ceux octroyés dans le cadre de la SAEA, ne font pas l'objet d'un suivi. Le lien avec un entrepreneur principal ou une coentreprise gît auprès du ministère.

Le plan de participation des Autochtones (PPA) est une façon d'obtenir une vue d'ensemble des activités qui pourraient faire l'objet de sous-traitance. Le PPA définit, dans le contrat, les exigences précises ou assure un suivi des extrants liés à la participation, à la formation et aux avantages des Autochtones.

Quelle est votre position sur les sociétés fictives? Pensez-vous que ce type de contrat, où un entrepreneur principal autochtone sous-traite l'intégralité du travail à des entreprises non autochtones, devrait être autorisé?

Pour tous les contrats en vertu de la SAEA, le critère de contenu autochtone exige qu'au moins 33 % de la valeur du travail soit réalisé par des entreprises autochtones. La sous-traitance est autorisée dans le cadre des contrats de la SAEA (à moins que les modalités particulières du contrat n'en disposent autrement), mais même en cas de sous-traitance, au moins 33 % de la valeur du travail doit être réalisée par une combinaison de contractants principaux et de sous-traitants autochtones qui satisfont au critère de 51 % de propriété et de contrôle autochtones. On peut ainsi s'assurer que les avantages restent acquis aux entreprises autochtones, comme prévu.

Toutefois, la pratique de la sous-traitance dans l'approvisionnement fédéral en général pourrait représenter une possibilité à explorer davantage pour garantir une meilleure valeur et une meilleure compréhension dans les contrats. Cette situation n'est pas propre à la SAEA.

11. Intégrité des fournisseurs

Messages clés

  • Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la question des entreprises non autochtones qui se font passer pour des entreprises autochtones.
  • Chaque ministère et agence, y compris SAC, a un rôle important à jouer dans la prévention de la fraude. Si SAC soupçonne qu'une entreprise a commis une fraude, il prendra toutes les mesures nécessaires, y compris le signalement de la fraude présumée aux autorités chargées de l'application de la loi.
  • À ce jour, SAC n'a jamais eu à saisir la police d'une suspicion d'usurpation d'identité.
  • La Politique d'inadmissibilité et de suspension de SPAC, qui est entrée en vigueur le 31 mai 2024, permet au gouvernement de suspendre et d'exclure des fournisseurs lorsqu'il a été déterminé qu'ils manquent d'intégrité ou d'honnêteté d'une manière qui affecte directement leur responsabilité actuelle, y compris les fournisseurs qui ont été reconnus coupables d'avoir enfreint le Code de conduite pour l'approvisionnement.

Contexte

Qui est responsable de l'intégrité des fournisseurs?

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) joue un rôle important dans la prévention de la fraude et la sauvegarde de l'intégrité de l'approvisionnement fédéral. Par exemple, en mai 2024, SPAC a annoncé la création du Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs pour renforcer l'intégrité et la surveillance du processus d'approvisionnement afin d'aider à garantir que le Canada ne passe pas de contrat avec des fournisseurs préoccupants.

Si c'est justifié, le cas peut être transmis au Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, où il sera évalué conformément à la Politique d'inadmissibilité et de suspension.

Quelles mesures prend le gouvernement du Canada à l'égard des entreprises non autochtones qui se font passer pour des entreprises autochtones?

S'il est déterminé que la conduite du fournisseur démontre un manque d'intégrité ou d'honnêteté commerciale qui remet en question sa responsabilité actuelle, le département peut renvoyer le cas au Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC - où il sera évalué conformément à la politique d'inéligibilité et de suspension.

Sur la base de cette évaluation des circonstances spécifiques de la situation, le responsable de l'inéligibilité et de la suspension peut exercer son autorité pour suspendre ou exclure le fournisseur de l'attribution future d'un contrat avec le gouvernement du Canada. Les responsables de SAC collaborent avec SPAC et le Bureau de l'intégrité des fournisseurs pour mettre au point des procédures visant à améliorer les processus et les communications en cas de suspicion de fraude.

Situation actuelle

SAC continue de mobiliser activement les partenaires autochtones pour élaborer conjointement une nouvelle stratégie de transformation de l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, qui améliorera les politiques, les garanties et les processus en matière d'approvisionnement pour les entreprises autochtones.

Les responsables de SAC collaborent avec SPAC et le Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs pour mettre au point des processus de divulgation des cas soupçonnés de fraude ainsi que des processus d'intervention efficaces dans le cadre d'efforts à long terme visant à transformer les politiques d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones pour le gouvernement du Canada.

12. Prévention de la fraude

Messages clés

  • Chaque ministère et organisme, y compris SAC, a un rôle important à jouer dans la prévention de la fraude. Si SAC soupçonne qu'une entreprise a commis une fraude, le Ministère prendra toutes les mesures nécessaires, y compris le signalement de la fraude présumée aux autorités chargées de l'application de la loi.
  • Si SAC ou le service demandeur soupçonne que l'entreprise a commis une fraude, SAC et le service demandeur le signaleront aux autorités chargées de l'application de la loi.
  • Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) joue un rôle majeur dans la prévention et la détection de la fraude et dans l'intervention en cas de fraude afin de sauvegarder l'intégrité des marchés publics fédéraux. En mai 2024, SPAC a annoncé la création du Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs afin de renforcer l'intégrité et la surveillance du processus d'approvisionnement et de veiller à ce que le Canada ne conclue pas de contrats avec des fournisseurs préoccupants.
  • Les responsables de SAC collaborent avec SPAC et le Bureau de l'intégrité des fournisseurs pour élaborer des procédures visant à améliorer les processus et les communications en cas de suspicion de fraude.

Contexte

Non-conformité

Dans les cas où une entreprise est jugée non conforme aux critères d'admissibilité de la SAEA, le gouvernement du Canada pourrait prendre l'une ou l'autre des mesures suivantes :

  • retirer le profil de l'entreprise du REA;
  • résilier le dépôt de l'offre;
  • conserver la retenue;
  • exclure l'entreprise de la participation à de futurs marchés réservés;
  • résilier le contrat.
Quelles mesures prend le gouvernement du Canada à l'égard des entreprises non autochtones qui se font passer pour des entreprises autochtones ou qui se comportent de manière frauduleuse?

Si le comportement d'un fournisseur témoigne d'un manque d'intégrité ou d'honnêteté de la part de l'entreprise et remet en question sa responsabilité actuelle, le Ministère peut renvoyer le cas au Bureau de l'intégrité et de la conformité des fournisseurs de SPAC, qui évaluera le cas dans le cadre de la Politique d'inadmissibilité et de suspension.

Selon l'évaluation des circonstances particulières de la situation, le registraire d'inadmissibilité et de suspension peut exercer ses pouvoirs pour suspendre ou exclure le fournisseur d'une future attribution de contrat par le gouvernement du Canada.

Si SAC ou le ministère demandeur soupçonne que l'entreprise a commis une fraude, SAC et le ministère demandeur le signaleront aux autorités chargées de l'application de la loi.

Les conditions propres à chaque contrat déterminent si des sanctions financières peuvent être imposées, si elles sont justifiées (par exemple, en cas de suspicion de fraude ou de vol). Les contrats sont gérés par les autorités contractantes au cas par cas.

SAC sait que SPAC a, en fait, transmis à la GRC plusieurs cas de vol de temps par des sous-traitants (par exemple, des sous-traitants facturant plusieurs ministères pour les mêmes heures ou le même travail). Là encore, ces questions sont gérées par les autorités contractantes conformément aux modalités des contrats.

Les responsables de SAC collaborent avec SPAC et le Bureau de l'intégrité des fournisseurs pour mettre au point des processus de divulgation des cas soupçonnés de fraude ainsi que des processus d'intervention efficaces dans le cadre d'efforts à long terme visant à transformer les politiques d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones pour le gouvernement du Canada.

13. Possibilité d'examen par le Bureau du vérificateur général

Messages clés

  • Le Bureau du vérificateur général a confirmé que l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones fait maintenant partie de son plan d'audit de 2026.
  • Services aux Autochtones Canada se conformera entièrement aux travaux du Bureau du vérificateur général sur l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, au besoin.
  • Le Ministère accepte les principales conclusions du rapport d'évaluation de Services aux Autochtones Canada et a commencé à mettre en œuvre les recommandations énoncées dans la réponse de la direction et plan d'action.

