Plan de gestion des urgences de la région de l'Atlantique

Table des matières

Introduction

Les plans régionaux de gestion des urgences de Services aux Autochtones Canada (SAC) donnent un aperçu des rôles et responsabilités des bureaux régionaux de SAC et du personnel régional en matière de soutien à la gestion des urgences des Premières Nations. Ce plan définit les responsabilités du bureau régional de l'Atlantique et les relations avec : les Premières Nations, les organisations dirigées par les Autochtones, les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi que les organisations non gouvernementales impliquées dans les activités de gestion des urgences qui appuient les communautés des Premières Nations.

Ce plan appuie le Plan national de gestion des urgences tous risques dans les réserves de SAC en ciblant pour une région précise :

Tout comme le plan national de gestion des urgences de SAC, le présent document ne vise pas à remplacer les procédures et les plans des Premières Nations, des provinces, des territoires, des régions ou des communautés. Plutôt, il a pour but de compléter les plans ou procédures en place et peut être utilisé pour prendre des décisions éclairées et des mesures concrètes afin d'aider les communautés des Premières Nations dans les situations d'urgence.

Ce plan régional se veut un document évolutif et sera révisé et mis à jour au moins tous les deux ans, ou à la suite de changements importants dans les mandats ou les rôles et responsabilités.

Portée

Le présent plan soutient les Premières Nations dans les réserves de la région de l'Atlantique pour les quatre piliers de la gestion des urgences : prévention et atténuation, préparation, intervention et rétablissement. Pour de plus amples renseignements sur la portée du plan national de gestion des urgences, consultez le Plan national de gestion des urgences tous risques dans les réserves de SAC.

Contexte régional en matière de risque

Comme il est indiqué dans le plan national de gestion des urgences de SAC, le contexte en matière de risque du Canada comprend un large éventail de dangers d'origine naturelle et humaine. Chaque région à son propre contexte de risque. Vous trouverez ci-dessous l'évaluation des risques régionaux de l'Atlantique.

Contexte régional pour l'évaluation des risques

Les provinces canadiennes de l'Atlantique, soit Terre-Neuve-et-Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, constituent la région située à l'extrémité est du Canada. La région de l'Atlantique se trouve sur les territoires non cédés des Mi'kmaq, des Peskotomuhkati, des Wolastoqiyik, des Inuit et des Innus. Chaque province et chaque communauté des Premières Nations possèdent des caractéristiques géographiques distinctes qui influencent les risques liés aux situations d'urgence et contribuent à la résilience et aux défis de la région.

Aperçu géographique

Côtes : La région possède un vaste littoral le long de l'océan Atlantique, ce qui l'expose à des risques tels que les ondes de tempête, l'érosion côtière et d'éventuels ouragans. La vulnérabilité des communautés côtières à la montée du niveau de la mer et aux phénomènes météorologiques extrêmes exige une grande préparation aux situations d'urgence. En plus de leur proximité avec le littoral, les communautés et les infrastructures essentielles sont souvent situées dans des zones basses ou à proximité de celles-ci, notamment un lien critique, le marais de Tantramar entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Cette zone est également le principal emplacement du bureau régional de SAC pour l'Atlantique, situé à Amherst en Nouvelle-Écosse.

En tant que région côtière, la pêche et l'aquaculture constituent des industries majeures dans les quatre provinces de l'Atlantique. De nombreuses Premières Nations de la région participent activement à ces secteurs économiques, qui sont vulnérables aux urgences naturelles.

Rivières : De nombreuses rivières sillonnent le territoire, ce qui entraîne des risques d'inondation lors de fortes pluies ou d'une fonte rapide des neiges. La gestion des urgences liées aux cours d'eau nécessite des efforts coordonnés afin d'atténuer les répercussions sur les communautés situées le long des rives.

Montagnes : Bien que la région ne soit pas dominée par de hautes chaînes de montagnes, certaines zones en altitude existent, notamment à Terre-Neuve-et-Labrador. Ces secteurs peuvent présenter des défis en matière d'accessibilité lors de situations d'urgence, particulièrement en cas de conditions météorologiques sévères.

Zones urbaines denses : Sydney et Halifax en Nouvelle-Écosse ainsi que Moncton, Fredericton et Saint John au Nouveau-Brunswick sont d'importants centres urbains ayant des besoins particuliers en matière de préparation aux situations d'urgence. Les infrastructures urbaines, les systèmes de transport et les populations importantes nécessitent une planification spécialisée pour faire face aux incidents potentiels.

