Plans de gestion des urgences de la région de la Colombie-Britannique
Table des matières
Introduction
Les plans régionaux de gestion des urgences de Services aux Autochtones Canada (SAC) donnent un aperçu des rôles et responsabilités des bureaux régionaux en matière de soutien à la gestion des urgences des Premières Nations.
À l'appui du Plan national de gestion des urgences tous risques de SAC, le plan de la région de la Colombie-Britannique définit les responsabilités du Ministère et ses relations avec : les Premières Nations, les organisations dirigées par les Autochtones, le gouvernement provincial et les organisations non gouvernementales de la Colombie-Britannique qui participent à des activités de gestion des urgences des Premières Nations. En outre, le plan aborde les risques et dangers propres à la région, les mécanismes de communication et d'échange de renseignements, et traite de la prestation de services d'urgence adaptés à la culture locale.
Le plan de la région de la Colombie-Britannique ne vient pas remplacer les plans et procédures de gestion des urgences déjà en place dans les communautés des Premières Nations de la province. Il a pour objectif d'éclairer la prise de décision à l'échelle communautaire.
Son contenu sera révisé et mis à jour tous les deux ans.
Portée
Le Plan régional de gestion des urgences de la Colombie-Britannique regroupe les activités relevant des quatre piliers de la gestion des urgences, soit l'atténuation, la préparation, l'intervention et le rétablissement. Il s'applique aux terres de réserve (telles que définies dans la Loi sur les Indiens) situées en Colombie-Britannique.
Pour en savoir plus sur la portée, consultez le Plan national de gestion des urgences tous risques de SAC.
Contexte régional en matière de risque
Le contexte de risque du Canada comprend un large éventail de dangers naturels et anthropiques.
En Colombie-Britannique, ces dangers comprennent ce qui suit :
- feux de forêt
- inondations et crue
- séismes
- tsunamis
- glissements de terrain
- situations d'urgence sanitaire
Évaluation des risques pour la région de la Colombie-Britannique
Feux de forêt
La saison des incendies en Colombie-Britannique s'étend du 1er avril au 31 octobre. Bien que les incendies soient un phénomène naturel dans la province, ils ont pris de l'ampleur et gagné en intensité depuis quelques dizaines d'années sous l'effet de la sécheresse et des activités humaines. Cette augmentation a eu des répercussions considérables sur l'environnement, l'économie et la société.
Inondations et crue
Tous les ans, la Colombie-Britannique est frappée par des inondations consécutives à des pluies abondantes, à la fonte des neiges et au dégel rapide des glaces. Les Premières Nations de la Colombie-Britannique sont particulièrement vulnérables puisqu'elles vivent dans des zones inondables, comme les régions côtières et les zones à proximité des rivières et des lacs.
Les inondations sont lourdes de conséquences pour les communautés et les infrastructures des Premières Nations, ainsi que pour l'économie et l'environnement.
Séismes
La Colombie-Britannique enregistre chaque année plusieurs milliers de séismes, mais seule une cinquantaine d'entre eux sont ressentis. Les séismes pouvant causer des dommages structurels (magnitude 5 ou plus) se produisent tous les dix ans environ.
Le plus important séisme jamais enregistré au Canada s'est produit le 21 août 1949, au large de la côte ouest de Haida Gwaii. Les secousses de ce séisme de magnitude 8,1 ont été ressenties à Whitehorse, au Yukon, mais aussi en Alberta, à l'est, et à Seattle, dans l'État de Washington, au sud. Dans la ville de Prince Rupert, à 230 km à l'est de l'épicentre, des fenêtres ont volé en éclats et des bâtiments en brique se sont effondrés sous l'effet de ces tremblements violents.
Les régions de la province où le risque sismique est le plus élevé sont les suivantes :
- Haida Gwaii
- Côte de la Colombie-Britannique
- Île de Vancouver
En 2024, Ressources naturelles Canada a lancé le système d'alerte sismique précoce canadien pour les résidents de la Colombie-Britannique. Ce système diffuse une alerte en cas de séisme imminent par le biais du système En alerte. Les membres des communautés situées à proximité de l'épicentre d'un séisme reçoivent un message d'alerte jusqu'à 20 secondes à l'avance, un délai suffisant pour se baisser, s'abriter et s'agripper.