Contexte

En septembre 2024, les médias ont rapporté que l'Assemblée des Premières Nations, le Conseil tribal de la Nation algonquine Anishinabeg et l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador ont demandé à la vérificatrice générale du Canada de procéder à un audit de la SAEA et du REA. Les médias ont cité un porte-parole de la vérificatrice générale du Canada qui a déclaré que le bureau était en train d'évaluer la demande.

Le 22 octobre 2024, les médias ont rapporté que la vérificatrice générale du Canada avait confirmé à la Chambre des communes que son bureau allait procéder à un audit complet de tous les contrats attribués à GC Strategies. GC Strategies n'est pas une entreprise autochtone. Elle n'a jamais été inscrite au REA et n'a jamais reçu de contrat réservé dans le cadre de la SAEA. Cette entreprise a été inscrite au REA par le passé dans le cadre d'une coentreprise avec Dalian inc., mais a été retirée du REA en décembre 2023.

De 2021 à 2023, la Direction de l'évaluation de SAC a entrepris une évaluation du programme Développement de l'entrepreneuriat et des entreprises autochtones, couvrant la période de cinq ans allant de 2015-2016 à 2020-2021. Ce programme se compose de trois sous-programmes complémentaires qui soutiennent les entrepreneurs autochtones au Canada : Accès au capital, Accès aux possibilités d'affaires et Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. L'évaluation a porté sur la pertinence, l'efficacité et l'efficience des programmes. L'évaluation a donné lieu à cinq recommandations. L'évaluation a recommandé que SAC invite les partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis à explorer les possibilités de transfert de l'ensemble du programme Développement de l'entrepreneuriat et des entreprises autochtones, y compris le Répertoire des entreprises autochtones.

L'évaluation recommandait également que SAC normalise le rôle de coordonnateur de la SAEA et fournisse un soutien centralisé continu au réseau de coordonnateurs de la SAEA.

Situation actuelle

  • Le 13 novembre 2024, le Bureau du vérificateur général du Canada a informé l'équipe d'audit de SAC que l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones fait partie de son plan d'audit de 2026.
  • Le Ministère accepte les principales conclusions du rapport d'évaluation de SAC et a commencé à mettre en œuvre les recommandations énoncées dans la réponse de la direction et plan d'action. Les recommandations ont été partiellement mises en œuvre et le travail se poursuit. Ces actions sont détaillées dans la réponse de la direction et plan d'action.
  • Les services de vérification et d'assurance de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord entreprendront un audit de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones couvrant la période du 1er avril 2022 au 31 mars 2024. Cet audit devrait être achevé d'ici mai 2025.

14. Listes des traités modernes

Messages clés

  • Le respect des obligations en matière d'approvisionnement découlant des traités modernes est l'un des moyens par lesquels le gouvernement du Canada soutient l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones.
  • Les listes d'entreprises des traités modernes sont constituées d'entreprises autochtones situées dans la région d'un traité moderne, telles que vérifiées par le signataire du traité moderne.

Contexte

Les traités modernes détaillent souvent les obligations en matière d'approvisionnement que la Couronne doit respecter. Le respect de ces obligations est l'un des moyens par lesquels le gouvernement du Canada soutient l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. Il peut s'agir, par exemple, d'un droit de premier refus pour les entreprises détenues par des bénéficiaires du traité moderne, ou de l'obligation de limiter les appels d'offres aux entreprises détenues par un bénéficiaire du traité moderne.

Les détenteurs de droits issus de traités modernes peuvent élaborer et tenir à jour des listes d'entreprises autochtones dans la zone touchée par ce traité moderne. Une entreprise figurant sur une liste du traité moderne peut bénéficier de contrats réservés dans le cadre de la SAEA et peut donc être admissible pour contribuer à l'objectif de 5 %.

Situation actuelle

Lors de l'approvisionnement soumis à des obligations découlant de traités modernes, le Canada veillera à ce que la stratégie appliquée ne porte pas atteinte aux droits des bénéficiaires protégés par la Constitution.

15. Réussites

Messages clés

  • La SAEA bénéficie à un grand nombre d'entreprises. Selon les données disponibles sur le portail Gouvernement ouvert, au cours de l'exercice financier 2022-2023, plus de 300 entreprises autochtones différentes ont obtenu des contrats d'une valeur supérieure à 10 000 $ qui ont été réservés dans le cadre de la Stratégie d'approvisionnement auprès des entreprises autochtones. 
  • La SAEA offre aux entreprises autochtones un avantage concurrentiel, leur permettant d'entrer en concurrence avec un nombre plus limité de soumissionnaires. Il leur est ainsi possible de croître et de prendre de l'expansion à l'échelle nationale.
  • La SAEA peut aider les propriétaires d'entreprises autochtones à générer des revenus durables, à stimuler le développement local et les possibilités d'emploi pour les populations autochtones, ce qui peut favoriser l'indépendance économique.

Contexte et situation actuelle

Dans le cadre de diverses consultations, réunions et séances de formation, SAC a eu le privilège d'entendre des histoires de réussite d'entreprises autochtones qui peuvent être attribuées à la SAEA. Un exemple est fourni ci-dessous.

Témoignage de réussite d'entreprise 1 :

La SAEA a soutenu les entreprises autochtones en leur offrant la possibilité d'étendre leurs activités à d'autres régions du Canada, notamment en facilitant une participation significative des Autochtones à des projets fédéraux.

Un propriétaire d'entreprise des Prairies a raconté comment il avait appris l'existence d'un projet dans la région de la capitale nationale qui prévoyait la participation des Autochtones grâce à un contrat réservé en vertu de la SAEA. Cette occasion a permis à l'entreprise de s'étendre au-delà de ses opérations locales et d'être concurrentielle sur les marchés nationaux et régionaux.

Après avoir obtenu un contrat pour le projet initial, l'entreprise a commencé à se voir attribuer d'autres projets fédéraux, en tirant parti de ses connaissances et de son expérience autochtones. Elle a pu ainsi employer et former des Autochtones, ce qui a contribué au développement économique local.

Témoignage de réussite d'entreprise 2 :

Limiter les appels d'offres aux entreprises autochtones peut être un moyen efficace d'accroître la participation des propriétaires d'entreprises autochtones aux contrats fédéraux et de soutenir leur développement en tant qu'entreprises.

Un chef d'entreprise a raconté comment les contrats réservés en vertu de la SAEA ont donné à son entreprise un avantage concurrentiel. Après avoir démarré son activité avec une seule personne, il s'est appuyé sur les contrats de la SAEA pour obtenir des contrats de plus en plus importants et faire de son entreprise l'un des principaux fournisseurs de mobilier de bureau de sa province.

Témoignage de réussite d'entreprise 3 :

La SAEA est un moyen pour les propriétaires d'entreprises autochtones de contribuer à générer des revenus durables et de faire progresser l'autodétermination et l'indépendance économique des peuples autochtones.

Un chef d'entreprise a indiqué qu'il tirait parti de la SAEA de manière stratégique, en mettant en place des recherches et des pratiques en matière d'appel d'offres afin d'être concurrentiel pour les contrats réservés de la SAEA. Il inclut toujours le versement d'avantages dans son offre pour la participation des Premières Nations locales, en mettant l'accent sur la création d'emplois et de possibilités économiques afin de faire progresser la communauté autochtone locale.

Histoires positives dans les médias et exemples de pratiques exemplaires :

Exemple de pratique exemplaire : La Manitoba Métis Federation (MMF), le gouvernement national des Métis de la rivière Rouge, et son registre des entreprises métisses de la rivière Rouge sont un exemple de l'autonomie gouvernementale et de l'autodétermination des Autochtones en action. La démarche utilisée par la MMF pour le registre est un exemple de pratique exemplaire pour les autres répertoires d'entreprises autochtones au Canada.

Le répertoire, qui a été mis sur pied à partir des orientations et des définitions établies par la MMF, est aujourd'hui administré par l'une de ses sociétés affiliées, la Louis Riel Capital Corporation, qui rend le registre des entreprises accessible au public par l'entremise d'un répertoire en ligne.