Aperçu épidémiologique

Problèmes de santé chroniques : Les Premières Nations au Canada présentent des taux disproportionnellement plus élevés de maladies chroniques que la population générale, notamment des maladies cardiovasculaires et le diabète. Les problèmes de santé mentale et les troubles liés à l'usage de substances psychoactives peuvent aggraver les problèmes de santé, accentuant les pressions globales dans la région. Les disparités liées à des facteurs tels que la pauvreté, le surpeuplement et l'insalubrité des logements et l'insécurité alimentaire continuent d'accélérer l'apparition de maladies chroniques chez les Premières Nations, les Métis et les Inuit, ce qui contribue non seulement aux crises immédiates, mais alimente également les urgences sanitaires à long terme. Par conséquent, les stratégies d'intervention d'urgence doivent tenir compte des besoins en soins de santé des personnes ayant des problèmes de santé préexistants lors des crises.

Population vieillissante : Le Canada atlantique compte une population vieillissante, ce qui entraîne une augmentation des besoins en soins de santé, en particulier lors des urgences sanitaires. Des soins spécialisés et des plans d'évacuation doivent être en place pour répondre aux besoins des personnes âgées vulnérables.

Maladies infectieuses : La région connaît périodiquement des éclosions d'agents infectieux. La préparation aux urgences sanitaires comprend des stratégies multimodales visant à contrôler la propagation des infections, notamment en assurant des infrastructures de soins de santé adéquates et en soutenant les campagnes de vaccination.

Santé mentale : Les enjeux de santé mentale dans les communautés autochtones du Canada atlantique représentent une préoccupation complexe et urgente profondément ancrée dans des facteurs historiques, culturels et socioéconomiques. Les traumatismes historiques découlant de la colonisation, des politiques d'assimilation forcée et du système des pensionnats ont eu des répercussions profondes et durables sur le bien-être mental des personnes et des communautés autochtones. La perturbation des pratiques culturelles, la perte des savoirs traditionnels et l'érosion des structures communautaires et familiales contribuent à un ensemble complexe d'enjeux en matière de santé mentale.

Profil démographique

Communautés autochtones : La région abrite diverses communautés autochtones, notamment les Mi'kmaq, les Wolastoqey, les Innus, les Inuit et les Peskotomuhkati. Ces communautés peuvent avoir des besoins culturels, linguistiques et de soins de santé uniques qui devraient être intégrés pour assurer des réponses adaptées à la culture et efficaces.

Communautés éloignées : Certaines communautés autochtones se trouvent dans des régions éloignées, ce qui pose des défis pour une intervention d'urgence en temps opportun. Des stratégies doivent être élaborées pour répondre aux complexités logistiques liées à l'offre d'aide dans ces régions.

Compétence culturelle : Les intervenants d'urgence doivent faire preuve de compétence culturelle et travailler en étroite collaboration avec les dirigeants et les communautés autochtones afin d'établir des relations de confiance et des canaux de communication efficaces. Il est essentiel de reconnaître l'autonomie et l'autonomie gouvernementale des Nations autochtones pour assurer une collaboration réussie.

Terre Neuve et Labrador

Côtes et îles : Terre-Neuve-et-Labrador se caractérise par des côtes escarpées et de nombreuses îles. La présence de nombreuses petites communautés dans des zones côtières et isolées peut poser des défis lors de situations d'urgence.

Climat rigoureux : La province connaît des conditions météorologiques difficiles, notamment de fortes chutes de neige et des tempêtes. Ces facteurs peuvent nuire au transport, aux communications et aux infrastructures.

Communautés éloignées : Deux Premières Nations à Terre-Neuve-et-Labrador sont reliées par une seule route terrestre avec un unique point d'accès. Ces communautés présentent un risque accru si ces voies de transport sont touchées et deviennent impraticables. En plus de ces deux communautés, la Première Nation innue de Mushuau, dont la communauté de Natuashish est accessible par avion et par des services de traversier saisonniers. Sans autoroute et dans une région éloignée souvent touchée par de mauvaises conditions météorologiques, cette communauté a des besoins uniques en matière de préparation et d'intervention. De plus, Natuashish est alimentée par une centrale au diesel qui n'est pas raccordée à un réseau électrique provincial.