Tsunamis
Les tsunamis surviennent généralement à la suite de violents séismes sous-marins. Les vagues provoquées par un séisme au grand large peuvent mettre plusieurs heures à atteindre la côte, tandis que celles générées par un séisme à proximité du littoral peuvent s'y abattre en quelques minutes.
Les communautés côtières de la Colombie-Britannique sont divisées en cinq zones de notification des tsunamis.
- Zone A : Côte nord et Haida Gwaii;
- Zone B : Côte centrale et nord de l'île de Vancouver;
- Zone C : Côte ouest de l'île de Vancouver;
- Zone D : Détroit de Juan de Fuca (y compris Victoria et la région de la capitale);
- Zone E : Détroit de Georgia (y compris Metro Vancouver)
Les communautés des Premières Nations les plus vulnérables aux tsunamis sont établies près des bras de mer de la côte ouest de l'île de Vancouver, de la côte de Haida Gwaii et de la côte centrale du continent, entre Haida Gwaii et l'île de Vancouver. Au total, 84 Premières Nations de la Colombie-Britannique (dont 25 Premières Nations signataires d'un traité) se trouvent dans une zone sujette aux tsunamis.
Si vous vous trouvez près de la côte et sentez la terre trembler, baissez-vous, abritez-vous et agrippez-vous. Dès que les secousses s'arrêtent, mettez-vous à l'abri d'un éventuel tsunami. Sans tarder, rendez-vous dans un endroit surélevé (20 m en 20 minutes).
Glissements de terrain
Les glissements de terrain posent de grands risques et constituent une menace sérieuse pour les communautés et les infrastructures des Premières Nations, ainsi que pour l'environnement en raison du relief accidenté et montagneux de la Colombie-Britannique, des fortes précipitations qu'enregistre la province et de sa vulnérabilité aux activités sismiques.
Situations d'urgence sanitaire
La gestion des urgences sanitaires facilite la coordination avec les partenaires des activités de préparation et d'intervention en cas de situations d'urgence qui pourraient avoir un impact sur la santé des membres des communautés des Premières Nations de la Colombie-Britannique. SAC collabore étroitement avec la Régie de la santé des Premières Nations à la gestion des urgences sanitaires, notamment en ce qui a trait à la planification, aux mesures d'intervention et au rétablissement lors de pandémies, de crises des opioïdes et d'urgences en santé environnementale et publique, ainsi qu'aux interventions d'urgence et au rétablissement, y compris le soutien clinique et le soutien en santé mentale.
Lois, autorités, ententes et règlements provinciaux
Le ministère de la Gestion des urgences et de la Préparation aux changements climatiques (EMCR) de la Colombie-Britannique agit à titre de coordonnateur principal des activités de gestion des urgences de la province pour les Premières Nations :
- Emergency and Disaster Management Act (non disponible en français)
- Emergency and Disaster Management Regulation (non disponible en français)
- Compensation and Disaster Financial Assistance Regulation (non disponible en français)
En outre, les politiques et procédures du ministère de la Gestion des urgences et de la Préparation aux changements climatiques (non disponible en français) permettent d'atteindre les objectifs de service prévus par la législation sur la gestion des urgences, de prendre des décisions équitables et claires et de veiller à ce que les activités de gestion des urgences en Colombie-Britannique soient menées de manière sûre et efficace.
Ententes de services bilatérales
La région de la Colombie-Britannique de SAC a conclu des ententes de services bilatérales avec le ministère de la Gestion des urgences et de la Préparation aux changements climatiques et le Service d'incendie de la Colombie-Britannique. Ces ententes permettent aux communautés des Premières Nations de la Colombie-Britannique de bénéficier du soutien et des services du ministère de la Gestion des urgences et de la Préparation aux changements climatiques. De plus, elles veillent à ce que les personnes vivant dans les réserves et les communautés des Premières Nations admissibles aient accès à des services et à un soutien comparables à ceux offerts aux personnes vivant hors réserve.