Le registre des entreprises métisses de la rivière Rouge de la MMF est une ressource fiable et évolutive, qui contient actuellement 764 entreprises vérifiées appartenant à des Métis de la rivière Rouge. Chaque entreprise inscrite fait l'objet d'une validation de la citoyenneté métisse de la rivière Rouge de ses propriétaires auprès du bureau d'inscription central de la MMF, et la participation majoritaire de 51 % ou plus de ceux-ci est vérifiée par la Louis Riel Capital Corporation. Le processus de vérification permet de s'assurer que la plateforme en ligne est un outil légitime et fiable pour mettre en relation les acheteurs et les entreprises appartenant à des Métis de la rivière Rouge.

Au cours des cinq dernières années, le registre et son répertoire en ligne ont permis d'accroître les possibilités d'approvisionnement pour les entreprises métisses de la rivière Rouge, et ainsi de favoriser la participation économique des citoyens de la MMF à l'économie du Canada. Les gouvernements, les entreprises et les organisations qui souhaitent diversifier leurs chaînes d'approvisionnement comptent de plus en plus sur le registre des entreprises métisses de la rivière Rouge de la MMF pour faire affaire avec des fournisseurs de grande qualité.

Dans une lettre d'opinion, Tabatha Bull, présidente et chef de la direction du Conseil canadien pour les entreprises autochtones, a déclaré que [traduction] « les histoires positives d'innovation et de réussite des entreprises autochtones sont non seulement absentes, mais souvent éclipsées par une couverture négative ou controversée ». Elle affirme que « certains reportages dans les médias portent sur la remise en question de la légitimité et de la nécessité de telles politiques – et des entreprises autochtones elles-mêmes – et sur le respect de normes auxquelles je n'ai pas vu d'entreprises non autochtones être assujetties. » Elle ajoute que le fait d'encadrer l'utilisation abusive ou les lacunes présumées perpétue des stéréotypes et des préjugés nuisibles et soulève des questions sur la compétence et la légitimité des entreprises autochtones.

16. Programmes pour le développement économique des Autochtones

Messages clés

  • Le soutien fédéral aux entreprises autochtones ne provient pas d'un seul programme. Divers programmes sont accessibles par l'intermédiaire de nombreux programmes, initiatives et soutiens fournis par un grand nombre de ministères, d'organismes et de partenaires autochtones qui offrent du soutien au nom du gouvernement du Canada.
  • Services aux Autochtones Canada met en œuvre divers programmes de développement économique.

Contexte

Outre la SAEA, SAC met en œuvre les programmes de développement économique suivants.

Le Programme de développement de l'entrepreneuriat et des entreprises autochtones – volet Accès au capital (DEEA-AAC) fournit un financement annuel continu par l'intermédiaire du réseau d'institutions financières autochtones (IFA) et des sociétés métisses de financement (SMF) afin de soutenir le développement des entreprises autochtones. Ce volet soutient les petites et moyennes entreprises autochtones en leur apportant une contribution en capital non remboursable et en leur fournissant des services pour démarrer, développer ou acquérir une entreprise.   

Le Programme de développement de l'entrepreneuriat et des entreprises autochtones – volet Accès à des possibilités d'affaires (DEEA-APA) fournit un financement annuel continu par l'intermédiaire d'organisations autochtones nationales afin d'améliorer les possibilités et la capacité d'affaires d'entreprises autochtones.

L'Initiative sur les partenariats stratégiques (IPS) est un programme horizontal qui encourage la collaboration, stimule les partenariats économiques et soutient des stratégies d'investissement holistiques pour combler les lacunes des programmes. L'initiative fait participer 22 partenaires fédéraux afin de déceler des possibilités complexes de développement économique pour les Autochtones.

Le Programme des services relatifs aux terres et au développement économique (PSTDE) permet aux communautés des Premières Nations et des Inuit de fournir des services de développement économique, tels que la planification du développement économique communautaire, les initiatives de développement des capacités et l'élaboration de propositions.

Le Programme de préparation des collectivités aux possibilités économiques (PPCPE) fournit un financement par projet aux collectivités des Premières Nations et des Inuit situées dans les provinces pour une série d'activités visant à soutenir leur recherche de possibilités économiques, y compris le développement d'entreprises appartenant à la collectivité.

Situation actuelle

SAC s'efforce d'atteindre l'excellence en matière de service en soutenant le transfert de services dans la mise en œuvre de tous les programmes.

17. Réconciliation économique

Messages clés

  • Il est essentiel de faire progresser la réconciliation économique et l'autodétermination économique des Autochtones pour que le Canada puisse honorer ses engagements à l'égard de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) et du plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.
  • Services aux Autochtones Canada travaille avec des partenaires des Premières Nations, des Métis et des Inuit à l'élaboration d'un cadre de réconciliation économique qui guidera les mesures que le Canada prendra pour faire progresser la réconciliation économique.
  • L'approvisionnement est un outil important que le gouvernement peut utiliser pour favoriser la réconciliation économique.

Contexte

La réconciliation économique est un concept utilisé pour plaider en faveur d'une inclusion plus significative des peuples autochtones dans l'économie, de la capacité des groupes autochtones à déterminer leurs propres priorités (autodétermination) et des moyens d'atteindre une plus grande prospérité économique.

Conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), la réconciliation économique contribue à l'obligation du Canada de reconnaître et de réparer les effets persistants des politiques économiques coloniales préjudiciables et discriminatoires et d'ouvrir la voie à l'autodétermination économique des peuples autochtones.

Situation actuelle

Le Canada travaille avec des partenaires autochtones à l'élaboration d'un cadre de réconciliation économique, qui affirmera l'engagement du Canada en faveur de la réconciliation économique et définira une vision dans laquelle l'autodétermination économique des Autochtones est le moyen d'obtenir de meilleurs résultats économiques. Dans cet esprit, le Canada devra chercher à supprimer les obstacles réglementaires, législatifs et administratifs, à soutenir les visions autochtones et à donner la priorité à l'intégration des peuples autochtones dans l'économie canadienne. 

Le cadre est élaboré dans le cadre d'un processus d'élaboration conjointe dans lequel les responsables politiques des Premières Nations, des Inuit et des Métis élaborent des visions à moyen terme pour la réconciliation économique et présentent un ensemble de propositions d'action prioritaires. Ces priorités économiques s'appuient sur des publications de premier plan telles que la Stratégie économique nationale pour les Autochtones et le Projet feuille de route du Conseil de gestion financière des Premières Nations.

18. Contrats attribués aux entreprises autochtones par SAC

Messages clés

  • Services aux Autochtones Canada s'engage à favoriser la réconciliation économique et créera des possibilités pour les entreprises autochtones grâce à l'objectif minimal obligatoire de 5 % de la valeur monétaire des contrats fédéraux attribués à des entreprises autochtones. Le Ministère a obtenu un résultat global de 13,5 % en 2023-2024, ce qui représente une valeur contractuelle de 53,5 millions de dollars.
  • Voici les principaux secteurs d'activité pour lesquels des contrats ont été attribués à des entreprises autochtones :
    • services informatiques : 30 %;
    • gestion générale/opérations : 15 %;
    • titres professionnels : 16 %;
    • apprentissage autochtone : 23 %;
    • experts-conseils en gestion : 16 %.
  • Services aux Autochtones Canada a fixé un objectif de 15 % pour 2024-2025.

Contexte

  • Le 1er avril 2022, les Procédures obligatoires pour les marchés attribués aux entreprises autochtones sont entrées en vigueur. Les procédures établissent les exigences du gouvernement du Canada pour garantir qu'un objectif minimal obligatoire de 5 % de la valeur totale des contrats soient attribués chaque année aux entreprises autochtones. Les procédures indiquent également les exigences en matière de divulgation publique des contrats attribués aux entreprises autochtones, ainsi que la nécessité de produire un rapport sur la planification et le rendement en matière d'approvisionnement relativement à l'objectif de 5 %.
  • Le dirigeant principal des finances, des résultats et de l'exécution est le haut fonctionnaire désigné pour la gestion de l'approvisionnement au sein de SAC.
  • La valeur totale des contrats attribués annuellement aux entreprises autochtones :
    • doit inclure la valeur totale des contrats attribués aux entreprises autochtones au cours de l'exercice financier et doivent inclure les contrats conclus par les cartes d'achat d'une valeur de plus de 10 000 $;
    • peut inclure la valeur totale des possibilités de sous-traitance, pour lesquelles l'entrepreneur s'est engagé à inclure la participation d'entreprises autochtones, au moment de l'attribution du contrat aux entreprises non autochtones, au cours de l'exercice financier;
    • peut inclure la valeur totale des contrats attribués au cours de l'exercice financier, conclus au moyen de cartes d'achat d'une valeur de 10 000 $ ou moins.