Île-du-Prince-Édouard

Géographie insulaire : En tant que seule province insulaire du Canada, l'Île-du-Prince-Édouard est entourée par l'océan Atlantique. Sa petite taille et son relief relativement plat la rendent vulnérable aux ondes de tempête et à l'érosion côtière lors de phénomènes météorologiques violents.

Paysage agricole : Les vastes zones agricoles de l'île sont vulnérables aux inondations, ce qui peut avoir des répercussions sur l'économie et la production alimentaire.

Nouvelle Écosse

Littoral irrégulier : Le littoral de la Nouvelle-Écosse se caractérise par de nombreuses baies et anses, ce qui accroît la vulnérabilité aux ondes de tempête et aux inondations lors des ouragans ou d'autres tempêtes côtières.

Zones urbaines denses : Halifax, la capitale de la Nouvelle-Écosse, est un important centre urbain à forte densité de population. Cette concentration de personnes et d'infrastructures augmente les répercussions potentielles des situations d'urgence sur la communauté.

Nouveau Brunswick

Réseaux fluviaux : Le Nouveau-Brunswick est traversé par plusieurs grands cours d'eau, dont le fleuve Saint-Jean (Wolastoq). Ce réseau fluvial peut entraîner des inondations, particulièrement lors de la fonte printanière ou de fortes pluies.

Géographie diversifiée : La province présente une combinaison de zones côtières, de forêts et de collines. Si cette diversité contribue à la beauté naturelle de la région, elle introduit également des risques d'urgence variés.

Évaluation des risques pour la région de l'Atlantique

La vaste région de l'Atlantique, les communautés éloignées, les côtes uniques et la diversité des climats créent un profil de risque complexe. Il existe de nombreux dangers naturels et d'origine humaine recensés dans les quatre provinces, y compris les ouragans, les climats froids et les inondations. La combinaison de zones urbaines denses et de communautés éloignées et inaccessibles influe directement sur le nombre, les types et la gravité des catastrophes auxquelles font face les personnes, les communautés et tous les ordres de gouvernement. En plus de leur proximité avec le littoral, les communautés et les infrastructures essentielles sont souvent situées dans des zones basses ou à proximité de celles-ci, notamment un lien critique, le marais de Tantramar entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Cette zone est également le principal emplacement du bureau régional de SAC pour l'Atlantique, situé à Amherst en Nouvelle-Écosse.