Les deux ententes de service en vigueur entre SAC et la Colombie-Britannique comprennent :
- une entente de service bilatérale de 10 ans avec le ministère de la Gestion des urgences et de la préparation aux changements climatiques pour la prestation de services de gestion des urgences sur les terres de réserve (échéance : 31 mars 2027)
- une entente de service bilatérale de 10 ans avec le Service d'incendie de la Colombie-Britannique pour la lutte contre les incendies de forêt sur les terres de réserve (échéance : 31 mars 2026)
En 2019, conscients de la nécessité et de l'importance pour les gouvernements des Premières Nations d'être des partenaires à part entière et égaux dans la gestion des urgences, le Conseil des leaders des Premières Nations, SAC et le gouvernement de la Colombie-Britannique ont signé un protocole d'entente trilatéral pour la gestion des urgences en Colombie-Britannique.
Régie de la santé des Premières Nations
La Régie de la santé des Premières Nations de la Colombie-Britannique joue un rôle vital à l'appui de la gestion des urgences sanitaires aux termes de son mandat défini dans l'entente tripartite sur la santé des Premières Nations conclue par la Régie, le gouvernement du Canada et celui de la Colombie-Britannique. Grâce à cette entente, la Régie de la santé des Premières Nations assure la gestion et la prestation des programmes et services de santé destinés aux communautés des Premières Nations, y compris la planification et les mesures d'intervention en cas d'urgence sanitaire publique, comme les pandémies, les catastrophes naturelles et les crises environnementales. La Régie, en étroite collaboration avec les responsables de la santé communautaire, les autorités sanitaires régionales et les organisations de gestion des urgences, veille à ce que les mesures de préparation, d'intervention et de rétablissement soient adaptées à la culture, axées sur la communauté et holistiques. Elle met l'accent sur le perfectionnement des capacités, la communication et la collaboration afin de renforcer la résilience et l'autodétermination des Premières Nations en matière de gestion des urgences sanitaires dans toute la province.
Mécanismes de communication et d'échange de renseignements
Le cadre de gestion des urgences de la Colombie-Britannique est étayé par une structure juridique complète qui facilite la coordination des interventions en cas de catastrophe, favorise la préparation et encadre les efforts de rétablissement.
Communautés des Premières Nations
C'est au chef et aux conseillers de décider quand leur plan de gestion des urgences doit être mis en branle. Quand la situation d'urgence excède la capacité d'intervention des Premières Nations, ces dernières peuvent demander l'aide du ministère de la Gestion des urgences et de la préparation aux changements climatiques de la Colombie-Britannique.
La communication des renseignements relatifs à l'urgence aux membres de la communauté incombe aux dirigeants de la communauté autochtone touchée. Ces renseignements peuvent être diffusés lors de réunions communautaires, sur les réseaux sociaux, sur le site web de la Première Nation, sur des babillards ou par un système de sonorisation. Le ministère de la Gestion des urgences et de la Préparation aux changements climatiques de la Colombie-Britannique publiera également des renseignements, des directives et des ordres sur ses réseaux sociaux.
Province de la Colombie-Britannique
À l'échelle provinciale, les alertes d'urgence sont transmises aux appareils mobiles et sans fil, et aux sirènes en cas de tsunamis installées sur la côte, et diffusées à la radio et à la télévision. Les services de police locaux communiqueront eux aussi des renseignements par le biais d'un système de sonorisation.
Dans les communautés sujettes aux tsunamis, les services de police locaux, si leurs ressources le permettent, contribueront à la gestion des urgences en circulant dans les quartiers pour diffuser les ordres d'évacuation.
Services d'urgence adaptés à la culture en Colombie-Britannique
En 2018, le gouvernement national des Tŝilhqot'in, le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Colombie-Britannique ont conclu l'entente de collaboration en matière de gestion des urgences des Tsilhqot'in.
L'entente mise sur la force et l'expertise en gestion des urgences de la nation Tŝilhqot'in pour améliorer les services de gestion des urgences destinés aux communautés Tŝilhqot'in qui ont été touchées par des incendies de forêt dévastateurs au cours des dernières années. Cette entente a été renouvelée en 2022.
En Colombie-Britannique, SAC fournit du financement pour 48 postes de coordonnateurs de programmes de gestion des urgences. De plus, SAC fournit une aide financière aux Premières Nations à l'échelle régionale, notamment au gouvernement national des Tŝilhqot'in, aux Premières Nations des Secwépemc et au Secrétariat de la planification des mesures d'urgence.