Situation actuelle

  • SAC a ciblé certains domaines où il existe des obstacles à la passation de contrats avec des entreprises autochtones, principalement dans les services informatiques, l'apprentissage autochtone, les consultants en gestion et les titres professionnels.
  • Les obstacles proviennent principalement de la réticence des entreprises autochtones désireuses de s'ajouter au Répertoire des entreprises autochtones et du manque de capacité autochtone dans des domaines en particulier.
  • Les programmes devraient envisager de demander des exceptions dans les domaines où la capacité n'existe pas.

E. Réconciliation économique

19. Annonce de Financement dans le Cadre du Budget de 2024 pour le Programme d'Entrepreneuriat Autochtone et la Recapitalisation des Sociétés Métisses de Financement

Contexte

  • Les peuples autochtones font face à d'importants obstacles systémiques à l'accès au financement abordable des entreprises, qui, en fin de compte, constituent un obstacle majeur à l'entrepreneuriat et à la prospérité économique.
  • Les obstacles peuvent comprendre des revenus moyens plus faibles, le fait de vivre dans des endroits éloignés, des lacunes dans les infrastructures, un manque d'accès numérique, une richesse accumulée plus faible, des antécédents en matière de crédit incomplets et des lacunes en terme de connaissances financières.
  • Alors que la population autochtone est en croissance continue, la demande de prêts commerciaux et de soutien aux entreprises par les entrepreneurs autochtones n'a cessé de croître également.
Programme d'entrepreneuriat autochtone - Accès au capital
  • Le Programme d'entrepreneuriat autochtone - Accès au capital fournit un financement annuel et continu aux entrepreneurs autochtones grâce à un réseau d'institutions financières autochtones et de sociétés métisses de financement.
  • Le Programme offre du soutien aux petites et moyennes entreprises autochtones au moyen de contributions non remboursables en capitaux propres et de services de soutien pour démarrer une entreprise, procéder à son expansion ou en faire l'acquisition. Il fournit également un financement aux prêteurs pour couvrir les coûts liés à l'emprunt et aux opérations pour soutenir leurs activités de prêt.
    • Ce volet du programme est décentralisé, ce qui signifie que le fonctionnement et l'administration du programme sont assurés par l'Association nationale des sociétés de autochtones de financement pour le réseau des institutions financières autochtones et par les cinq sociétés métisses de financement.
  • Un financement de 350 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2024-2025 a été annoncé dans le cadre du budget de 2024 afin de renouveler l'engagement du Canada envers les institutions financières autochtones. Ce montant inclut 30 millions de dollars sur cinq ans pour les sociétés métisses de financement qui ont fourni pendant des décennies un soutien essentiel aux entrepreneurs et aux entreprises métis.

Considérations

  • Le Programme d'entrepreneuriat autochtone - Accès au capital a très bien réussi à améliorer l'accès au capital pour les entrepreneurs et les entreprises autochtones. Il renforce les capacités des organisations autochtones et des entreprises en développement. Il fournit également aux entrepreneurs autochtones des services financiers, des renseignements d'affaires et des services de soutien au développement d'entreprise.
  • Cette annonce de financement pour le Programme d'entrepreneuriat autochtone - Accès au capital, qui s'appuie sur le financement d'activités temporalisées du budget de 2019 et du budget de 2021, fournira des capitaux indispensables aux institutions financières autochtones et aux sociétés métisses de financement afin de répondre aux besoins croissants des entrepreneurs autochtones.
  • L'annonce appuie également une approche du développement économique fondée sur les distinctions, qui favorise une plus grande autorité et une autonomie de gouvernance supplémentaire. Elle permet ainsi aux peuples autochtones de décider des éléments économiques qui les touchent.

Prochaines étapes

  • Le gouvernement continuera de collaborer étroitement avec ses partenaires pour mettre en œuvre cet engagement de financement.
  • Le gouvernement travaille également avec l'Inuit Tapiriit Kanatami pour répondre aux priorités des institutions financières autochtones dirigées par les Inuits.

Messages clés

  • Le gouvernement du Canada est résolu à travailler avec les entreprises et les communautés autochtones pour promouvoir la prospérité à long terme, la création d'emplois et de richesses ainsi que la réconciliation économique.
  • Pour démontrer cet engagement, un financement de 350 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2024-2025 a été annoncé dans le cadre du budget de 2024 afin de soutenir les entrepreneurs autochtones grâce au réseau d'institutions financières autochtones. Ce financement inclut 30 millions de dollars sur cinq ans pour les sociétés métisses de financement.
  • Je suis très heureux que le gouvernement du Canada appuie le travail important des institutions financières autochtones et des sociétés métisses de financement afin d'aider les entrepreneurs autochtones à créer et à développer leurs entreprises, créant des possibilités pour eux-mêmes, leur famille, leurs communautés et leurs générations futures.
  • Nous continuerons de travailler avec nos partenaires autochtones, d'autres gouvernements et le secteur privé afin d'accroître la participation des peuples autochtones à l'économie canadienne.

20. Énergie Propre Autochtone

Contexte :

  • L'initiative sur les partenariats stratégiques - Énergie propre (IPS-ÉC) est une initiative complémentaire de l'Initiative de partenariats stratégiques (IPS), dont le secrétariat est logé par Services aux Autochtones Canada. L'IPS est unique, c'est un programme fédéral pangouvernemental qui vise à accroître la participation des autochtones à des opportunités économiques importantes, complexes et pluriannuelles qui couvrent un large éventail de secteurs. Il favorise également les partenariats entre plusieurs partenaires fédéraux, les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi que des groupes non fédéraux dans des secteurs économiques clés.

Considérations :

  • L'investissement du budget 2021 a servi à créer quatre nouvelles initiatives régionales autochtones en matière d'énergie propre en Alberta , en Saskatchewan , au Québec et dans les régions de l'Atlantique. Il a également permis de maintenir le soutien à son initiative phare en matière d'énergie propre autochtone en Colombie-Britannique et de conclure un accord de partenariat avec l'organisation nationale Indigenous Clean Energy (ICE).
  • Depuis 2021, les initiatives régionales de l'IPS-Énergie propre ont bénéficié à 112 communautés grâce au développement de 50 partenariats, à la création de 1 971 emplois et à la fourniture de 805 opportunités de formation. En particulier, l'IPS-Énergie propre a octroyé du financement pour soutenir le développement économique autochtone dans le cadre de grands projets et d'activités de développement initiales dans 8 provinces, en se concentrant sur les parcs solaires, les projets éoliens, la production de biomasse et des projets d'hydrogène.

Données au niveau du programme (les cas échéants)

  • Le budget 2021 a investi 36 millions de dollars sur trois ans (2021-22 à 2023-24) et a été renouvelé en mars 2024 pour trois années supplémentaires (2024-25 à 2026-27).

Prochaines étapes :

  • Demander au Comité d'investissement du directeur général d'approuver l'affectation des fonds pour les années à venir, en décembre, afin de soutenir les initiatives existantes en matière d'énergie propre en Alberta, en Saskatchewan, en Manitoba, au Québec et dans les régions de l'Atlantique.

Messages clés :

  • Le budget de 2021 prévoyait 36 millions de dollars sur trois ans (2021-2024), par l'intermédiaire de l'Initiative de partenariats stratégiques, développer les capacités locales et des projets d'énergie propre économiquement viable et durables dans les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis à travers le pays. Ce financement a été renouvelé dans le cadre de l'annonce récente du budget 2024, pour trois années supplémentaires, à partir de 2024-25 jusqu'en 2026-27.
  • L'Initiative sur les partenariats stratégiques permet à son réseau de 22 partenaires fédéraux de collaborer à l'avancement de la participation autochtone aux opportunités de développement économique telles que l'énergie propre. Elle facilite la coordination fédérale autour de priorités partagées entre de multiples partenaires fédéraux, les gouvernements provinciaux et territoriaux et des partenaires non fédéraux dans des domaines clés de l'économie canadienne. Grâce à son approche pangouvernementale, l'initiative est en mesure de combler les lacunes de financement des programmes fédéraux existants tout en établissant des partenariats et en tirant parti d'autres sources de financement pour maximiser le soutien au développement économique des communautés autochtones.
  • L'initiative sur les partenariats stratégiques - énergie propre complète le programme plus vaste du carrefour hors diesel, Wah-ila-toos, afin d'optimiser et de coordonner la mise en œuvre des programmes d'énergie propre au sein du gouvernement fédérale, d'améliorer l'accès aux programmes pour les communautés, réduire les chevauchements de travaux ministères et garantir des gains d'efficacité pour mieux soutenir les communautés dans leur transition énergétique – ce qui contribuera à atteindre les objectifs et cible du Canada en matière de carboneutralité.
  • Le secrétariat de l'initiative sur les partenariats stratégiques travaille également en collaboration avec la Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) et l' Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) pour faire progresser l'agenda du leadership climatique autochtone du Canada par le biais d'un mécanisme de financement harmonisé, avec un ensemble unique de termes et conditions, inspiré par le modèle de l'IPS.