Dangers à risque élevé

  • Préoccupations liées au climat froid : La situation septentrionale des provinces de l'Atlantique les expose à des températures froides, à des tempêtes de neige et à des problèmes liés au verglas, ce qui affecte le transport et les infrastructures.
  • Accessibilité limitée : Certaines régions, en particulier à Terre-Neuve-et-Labrador, peuvent être difficiles d'accès en raison du relief accidenté et des conditions météorologiques rigoureuses. Cela peut entraver les interventions d'urgence et les procédures d'évacuation.
  • Changements climatiques : L'élévation du niveau de la mer et l'augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les ouragans et les tempêtes, menacent les communautés côtières et les infrastructures. Les changements de température des océans ont une incidence sur les pêches, un secteur économique essentiel de la région, en affectant à la fois les écosystèmes marins et les moyens de subsistance des personnes qui en dépendent. Le réchauffement influence également les écosystèmes forestiers, ce qui peut entraîner des modifications de la biodiversité et des répercussions sur l'industrie forestière.
  • Sécurité alimentaire : Les populations vulnérables, notamment les communautés autochtones et les ménages à faible revenu, ont souvent un accès limité à des aliments nutritifs et abordables. L'isolement géographique, les inégalités économiques et les modèles d'emploi saisonnier contribuent à la difficulté d'obtenir des aliments frais et variés. Les perturbations liées aux changements climatiques, telles que les phénomènes météorologiques extrêmes qui touchent les pratiques agricoles et les pêches, aggravent ces enjeux.
  • Blizzard et tempête de verglas : Ces phénomènes comptent parmi les aléas comportant les risques les plus élevés dans la région de l'Atlantique en raison de leur capacité à toucher à la fois les communautés rurales et éloignées. Les températures froides et les conditions océaniques peuvent entraîner de violentes tempêtes hivernales apportant neige, verglas et vents forts. Cela pose des risques pour la vie et les biens et peut entraîner de graves perturbations sociales. Cette situation est aggravée par la position septentrionale des provinces de l'Atlantique, qui les expose davantage à ces conditions.
  • Crues soudaines ou inondations : Les zones côtières sont vulnérables aux ondes de tempête, tandis que les zones intérieures peuvent subir des crues fluviales ou soudaines, en particulier lors de fortes pluies ou d'une fonte rapide des neiges. Les inondations sont souvent exacerbées par d'autres événements tels que les ouragans et représentent un risque élevé. Les littoraux irréguliers de la Nouvelle-Écosse, l'élévation du niveau de la mer qui touche les communautés côtières et l'érosion des terres observée notamment à l'Île-du-Prince-Édouard accentuent ce risque.
  • Ouragans et tempêtes post-tropicales : Le Canada atlantique est exposé aux ouragans, aux tempêtes tropicales et aux tempêtes du nord-est. La saison s'étend généralement de juin à novembre. Ces tempêtes peuvent entraîner des vents violents, de fortes pluies et des ondes de tempête, coupant souvent l'accès routier ou provoquant des pannes d'électricité dans les communautés plus éloignées. Les changements climatiques, y compris l'élévation du niveau de la mer et la fréquence accrue des tempêtes, peuvent aggraver les risques existants.
  • Défaillances des infrastructures : Les infrastructures vieillissantes peuvent être sujettes à des défaillances, comme des ruptures de barrages pouvant entraîner des inondations. D'autres défaillances, telles que des routes emportées par de fortes pluies ou la perte d'accès à des ponts, peuvent également aggraver les difficultés.
  • Canicules : Les canicules peuvent être mortelles et être aggravées par d'autres événements comme des pannes d'électricité ou des défaillances d'infrastructures. Elles peuvent toucher de manière disproportionnée les communautés rurales, les enfants et les personnes âgées.
  • Avalanches ou glissements de terrain : En raison des nombreuses zones vallonnées et côtières du Canada atlantique, le territoire peut être vulnérable aux glissements de terrain, phénomène accentué par de fortes précipitations.
  • Logement inadéquat : De nombreuses communautés autochtones font face à des logements multigénérationnels et au surpeuplement. Le logement offre une protection essentielle lors des situations d'urgence. Un logement inadéquat peut également présenter des risques en situation d'urgence, en particulier pour les personnes sans logement ou vivant dans des refuges.
  • Problèmes de qualité de l'eau : Certaines communautés autochtones de la région, y compris des populations des Premières Nations et des Inuit, peuvent parfois éprouver des difficultés d'accès à une eau potable propre et sécuritaire, ce qui peut menacer la santé et le bien-être. Malgré des investissements accrus ces dernières années, les infrastructures vieillissantes et le manque d'opérateurs qualifiés peuvent entraîner des risques pour la santé publique ainsi que des risques en situation d'urgence liés à la perte de services essentiels. Certaines communautés autochtones doivent composer avec l'isolement géographique, ce qui peut compliquer la résolution rapide des problèmes de qualité de l'eau.