21. Tourisme Autochtone

Contexte :

  • L'Association touristique autochtone du Canada (ATAC) est une organisation nationale à but non lucratif qui fournit des services consultatifs en matière de développement économique, des conférences sur le tourisme, des formations et des ateliers de développement des capacités, des recherches sur l'industrie ainsi que des informations aux opérateurs touristiques et aux communautés autochtones partout au Canada.
  • Depuis 2016, Services aux Autochtones Canada (SAC) a fourni un financement à l'ATAC pour soutenir et développer l'industrie touristique autochtone.

Considérations :

  • Le tourisme autochtone est une opportunité pour les peuples autochtones de partager leurs cultures, histoires et récits avec les visiteurs, ce qui soutient ainsi la préservation, la revitalisation et la réconciliation culturelles.
  • Le tourisme autochtone présente un fort potentiel de croissance, générant des bénéfices économiques dans toutes les régions du Canada. C'est une opportunité pour les communautés autochtones de générer des revenus et de diversifier leurs économies. En 2022, le tourisme autochtone a généré 1,2 milliard de dollars en produit intérieur brut (PIB) direct et créé 32 000 emplois. Le tourisme autochtone est un élément central de la marque touristique du Canada et pourrait aider à distinguer le Canada à l'échelle mondiale en tant que destination touristique de premier plan. Les voyageurs s'intéressent de plus en plus aux expériences de tourisme local, durable et culturel. Des recherches menées par l'Association de tourisme autochtone du Canada et Destination Canada montrent qu'un Canadien sur trois et 37 % des visiteurs internationaux s'intéressent au tourisme autochtone.
  • L'engagement prévu dans le budget 2024 soutiendra les opérations essentielles de l'Association de tourisme autochtone du Canada, telles que les salaires et les avantages, les frais professionnels, les coûts administratifs des projets et les frais de déplacement, ainsi que les piliers suivants : activités, marketing, leadership, partenariat et développement. Cela aidera à positionner l'Association de tourisme autochtone du Canada pour maintenir sa capacité et ses programmes afin de soutenir l'industrie du tourisme autochtone par la durabilité de son organisation, le renforcement des capacités des entreprises de tourisme autochtone et l'extension de ses partenariats avec les principales parties prenantes.
  • À la suite du budget 2024, SAC a reçu des directives supplémentaires des agences centrales indiquant que : « Le gouvernement a également décidé que le financement futur est conditionnel à ce que SAC collabore avec ses partenaires pour présenter la stratégie nationale de tourisme autochtone d'ici décembre 2024 ».

Données au niveau du programme :

Investissements du programme

  • Budget 2024 - 2,5 millions de dollars pour l'ATAC pour 2024-2025
  • Budget 2022 - 4,8 millions de dollars pour l'ATAC sur deux ans : 2,9 millions de dollars en 2022-2023 et 1,9 million de dollars en 2023-2024.
  • Budget 2021 - a fourni à l'ATAC 2,4 millions de dollars pour 2021-2022. En outre, le SAC a fourni 500 000 dollars à titre de financement provisoire pour un total de 2,9 millions de dollars en financement de base pour 2021-22.
  • Plan d'intervention économique COVID-19 - Dans le cadre du Plan d'intervention économique COVID-19 2020 du Canada, SAC a fourni à l'ATAC 16 millions de dollars pour administrer un fonds de développement de stimulants pour soutenir l'industrie du tourisme autochtone.
  • Budget 2017 - SAC a fourni à l'ATAC 8,66 millions de dollars sur quatre ans, de 2017-2018 à 2020-2021.
  • Programme d'entrepreneuriat autochtone - Accès aux opportunités d'affaires - De 2016 à 2020, le programme d'entrepreneuriat autochtone de SAC - Accès aux opportunités d'affaires a fourni à l'ATAC 1,9 million de dollars pour des projets et des événements spécifiques.
  • Initiative de partenariats stratégiques - De 2016 à 2020, l'Initiative de partenariats stratégiques de SAC a fourni 2,5 millions de dollars à l'ATAC pour l'aider à mettre en œuvre la Stratégie nationale sur le tourisme autochtone.

Prochaines étapes :

  • Travailler avec des partenaires fédéraux et autochtones pour faire progresser l'élaboration d'une stratégie nationale de tourisme autochtone.

Messages clés :

  • Le tourisme autochtone est un moteur économique majeur dans les communautés des Premières Nations, inuites et métisses et une partie importante de l'économie canadienne.
  • Le budget 2024 prévoit 2,5 millions de dollars en 2024-2025 pour continuer à soutenir l'industrie touristique autochtone par l'intermédiaire de l'Association touristique autochtone du Canada (ACTI).
  • Cet investissement permettra à l'ATAC de continuer à développer l'industrie touristique autochtone et de mettre en œuvre ses propres sources de revenus.

22. La nouvelle relation financière (NRF)

Messages Clés

  • Services aux Autochtones Canada poursuit l'élaboration conjointe d'une nouvelle relation financière avec les Premières Nations dans le cadre des engagements du gouvernement du Canada en matière de réconciliation économique et de la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
  • L'Assemblée des Premières Nations et Services aux Autochtones Canada continuent de travailler ensemble dans le cadre de nouvelles tables techniques sur les relations financières axées sur la subvention, la modernisation des programmes qui soutiennent la capacité de gouvernance et la prévention des manquements, et l'élaboration de politiques qui comprennent l'exploration continue avec les partenaires d'une fonction de vérificateur général dirigée par les Premières Nations, la responsabilisation mutuelle et l'abrogation potentielle de la Loi sur la transparence financière des Premières Nations.
  • Services aux Autochtones Canada reconnait l'importance d'une relation financière avec les Premières Nations qui leur assure un financement suffisant, prévisible et flexible. La subvention de la nouvelle relation financière renforce la relation avec les Premières Nations en offrant la souplesse nécessaire pour concevoir des services axés sur les priorités de la communauté au moyen d'ententes de financement d'une durée allant jusqu'à 10 ans.
  • Le budget de 2021 proposait une indexation du financement de la subvention au titre de la nouvelle relation financière. Cette indexation garantit une croissance prévisible du financement pour la durée d'une entente de financement sur la subvention, y compris des ajustements pour tenir compte de l'inflation, et une augmentation annuelle minimale garantie de 2 %.
  • En octobre 2024, SAC a annoncé l'élargissement de l'admissibilité à la Subvention de la nouvelle relation financière aux conseils tribaux et aux entités de prestation de services dirigées par les Premières Nations, comme les autorités sanitaires.