Danger pour la santé publique

  • Urgences liées aux maladies transmissibles (UMT) : Une UMT est un événement de santé actuel ou imminent auquel une communauté est confrontée et qui menace de dépasser la capacité du système de santé publique. Une UMT peut être un événement localisé ou plus vaste touchant la région. Sa durée peut varier selon l'ampleur des répercussions. Certaines communautés, notamment rurales ou éloignées, peuvent ne pas disposer des ressources nécessaires pour prendre en charge l'ensemble des personnes touchées et devoir solliciter l'aide d'autres ordres de gouvernement. Les UMT comprennent des virus émergents comme la COVID-19 ainsi qu'une variété d'autres agents pathogènes, par exemple la rougeole, la méningite bactérienne, et les infections transmissibles sexuellement et par le sang comme la syphilis et le VIH.
  • Contamination des aliments et de l'eau : Les risques de contamination des aliments et de l'eau concernent la présence de substances nocives dans les aliments ou l'eau potable, telles que des bactéries, des virus, des parasites, des toxines ou des produits chimiques. Ces dangers découlent d'une hygiène inadéquate, d'une mauvaise manipulation ou de sources d'eau contaminées et présentent des menaces importantes pour la santé publique. La prévention repose sur le respect rigoureux des normes sanitaires, un entreposage adéquat, une cuisson appropriée et une surveillance régulière de la qualité de l'eau afin d'assurer la sécurité des chaînes d'approvisionnement alimentaire et hydrique.
  • Dangers pour la santé environnementale : Ces dangers englobent diverses menaces pour le bien-être humain découlant de facteurs physiques, chimiques et biologiques présents dans l'environnement. Ils comprennent la pollution de l'air et de l'eau, l'exposition à des substances toxiques, la pollution sonore, les effets liés aux changements climatiques et les maladies à transmission vectorielle. Les activités industrielles, l'élimination inadéquate des déchets, la déforestation et l'utilisation de produits chimiques nocifs contribuent à ces risques. Leurs conséquences peuvent inclure des problèmes respiratoires, des maladies d'origine hydrique, des maladies chroniques et une dégradation globale de la santé des écosystèmes.
  • Santé mentale et dépendances : Les dangers liés à la santé mentale comprennent divers facteurs susceptibles de nuire au bien-être psychologique d'une personne. Ils incluent les urgences et catastrophes, le stress chronique, les expériences traumatisantes, l'isolement social, la discrimination, la consommation de substances et l'accès insuffisant aux services de santé mentale. L'exposition à ces dangers peut entraîner des troubles tels que l'anxiété, la dépression, le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et d'autres problèmes de santé mentale.
    • L'exposition à ces dangers peut également entraîner une augmentation de la consommation de substances psychoactives et aggraver des problèmes de dépendance existants. L'accès limité aux services essentiels, les perturbations du système de santé et la détresse psychologique accrue contribuent à un risque plus élevé de consommation problématique.
  • Maladies chroniques : Les catastrophes peuvent perturber les infrastructures de soins de santé, interrompre l'approvisionnement en médicaments essentiels et entraver les soins médicaux réguliers pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Les évacuations et les déplacements peuvent également compromettre l'accès aux traitements habituels et accentuer les inégalités en matière de santé. Le stress et les traumatismes associés aux situations d'urgence peuvent aussi aggraver les symptômes des maladies chroniques et entraîner de nouveaux problèmes de santé.
  • Infrastructures et accès aux soins de santé : Les catastrophes naturelles, les pandémies ou les conflits peuvent endommager les établissements de santé, limiter la disponibilité des fournitures médicales et submerger le personnel soignant. L'accès aux soins de santé courants et d'urgence peut être entravé en raison de difficultés de transport, d'hôpitaux surchargés ou de la réaffectation des ressources vers les besoins d'intervention immédiats. Les populations vulnérables, notamment celles vivant avec des maladies chroniques ou dans des régions éloignées, éprouvent davantage de difficultés à obtenir les soins nécessaires.

Lois, règlements, autorités ou ententes régionaux

Lois régionales

Les lois provinciales jouent un rôle dans la définition du cadre juridique de la gestion des urgences. Les communautés autochtones pourraient devoir œuvrer au sein du système juridique provincial pour coordonner les efforts d'intervention d'urgence.

Loi sur les mesures d'urgence: La principale loi provinciale est la Loi sur les mesures d'urgence. Cette loi confère au gouvernement l'autorité juridique nécessaire pour prendre les mesures requises en cas d'urgence. Elle définit les pouvoirs et les responsabilités du gouvernement, des intervenants d'urgence et des autres entités concernées lors de situations d'urgence. Chaque province de l'Atlantique est régie par sa propre Loi sur la gestion des urgences.

Plans de gestion des urgences : Le gouvernement provincial et les municipalités sont tenus d'élaborer et de maintenir des plans de gestion des urgences. Ces plans décrivent les procédures visant à atténuer les risques, à se préparer, à intervenir et à se rétablir à la suite d'urgences ou de catastrophes.

Bureau de gestion des urgences (BGU) : Le Bureau de gestion des urgences, généralement établi sous l'autorité du gouvernement provincial, est responsable de la coordination des efforts en matière de gestion des urgences. Il peut élaborer des plans d'urgence, organiser des formations et des exercices, et coordonner les activités d'intervention et de rétablissement lors de situations d'urgence.

Coordination avec les municipalités : Les efforts de gestion des urgences sont généralement coordonnés entre le gouvernement provincial et les municipalités locales. Les municipalités peuvent avoir leurs propres plans et procédures de gestion des urgences qui s'harmonisent avec le cadre provincial.