Contexte

  • La subvention versée au titre de la nouvelle relation financière est un mécanisme de financement facultatif accessible depuis 2019-2020, qui rend le financement plus souple, prévisible et suffisant pour les Premières Nations et qui englobe une série de 28 programmes et services financés par SAC, notamment les suivants : scolarisation des Autochtones de la maternelle à la 12e année ainsi qu'en enseignement postsecondaire, aide au revenu, aide à la vie autonome, gestion des terres, développement économique, soins de santé primaires, exploitation et entretien des infrastructures de santé communautaire, logement et investissements immobiliers mineurs, fonctionnement et entretien des infrastructures et gouvernance.
  • Un financement de 1,55 milliard de dollars a été versé aux Premières Nations au moyen du mécanisme de subvention au titre de la nouvelle relation financière en 2024-2025. Plus de 6 milliards en financement ont été versés aux Premières Nations par le biais de la subvention versée au titre de la nouvelle relation financière depuis sa création en 2019-2020.
  • Les critères d'admissibilité pour la subvention versée au titre de la nouvelle relation financière ont été élaborés en collaboration avec l'Assemblée des Premières Nations et le Conseil de gestion financière des Premières Nations, en fonction des certifications du Conseil de gestion financière en matière de lois sur l'administration financière et de rendement financier.
  • Pour aider les Premières Nations à s'adapter à l'augmentation des coûts due à l'inflation et à la croissance démographique, le budget de 2021 a alloué 2,7 milliards de dollars sur 10 ans, à compter de 2021 2022 et 751 millions de dollars par la suite, pour mettre en œuvre l'indexation du financement pour les Premières Nations au moyen des ententes de la subvention versée au titre de la nouvelle relation financière.
  • L'indexation du financement de la subvention au titre de la nouvelle relation financière débute au cours de la deuxième année de l'entente de subvention. Elle est fondée sur une moyenne mobile sur trois ans de l'inflation, déterminée par l'Indice implicite de prix de la demande intérieure finale (IIPDIF) et le Registre des Indiens de Services aux Autochtones Canada sur la population vivant dans les réserves et sur les terres de la Couronne.
  • Le budget de 2024 a annoncé un financement de 12,6 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, « pour poursuivre la mise en œuvre et l'avancement du nouveau rapport financier avec les collectivités des Premières Nations ». Ce financement permettrait à SAC (2,6 millions de dollars sur deux ans) de continuer à coélaborer la nouvelle relation financière, ainsi qu'à soutenir les opérations de subvention et à fournir un financement au Conseil de gestion financière des Premières Nations (10 millions de dollars sur deux ans) pour appuyer la subvention par des évaluations initiales et continues de l'admissibilité, améliorer la capacité de gestion financière de 32 Premières Nations à risque de défaut et fournir des services de systèmes de gestion financière à distance, comme la tenue de livres, la paie, les comptes débiteurs et autres services administratifs, pour un maximum de 40 Premières Nations.

Statut actuel de la subvention au titre de la nouvelle relation financière

  • Depuis 2019, 356 des 578 Premières Nations candidates à la subvention (62 %) ont officiellement déclaré leur intérêt pour la subvention au titre de la NRF au moins une fois. Services aux Autochtones Canada travaille en collaboration avec les Premières Nations qui souhaitent bénéficier de la subvention.
  • En date de 2024-2025, 160 Premières Nations bénéficient d'ententes de financement qui comprennent la subvention versée au titre de la nouvelle relation financière.
  • La vision à long terme pour la subvention est l'amélioration accélérée des résultats socioéconomiques grâce à l'autodétermination de la prestation de services. Services aux Autochtones Canada mesurera ces améliorations à l'aide de l'Indice du bien-être des collectivités (IBC), qui est issu des données de recensement sur la scolarité, la participation au marché du travail, le revenu et le logement.
  • Selon les données du recensement de 2021, la valeur moyenne de l'IBC pour les Premières Nations bénéficiant de la subvention était de 66,3; alors que la moyenne pour les Premières Nations non bénéficiaires de subventions était de 61,9, et celle des collectivités non autochtones de 78,7. Services aux Autochtones Canada surveillera les fluctuations de ces données de référence afin d'évaluer si la subvention aide les Premières Nations à combler les écarts socioéconomiques.

Données au niveau du programme

Indexation du financement de la subvention au titre de la nouvelle relation financière (NRF)
  2021–2022 2022–2023 2023–2024 2024–2025
Nombre de Premières Nations admissibles 111 117 130 142
Taux d'indexation moyen 2,8 % 3,4 % 4,5 % 5,1 %
Indexation annuelle de la subvention de la NRF 13,5 M$ 18,7 M$ 30 M$ 39,6 M$
Indexation cumulative de la subvention 13,5 M$ 32,2 M$ 62,3 M$ 101,6 M$
Déclaration d'intérêt et ententes pour la subvention au titre de la nouvelle relation financière
  2019–2020 2020–2021 2021–2022 2022–2023 2023–2024 2024–2025 2025–2026 Total
cumulatifNote de tableau ***
Déclarations d'intérêt Plus de 250 104 10 38 34 51 98Note de tableau * 356
Satisfait aux critères d'admissibilité 104 41 7 20 17 20 Note de tableau * 182
Offre de subvention acceptée 85 27 6 13 13 18 Note de tableau * 162Note de tableau **
Nombre total de bénéficiaires ayant des ententes de subvention 85Note de tableau ** 111 117 130 143Note de tableau ** 160 Note de tableau * 160Note de tableau **
Montant de financement total de subvention de la NRF à la fin de l'exercice 636 M$ 786,2 M$ 919,3 M$ 1,1 G$ 1,36 G$ 1,55 G$*Note de tableau * Note de tableau * 6 G$+ à partir de 2024-2025
Note de tableau 1

En cours

Retour à la référence de la note de tableau *

Note de tableau 2

La Première Nation Chapleau Cree est retournée à la contribution après 2019-2020; Whitecap a accepté une entente d'autonomie gouvernementale en 2023-24

Retour à la référence de la note de tableau **

Note de tableau 3

Le total cumulatif n'est pas la somme de chaque année, étant donné que certaines Premières Nations peuvent déclarer leur intérêt ou satisfaire aux critères d'admissibilité pour plus d'une année.

Retour à la référence de la note de tableau ***

Répartition régionale des Premières Nations ayant des ententes de subvention versée au titre de la nouvelle relation financière (2024-2025)
Région C.- B. Alb. Sask Man. Ont. Qué. Atl. TOTAL
Nombre de bénéficiaires de subventions 79 4 17 11 23 11 15 160

F. Infrastructure

23. Logement sur réserve

Messages Clés

  • En réponse aux pénuries de logements de longue date dans les communautés des Premières Nations, depuis 2016, le gouvernement du Canada, par l'intermédiaire de Services aux Autochtones Canada (SAC) a engagé environ 4 milliards de dollars en financement pour le logement dans les réserves.
  • Cela inclut un nouvel engagement de 426 millions de dollars par le biais du budget de 2024 pour aider à combler les lacunes en matière de logement dans les Premières Nations.
  • Depuis 2016 et en date du 30 juin 2024, en partenariat avec la Société canadienne d'hypothèques et de logement, Services aux Autochtones Canada soutient la construction, la rénovation et l'amélioration de 36,545 logements dont 23,622 sont terminés.
  • Par le biais du budget de 2022, SAC soutient l'initiative de Yänonhchia', qui s'appuie sur un projet pilote réussi dans la région du Québec pour accroître l'accès des Premières Nations au financement privé et soutenir l'accession à la propriété privée dans les réserves
  • Le gouvernement du Canada continuera de travailler avec les partenaires pour assurer que les Premières Nations auront l'accès aux logements sûrs et adéquats.

Contexte

  • Les Premières Nations ont dirigé l'élaboration conjointe d'une stratégie nationale sur le logement et les infrastructures connexes des Premières Nations. Celle-ci fut approuvée par l'Assemblée extraordinaire des Chefs de l'Assemblée des Premières Nations le 5 décembre 2018.
  • L'Assemblée des Premières Nations, Services aux Autochtones Canada et la Société canadienne d'hypothèques et de logement se réunissent régulièrement pour faire progresser la stratégie nationale ainsi que les plans pour sa mise en œuvre. Infrastructure Canada assiste également à ces réunions.
  • Cette collaboration permet de s'assurer que les réformes du logement ciblent une approche à long terme pour appuyer une transition vers l'entretien, le contrôle et la gestion du logement par les Premières Nations, de façon à ce que les différences régionales et la capacité des Premières Nations soient respectées.
  • Les besoins sont énormes. L'Assemblée des Premières Nations (APN) a publié un rapport en 2021 sur l'analyse des coûts pour combler l'écart en matière de logement et des besoins futurs dans les Premières Nations. Il prévoyait que le déficit d'infrastructures de logement dans les réserves s'élèverait à environ 44 milliards de dollars.
  • En avril 2024, l'APN a publié un rapport sur l'écart en matière d'infrastructure d'ici 2030. Le rapport indique que 349,2 milliards de dollars est le montant réel qui sera nécessaire pour combler l'écart d'infrastructures dans les Premières Nations d'ici 2030. Les besoins en logement dans les réserves ont été révisés à 135 milliards de dollars.
  • Un rapport récent du Conference Board of Canada et de l'Assemblée des Premières Nations indique en outre que le fait de combler les lacunes en matières d'infrastructures dans les Premières Nations pourrait contribuer à l'economie canadienne à hauteur de plus de 600 milliards de dollars.
  • Le gouvernement du Canada a engagé 4,14 milliards de dollars, jusqu'en 2026-27, pour aider à combler les écarts en matière de logement dans les Premières Nations dans les réserves. De ce montant, SAC a versé plus de 2,43 milliards de dollars aux Premières Nations pour répondre à leurs besoins et priorités en matière de logement.
  • Depuis 2017, le gouvernement du Canada a fourni 163,3 millions de dollars (jusqu'en 2025–2026) pour soutenir la mobilisation et le renforcement des institutions liées au transfert des services de logement et d'infrastructure.
  • En 2023, ce financement a appuyé l'établissement d'un accord-cadre entre le Gouvernement du Canada et la Confederacy of Mainland Mi'kmaq.
  • SAC continuera également de soutenir les efforts d'amélioration de la capacité de logement des Premières Nations, y compris la subvention aux gestionnaires de logement établie, qui aide au recrutement et à la rétention du professionnels du logement qualifiés. Un financement supplémentaire à compter de 2024-2025 soutient la formation/certification et les services techniques pour les du professionnels du logement des Premières Nations.
  • Le Ministère travaille également avec les Premières Nations et les organisations pour déterminer les outils et les ressources d'innovation financière pour accroître l'accession à la propriété dans les réserves.
  • SAC soutient l'initiative de Yänonhchia', qui s'appuie sur un projet pilote réussi dans la région du Québec pour accroître l'accès des Premières Nations au financement privé et soutenir l'accession à la propriété privée dans les réserves
  • La Bureau de la vérificatrice générale du Canada a présenté son audit sur le logement dans les communautés des Premières Nations en mars 2024. L'audit couvre le logement dans les réserves pour la période d'avril 2018 au 31 mars 2023 et implique Services aux Autochtones Canada (SAC) et la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).
  • Le gouvernement du Canada a accueilli favorablement les recommandations formulées dans l'audit et l'occasion de souligner les défis en matière de logement auxquels sont confrontées les communautés des Premières Nations. Services aux Autochtones Canada finalise actuellement le plan d'action détaillé pour donner suite aux recommandations de l'audit.
  • Services aux Autochtones Canada partage actuellement la version finale du plan d'action détaillé avec les partenaires et s'efforcera d'impliquer les partenaires dans l'avancement des mesures d'action pour répondre aux recommandations de la vérificatrice générale.

Statut actuel

  • Les investissements annoncés lors des budgets de 2021 et 2022 continueront de soutenir les Premières Nations d'augmenter le nombre des logements disponibles et s'adresseront aux besoins critiques en ce qui concerne le logement.
  • Le budget de 2022 prévoyait 157 millions de dollars supplémentaires sur 5 ans à compter de 2022 pour améliorer la capacité de gestion du logement dans les réserves grâce à une subvention à la gestion du logement, avec 66 millions de dollars supplémentaires sur 3 ans qui commenceraient à être versés en 2024 pour la formation et la certification et pour la prestations de services techniques.
  • 2 milliards de dollars en financement du logement, sur 5 ans, ont été engagés en vertu de l'entente de principe sur la réforme à long terme du Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations et du principe de Jordan. Ce financement a commencé à être versé aux Premières Nations au cours de la présente année fiscale et appuiera les Premières Nations dans l'achat, la construction et/ou la rénovation d'unités de logement pour répondre aux besoins des enfants et des familles.
  • Le budget de 2024 a annoncé 918 millions de dollars supplémentaires pour aider à réduire l'écart en matière de logement et d'infrastructures pour les communautés autochtones, dont 426 millions de dollars engagés au soutien des Premières Nations dans les réserves.

Programme/Investissement : Infrastructure et environnement

Résultat ministériel : Les communautés autochtones disposent de gestion des terres et d'infrastructures durables

Financement/Données sur les indicateurs de performance

Répertoire des programmes :

  • Infrastructure communautaire
  • Communautés et l'environnement
  • Aide à la gestion des urgences
Appuyer les engagements du gouvernement
  • Appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation 21, 74, 75
  • Appels à la justice pour les femmes et filles autochtones disparues et assassinées 4.1, 4.6, 4.7, 16.5, 16.7
  • Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones 3, 4, 6, 7, 9, 11, 13, 12, 18, 19, 21, 23, 25, 26, 27
  • Le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et les Objectifs de développement durable des Nations Unies 6, 8, 9, 11, 13, 23

Indicateurs :

  • Pourcentage des foyers des Premières Nations qui comptent plus d'une personne par pièce
  • Pourcentage de logements des Premières Nations qui sont adéquats, selon les évaluations et les rapports des Premières Nations

24. Rapport de la vérificatrice générale : Logement dans les collectivités des Premières Nations

Messages clés

  • Services aux Autochtones Canada (SAC) se réjouit des recommandations du rapport du Bureau de la vérificatrice générale et de l'occasion qui lui est donnée de mettre en évidence les difficultés liées au logement dans les communautés des Premières Nations.
  • Les travaux en cours à SAC et à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), en partenariat avec les Premières Nations, s'alignent étroitement sur les recommandations énoncées dans le rapport.
  • SAC continuera à travailler avec ses partenaires des Premières Nations pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies de logement dirigées par les communautés, en réponse à leurs besoins et aux recommandations de la vérificatrice générale.

Contexte

  • L'audit porte sur le logement dans les collectivités des Premières Nations vivant dans les réserves pour la période de cinq ans commençant le 1er avril 2018 et se terminant le 31 mars 2023, et vise à déterminer si SAC et la SCHL ont aidé les Premières Nations à combler les lacunes en matière de logement en améliorant les conditions de logement et en renforçant la capacité des Premières Nations à gérer le logement.
  • Le rapport de vérification, déposé à la Chambre des communes le 19 mars 2024, met en cause à la fois ISC et la SCHL et comprend les principales constatations suivantes :
    • risque élevé de ne pas combler les lacunes en matière de logement d'ici à 2030;
    • problèmes de moisissures de longue date non résolus et assurance limitée quant à la conformité de tous les logements financés par le gouvernement fédéral aux normes du code du bâtiment;
    • financement inéquitable pour les communautés dont les conditions de logement sont les plus déplorables et absence d'une vision globale des besoins des Premières Nations en matière de capacité de gestion du logement;
    • un processus de demande complexe pour accéder aux divers programmes de logement offerts par les différents ministères ; et
    • l'absence d'un cadre politique global pour guider le transfert des logements aux Premières Nations.
  • L'audit recommande que SAC et la SCHL, en collaboration avec les Premières Nations, devraient :
    • élaborer et mettre en œuvre une stratégie visant à combler les lacunes en matière de logement d'ici 2030;
    • mieux comprendre l'étendue des moisissures dans les logements et aider les Premières nations à réduire ces moisissures;
    • obtenir l'assurance que les logements financés par le gouvernement fédéral sont conformes aux codes du bâtiment et aider les Premières Nations à remédier aux lacunes;
    • utiliser les données du recensement le plus récent dans les formules de financement afin de refléter les données démographiques;
    • travailler avec les Premières Nations dont les conditions de logement sont les plus déplorables afin qu'elles reçoivent le soutien dont elles ont besoin et donner la priorité au financement de la capacité aux communautés qui en ont le plus besoin;
    • revoir la structure et la prestation des programmes afin de rationaliser et de faciliter l'accès au financement ; et
    • finaliser le cadre politique pour le transfert des responsabilités du ministère aux Premières Nations.
  • En réponse aux recommandations, SAC et la SCHL vont :
    • continueront à rechercher et à défendre les ressources nécessaires pour combler les lacunes en matière de logement des Premières Nations.
    • faire progresser la Stratégie sur le logement et les infrastructures connexes des Premières Nations, élaborée conjointement, y compris le pilier consacré au financement et à la finance.
    • soutenir l'accès des Premières Nations à l'information et aux ressources pour résoudre les problèmes de moisissures, de conformité au code du bâtiment et les problèmes de construction identifiés.
    • identifier et soutenir les Premières Nations qui ont le plus besoin d'un logement et donner la priorité au financement de la gestion des capacités.
    • continuer d'utiliser les données récentes du recensement et d'autres facteurs liés à la santé de la population dans les cadres de financement.
    • établir des mécanismes conjoints de gouvernance et de surveillance afin d'aider les Premières Nations à gérer leurs affaires en matière de logement.
    • SAC poursuivra ses efforts en vue de finaliser un cadre stratégique pour le transfert des services de logement.
    • La SCHL augmentera la sensibilisation et révisera les programmes, et le SAC et la SCHL demanderont une confirmation de la conformité au code du bâtiment pour les travaux de rénovation.