Coordination avec d'autres ministères fédéraux : SAC collabore avec d'autres entités fédérales afin de veiller à ce que les communautés des Premières Nations reçoivent le soutien nécessaire à toutes les étapes de la gestion des urgences. SAC collabore avec Sécurité publique Canada pour veiller à ce que les Premières Nations soient incluses dans les efforts nationaux de préparation et d'intervention en cas d'urgence. Sécurité publique Canada aide également SAC à coordonner les ressources d'autres organismes fédéraux en cas d'urgence. Santé Canada et SAC peuvent collaborer en matière d'orientations de santé publique, de déploiement de ressources sanitaires et d'accès aux soins médicaux et aux fournitures nécessaires pour les communautés des Premières Nations. Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) fournit une expertise lors des urgences liées au climat, telles que les feux de forêt et les inondations.

Ententes régionales

La région de l'Atlantique de SAC travaille à l'établissement d'ententes de services officielles afin de soutenir les Premières Nations lors d'une situation d'urgence. Ces ententes multilatérales, conclues dans chaque province entre les Premières Nations, SAC et les provinces, mettraient en évidence les partenariats, les rôles, les responsabilités et les processus d'accès aux ressources. En plus des principaux partenaires impliqués, Sécurité publique Canada participe aux discussions, principalement pour clarifier les rôles et responsabilités relevant de son mandat.

Organismes de gestion des urgences : Les communautés autochtones peuvent disposer de leurs propres organisations de gestion des urgences ou collaborer avec les organismes fédéraux, provinciaux et municipaux.

Coordination avec les Premières Nations : Les efforts de gestion des urgences sont le plus souvent coordonnés au niveau communautaire. Les communautés des Premières Nations possèdent leurs propres plans et équipes de gestion des urgences dont les procédures prévoient une collaboration avec les municipalités, les provinces et le gouvernement fédéral.

Déclaration d'un état d'urgence local : Les communautés des Premières Nations peuvent déclarer un état d'urgence local dans certaines circonstances, comme une catastrophe naturelle, une crise sanitaire ou toute autre situation menaçant la sécurité de la communauté. Une telle déclaration n'est pas requise pour accéder au Programme d'aide à la gestion des urgences (PAGU).

Coordination avec les conseils tribaux : Les conseils tribaux de la région de l'Atlantique jouent un rôle actif en appuyant les communautés des Premières Nations dans la planification de la gestion des urgences, l'intervention et le rétablissement. Ils agissent souvent comme agents de liaison entre SAC et les communautés des Premières Nations durant les interventions et fournissent des informations sur la situation. Les conseils tribaux de la région de l'Atlantique impliqués dans la gestion des urgences sont les suivants :

  • North Shore Mi'kmaq Tribal Council (NSMTC) – Nouveau-Brunswick
  • Wolastoqey Tribal Council Inc. (WTCI) – Nouveau-Brunswick
  • MAWIW Council (MAWIW) – Nouveau-Brunswick
  • Confederacy of Mainland Mi'kmaq (CMM) – Nouvelle-Écosse
  • Union of Nova Scotia Mi'kmaq (UNSM) – Nouvelle-Écosse

Ententes d'entraide : Afin de faciliter une intervention efficace et le partage des ressources lors des urgences, les provinces et les Premières Nations peuvent conclure des ententes d'entraide avec d'autres provinces, Premières Nations, municipalités ou comtés. Ces ententes permettent le partage de personnel, d'équipement et d'autres ressources en période de crise.

Approches collaboratives : La collaboration entre les autorités autochtones, fédérales et provinciales est souvent mise de l'avant dans la gestion des urgences. Des plans d'intervention conjoints et des mécanismes de coordination peuvent être établis afin d'assurer des interventions efficaces et adaptées à la culture. Grâce au processus d'ententes multilatérales, ces approches collaboratives seront confirmées et documentées afin de permettre une coordination efficace.

Considérations culturelles : Les communautés autochtones peuvent intégrer les pratiques culturelles et les connaissances traditionnelles dans leurs stratégies de gestion des urgences. La reconnaissance de ces considérations culturelles est essentielle pour une intervention d'urgence efficace.

Mécanismes de communication et d'échange de renseignements

Pour appuyer la mise en œuvre du Plan régional de gestion des urgences tous risques, la région de l'Atlantique a mis sur pied le Comité de coordination de la gestion des urgences de SAC. Ce comité se réunit en équipe afin de soutenir les Premières Nations lors d'une situation d'urgence qui peut ou non relever des autorités du Programme d'aide à la gestion des urgences (PAGU). Le comité comprend des membres des Opérations régionales et de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuit (DGSPNI) de SAC pour l'Atlantique.

Lors d'une situation d'urgence admissible au PAGU, le bureau régional de l'Atlantique offre un soutien de coordination aux Premières Nations par les moyens suivants :

Le Secteur des communications et des affaires publiques dirige les efforts d'intervention en communications de crise et fournit un soutien spécialisé ainsi que des conseils stratégiques en matière de communications publiques sur les enjeux liés à l'environnement public et médiatique lors d'urgences touchant les Premières Nations.

La Direction des communications stratégiques régionales, une équipe nationale présente dans les régions, est responsable de diriger l'approche en matière de communications de crise pour soutenir les Nations confrontées à une situation d'urgence. Elle adopte une approche globale afin de veiller à ce que les efforts de communication portent non seulement sur le soutien ministériel offert dans le cadre du PAGU, mais aussi sur les soutiens en santé et les services sociaux offerts aux personnes des Premières Nations.

Cela comprend :

SAC dispose d'équipes de communications régionales spécialisées qui fournissent des conseils et un soutien en matière de communications à toutes les régions de SAC et qui sont responsables de ce qui suit :

Selon la portée, le personnel des communications des bureaux régionaux ou à l'administration centrale joue un rôle important dans la gestion des communications externes en veillant à tenir les médias au courant. Il joue également un rôle important dans le soutien à la gestion des urgences en préparant et en diffusant des communications ministérielles essentielles à l'interne comme à l'externe.

Comme la région de l'Atlantique comprend quatre provinces, la capacité de communication peut varier selon l'ampleur de l'urgence, puisque plusieurs provinces peuvent simultanément demander une participation à des groupes de travail, à des séances d'information et à des équipes d'intervention.

Services d'urgence adaptés à la culture de la région de l'Atlantique

Dans la région de l'Atlantique, les activités de gestion des urgences sont dirigées par les communautés des Premières Nations dans les quatre provinces. Le PAGU de SAC et la gestion des urgences sanitaires servent respectivement d'administration financière et de prestation de services pour appuyer la prévention et l'atténuation, la préparation, l'intervention et le rétablissement en cas d'urgence et d'urgence sanitaire au sein des communautés. La région de l'Atlantique de SAC travaille avec les communautés afin de définir des pratiques culturellement sûres et adaptées pour améliorer la prestation des services et progresser vers le transfert des services. Cela nécessite des consultations et une communication avec les communautés et les conseils tribaux.

Grâce aux postes de capacité de gestion des urgences, y compris les postes de coordonnateur de la gestion des urgences et de gestionnaire des urgences établis au sein des conseils tribaux et des Premières Nations, ces employés clés appuient la préparation, l'atténuation, l'intervention et le rétablissement en matière de gestion des urgences à l'échelle locale. La mobilisation des dirigeants des bandes est souvent facilitée par ces postes qui sont des points de contact clés avec SAC en ce qui concerne la gestion des urgences, apportant les perspectives, les besoins et les désirs des Autochtones à SAC, qui défendant leurs Nations.

Comprendre le contexte culturel

  • Prendre le temps d'apprendre l'histoire, les traditions et les valeurs propres aux communautés des Premières Nations du Canada atlantique, par la reconnaissance et la prise en compte des répercussions historiques et continues de la colonisation et des traumatismes intergénérationnels.
  • Collaborer avec les dirigeants et les communautés des Premières Nations afin de comprendre leurs défis et leurs besoins particuliers en situation d'urgence.
  • Reconnaître que les communautés autochtones du Canada atlantique définissent elles-mêmes ce qui est culturellement sûr et pertinent pour elles.

Établir des relations

  • Établir et entretenir des relations avec les dirigeants des Premières Nations, les Aînés et les membres des communautés, avec un réel intérêt pour comprendre leurs besoins et leurs préoccupations.
  • Favoriser la confiance en faisant preuve de transparence quant aux intentions et aux objectifs.
  • Maintenir une communication et une collaboration continues avec les communautés des Premières Nations, même dans les situations non urgentes.
  • S'appuyer sur les relations établies afin de créer une base de confiance et de coopération.