Situation actuelle

  • Services aux Autochtones Canada partage actuellement la version finale du plan d'action détaillé avec les partenaires et s'efforcera d'impliquer les partenaires dans l'avancement des mesures d'action pour répondre aux recommandations du Bureau de la vérificatrice générale.

25. Combler les lacunes en matière d'infrastructure

Messages Clés

  • Le gouvernement du Canada s'est engagé à combler les écarts d'infrastructures dans les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis d'ici 2030 et, depuis 2016, a engagé plus de $28 milliards de dollars pour soutenir ces efforts.
  • Comme le prévoit la déclaration économique de l'automne 2020, Services Autochtones Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada ont collaboré avec les communautés autochtones et les organisations représentatives autochtones pour soutenir un processus de mobilisation pour mieux comprendre les besoins des communautés autochtones en matière d'infrastructures.
  • Services Autochtones Canada a consulté avec les Premières Nations à identifier leurs besoins en matière d'infrastructure. Jusqu'au novembre 2023, 405 des 564 Premières Nations ont soumis des listes de besoins en infrastructures, ce qui représente un taux de réponse de 72 %. Les principales catégories de besoins en infrastructures identifiées par les Premières Nations étaient les biens communautaires, le logement, les infrastructures de transport, l'eau, les eaux usées et les services publics, ainsi que les services d'urgence.
  • Un rapport récent du Conference Board of Canada et de l'Assemblée des Premières Nations indique en outre que le fait de combler les lacunes en matières d'infrastructures dans les Premières Nations pourrait contribuer à l'economie canadienne à hauteur de plus de 600 milliards de dollars.
  • Du printemps 2023 à l'automne 2024, SAC s'est encore engagé avec les Premières Nations sur les moyens d'améliorer la façon dont les programmes d'infrastructure sont exécutés, y compris de nouveaux outils financiers plus flexibles pour soutenir le fonctionnement, l'entretien, la réparation et le remplacement des infrastructures existantes et une collaboration plus poussée entre les ministères fédéraux pour rationaliser les investissements fédéraux dans les infrastructures dans les communautés des Premières Nations.

Contexte

  • Au printemps 2022, SAC a fait appel à des Premières Nations individuelles pour comprendre les besoins en infrastructures et l'ordre de priorité. Cet exercice a obtenu un taux de réponse de 72 % (405/564) et a permis d'estimer à 120 milliards de dollars le coût nécessaire pour combler les lacunes en matière d'infrastructure des Premières Nations dans les réserves d'ici à 2030 à ce moment-là.
  • SAC a travaillé également avec de l'Assemblée des Premières Nations, qui estime que 349,2 milliards de dollars seront nécessaires pour combler les lacunes en matière d'infrastructure des Premières Nations d'ici à 2030. Le rapport prend en compte des coûts supplémentaires, tels que la transition vers une économie carboneutre et l'accessibilité des infrastructures dans les réserves. Le rapport préconise également, entre autres, l'abandon des approches d'investissement basées sur des projets, la garantie d'un financement fiable ainsi que le développement conjoint d'une banque d'infrastructure autogérée pour les Premières Nations.
  • Un rapport récent du Conference Board du Canada et de l'Assemblée des Premières Nations a souligné les avantages économiques potentiels qu'il y aurait à combler le déficit d'infrastructures dans les Premières Nations. Le rapport indique que :
    • combler les lacunes en matière d'infrastructures de 349,2 milliards de dollars des Premières Nations sur sept ans pourrait générer 635,3 milliards de dollars en production économique, dont 308,9 milliards de dollars en produit intérieur brut, ce qui pourrait faire du Canada un chef de file du G7 en matière de croissance du produit intérieur brut par habitant ;
    • les investissements pourraient soutenir 338 300 emplois à temps plein par an, avec 202,7 milliards de dollars de revenus du travail, dont 18,2 milliards de dollars bénéficiant directement aux membres des Premières Nations.
  • SAC a également travaillé avec l'Inuit Tapiriit Kanatami, qui a engagé les quatre organisations régionales inuites de revendications territoriales et a présenté un rapport décrivant les projets d'infrastructure prioritaires dans l'Inuit Nunangat. L'Inuit Tapiriit Kanatami a estimé que 55,3 milliards de dollars sur 10 ans et 793,7 millions de dollars par an seraient nécessaires pour soutenir les projets prioritaires afin de réduire le déficit d'infrastructure dans l'Inuit Nunangat.
  • RCAANC a mené une mobilisation auprès du Ralliement National des Métis et la Féderation Métisse du Manitoba qui ont cerné les besoins en matière d'infrastructure dans leurs présentations pré budgétaires. Le Ralliement National des Métis a identifié des besoins immédiats d'investissement dans l'infrastructure de 2,41 milliards de dollars sur 6 ans, tandis que la Féderation Métisse du Manitoba a identifié des besoins d'investissement immédiats de 299,2 millions de dollars sur 10 ans.

Statut actuel

  • Du printemps 2023 à l'automne 2024, SAC a poursuivi une mobilisation avec les Premières Nations sur les moyens d'améliorer la façon dont les programmes d'infrastructure sont exécutés.
    • Les dirigeants autochtones ont souligné la nécessité de disposer d'outils et d'options supplémentaires pour soutenir la prise de décisions en matière d'infrastructure dans leurs communautés.
    • De nouveaux outils financiers et mécanismes de financement sont considérés comme essentiels pour répondre aux besoins d'infrastructure tout en favorisant l'autodétermination et la réconciliation économique.
  • Des travaux sont également en cours avec d'autres ministères fédéraux afin d'étudier la possibilité de rationaliser les investissements dans les infrastructures des Premières Nations pour mieux répondre aux besoins de ces dernières en matière d'infrastructures
  • SAC reste déterminé à travailler et à s'engager avec les partenaires des Premières Nations - y compris les détenteurs des droits et les organisations des Premières Nations - pour améliorer la façon dont le gouvernement du Canada finance l'infrastructure des Premières Nations afin de combler les lacunes en matière d'infrastructure.

Programme/Investissement : Infrastructure et environnement

Résultat ministériel  : Les communautés autochtones disposent de gestion des terres et d'infrastructures durables

Financement / Données sur les indicateurs de performance

Répertoire des programmes

  • Infrastructure communautaire
  • Communautés et l'environnement
  • Aide à la gestion des urgences
Appuyer les engagements du gouvernement
  • Appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation 21, 74, 75
  • Appels à la justice pour les femmes et filles autochtones disparues et assassinées 4.1, 4.6, 4.7, 16.5, 16.7
  • Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones 3, 4, 6, 7, 9, 11, 13, 12, 18, 19, 21, 23, 25, 26, 27
  • Le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et les Objectifs de développement durable des Nations Unies 6, 8, 9, 11, 13, 23

Indicateurs

  • Pourcentage des systèmes publics d'approvisionnement en eau potable situés dans les réserves financièrement soutenues par Services aux Autochtones Canada qui ont un faible niveau de risque
  • Pourcentage des systèmes publics de traitement des eaux usées situés dans les réserves financièrement soutenus par Services aux Autochtones Canada qui ont un faible niveau de risque
  • Pourcentage des foyers des Premières Nations qui comptent plus d'une personne par pièce
  • Pourcentage de logements des Premières Nations qui sont adéquats, selon les évaluations et les rapports des Premières Nations
  • Pourcentage d'autres infrastructures communautaires financées par Services aux Autochtones Canada dont l'état est jugé « bon » ou « nouveau »
  • Pourcentage des infrastructures scolaires dans les réserves dont l'état est jugé « bon » ou « nouveau »
  • Pourcentage des établissements de santé dans les réserves dont l'état est jugé « bon » ou « nouveau »
  • Pourcentage des collectivités des Premières Nations qui ont un système adéquat de gestion des déchets solides
  • Pourcentage de sites contaminés à risque élevé dans des réserves où des activités d'assainissement sont réalisées

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