Mener des consultations communautaires

  • Soutenir les consultations communautaires afin de recueillir de l'information sur les besoins et préférences de la communauté en matière de services d'urgence.
  • Écouter attentivement et respectueusement les préoccupations et les suggestions exprimées par les membres de la communauté.
  • Évaluer régulièrement l'efficacité des services d'urgence et solliciter la rétroaction de la communauté.
  • Faire preuve d'ouverture face aux ajustements et aux améliorations fondés sur les commentaires reçus.
  • Entretenir un dialogue continu avec les communautés des Premières Nations afin de comprendre l'évolution des besoins.
  • Établir des partenariats communautaires afin de renforcer la confiance et la collaboration lors des situations d'urgence.

Formation sur les compétences culturelles

  • Promouvoir la formation sur les compétences culturelles auprès des fournisseurs de services d'urgence, notamment en ce qui concerne la compréhension des nuances culturelles, des traumatismes historiques et des stratégies de communication efficaces.
  • Veiller à ce que les intervenants d'urgence connaissent les pratiques culturelles, les protocoles et les méthodes de guérison traditionnelles et y soient sensibles.

Élaborer et promouvoir des protocoles adaptés à la culture

  • Élaborer conjointement des protocoles d'intervention d'urgence qui s'harmonisent avec les valeurs culturelles et les pratiques des communautés des Premières Nations.
  • Intégrer les connaissances et les pratiques traditionnelles dans les stratégies de planification et d'intervention d'urgence.
  • Mettre en œuvre des programmes de formation pour les fournisseurs de services d'urgence afin d'accroître la sensibilisation et la sensibilité culturelles.
  • Collaborer avec les Aînés des Premières Nations et les experts culturels pour fournir des renseignements sur les pratiques et les coutumes traditionnelles.

Lors d'une situation d'urgence, SAC renforce les canaux de communication établis entre le Ministère, les conseils tribaux et les représentants des Premières Nations, et veille à intégrer leurs perspectives, y compris les protocoles culturels, dans le processus décisionnel, dans le respect de leurs droits et de leur statut de Premières Nations autonomes.

Annexe

1. Facteur d'indice de zone géographique

Selon le Manuel de classification des bandes de SAC :

Zone géographique

Zone 1:

La Première Nation est située à moins de 50 km du centre de services le plus près et peut y accéder par la route toute l'année.

Indice environnemental

Indice D :

Localisation géographique entre les latitudes 55 et 60 degrés.

  1. Zone 2: Zone où la bande est située à entre 50 et 350 km d'un centre de services auquel elle a accès par route toute l'année.
  2. Zone 3: Zone où la bande est située à plus de 350 km d'un centre de services auquel elle a accès par route toute l'année.
  3. Zone 4: Zone où la bande n'a pas accès par une route ouverte à l'année au centre de services le plus près, ce qui lui occasionne des frais de transport plus élevés.

Zone géographique

  • Zone 1:
    La bande est située à moins de 50 km du centre de services le plus proche, accessible par route toute l'année.
  • Zone 2:
    La bande est située à entre 50 et 350 km du centre de services le plus proche, accessible par route toute l'année.
  • Zone 3:
    La bande est située à plus de 350 km du centre de services le plus proche, accessible par route toute l'année.
  • Zone 4:
    La Première Nation n'a pas d'accès routier à l'année à un centre de services et, par conséquent, fait face à des coûts de transport plus élevés.

Sous-zone : Utilisée uniquement avec la zone géographique 4 pour indiquer la distance mesurée en ligne directe à partir d'un centre de services.

  • Sous-zone 0: distance < 50 km (classée comme zone 2)
  • Sous-zone 1: 50 km <= distance < 160 km
  • Sous-zone 2: 160 <= distance < 240 km
  • Sous-zone 3: 240 <= distance < 320 km
  • Sous-zone 4: 320 <= distance < 400 km
  • Sous-zone 5: 400 <= distance < 480 km
  • Sous-zone 6: distance >= 480 km

Indice environnemental : Établit un lien entre l'emplacement géographique d'une Première Nation et le climat local.

  • Indice A: emplacement géographique < 45degrés de latitude
  • Indice B: 45degrés de latitude <= emplacement géographique < 50degrés de latitude
  • Indice C: 50degrés de latitude <= emplacement géographique < 55degrés de latitude
  • Indice D: 55degrés de latitude <= emplacement géographique < 60degrés de latitude
  • Indice E: 60degrés de latitude <= emplacement géographique < 65degrés de latitude
  • Indice F: emplacement géographique <= 65degrés de latitude

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