Audit de l'éducation primaire et secondaire et des établissements d'enseignement

Rapport d’audit interne
Préparé par : Direction générale des services de vérification et d’assurance

Novembre 2025

Format PDF (933 Ko, 35 pages)

Table des matières

Acronymes

AC
Administration centrale
CCP
Cadre de contrôle du programme
DGIC
Direction Générale des infrastructures communautaires
DGMOPIR
Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructure régionaux
ÉE
Établissements d’enseignement
EPS
Enseignement primaire et secondaire
ERE
Ententes régionales en matière d’éducation
F et E
Fonctionnement et entretien
ICD
Instruments de collecte de données
IRC
Indicateurs de rendement clé
NRF
Nouvelle relation financière
OR
Opérations régionales
PIE
Programme d’immobilisations et d’entretien
PIIPN
Plans d’investissement dans l’infrastructure des Premières Nations
PPEDS
Programmes et partenariats en matière d'éducation et de développement social
SAC
Services aux Autochtones Canada
SCPE
Système de classement des priorités pour les écoles
SIE
Système d’information sur l’éducation

Sommaire

L’éducation fait partie d’un ensemble de programmes multisectoriels et multidépartementaux qui appuient les élèves des Premières Nations dans les réserves, et qui comprend l’infrastructure, le principe de Jordan, les programmes de santé et de santé mentale, et l’apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones. L’enseignement primaire et secondaire est assuré par le Programme d’enseignement primaire et secondaire (EPS) au sein du Secteur des Programmes et partenariats en matière d'éducation et de développement social (PPEDS), tandis que la programmation en matière d’infrastructure est assurée par le Programme des établissements d’enseignement (ÉE), qui fait partie du Programme d’infrastructures communautaires et du Programme d’immobilisations et d’entretien (PIE) et fourni par les Opérations régionales (OR).

L’accès à des établissements d’enseignement adéquats peut aider les élèves des Premières Nations à obtenir des résultats comparables à ceux des élèves non autochtones dans leurs études secondaires. Pour construire et entretenir des établissements qui répondent aux besoins en évolution, les décisions d’investissement doivent tenir compte de l’évolution des programmes d’enseignement et des tendances en matière d’inscriptions.

De l’exercice 2020-2021 à l’exercice 2023-2024, les dépenses du Programme d’EPS se sont élevées en moyenne à 2,6 milliards de dollars par année, soutenant environ 118 000 élèves (soit environ 22 000 $ par élève), tandis que les dépenses du Programme des ÉE ont atteint en moyenne 400 millions de dollars par année (voir le tableau 3). Des fonds supplémentaires sont également octroyés par d’autres programmes ministériels, tels que ceux qui concernent le principe de Jordan et la nouvelle relation financière (NRF).

L’objectif de l’audit était d’évaluer l’adéquation des cadres de contrôle de gestion qui appuyaient la mise en œuvre du Programme d’EPS et du Programme des ÉE.

L’audit a permis de constater que des éléments d’un cadre de contrôle de gestion étaient en place, notamment des rôles et des responsabilités documentés, des canaux de communication nationaux et régionaux, des processus d’attribution des fonds et des cadres de mesure du rendement. Bien que ces éléments fondamentaux existent, l’audit a relevé plusieurs domaines dans lesquels les pratiques et les processus de contrôle de gestion pourraient être améliorés, ce qui a donné lieu aux recommandations suivantes :

  1. Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS et le sous-ministre adjoint principal des OR devraient examiner et documenter les mécanismes de coordination entre les programmes d’EPS et des ÉE, y compris au sein des bureaux régionaux. Cet examen devrait inclure la définition claire des rôles et des responsabilités au sein de l’administration centrale (AC) et des bureaux régionaux en ce qui concerne la mise en œuvre des décisions qui touchent les deux programmes, ainsi qu’à étudier les mécanismes officiels de gouvernance ou de surveillance qui permettent la collaboration, la prise de décisions et l’échange d’information entre les deux programmes.
  2. Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devrait officialiser le cadre de gestion des risques liés aux modèles et des contrôles, y compris les politiques et les procédures, les normes de documentation, les pouvoirs d’approbation, les processus de validation, d’examen et de contrôle des modifications des formules de financement régionales provisoires du Programme d’EPS. Le cadre de contrôle devrait également prévoir un examen indépendant périodique ou une fonction de vérification visant à évaluer l’exactitude, les hypothèses et l’efficacité du modèle.
  3. Le sous-ministre adjoint principal des OR devrait examiner et, s’il y a lieu, mettre à jour les cadres de contrôle des programmes ainsi que les cadres de classement des priorités pour les écoles afin de s’assurer qu’ils sont fondés sur des données pertinentes et complètes. Lorsque cela est applicable, les observations du sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devraient être prises en compte. Il s’agit de veiller à documenter la justification de la sélection des projets et d’explorer les possibilités d’améliorer l’accès aux données et la coordination entre le Programme des ÉE et le Programme d’EPS afin de soutenir les décisions de priorisation.
  4. Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS, en collaboration avec le sous-ministre adjoint principal des OR, s’il y a lieu, devrait élaborer des documents expliquant le calcul du financement du fonctionnement et de l’entretien (F et E) pour les infrastructures d’enseignement fondé sur les formules provisoires de financement régional (à l’exclusion des résidences pour le personnel enseignant, des écoles fédérales et des résidences étudiantes), et revoir les responsabilités en matière de surveillance des plans de gestion de l’entretien.
  5. Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devrait consulter les intervenants des autres programmes de Services aux Autochtones Canada (SAC) qui octroient des fonds liés aux programmes d’enseignement primaire et secondaire afin de revoir leurs profils d’information sur les programmes (PIP), d’examiner la manière dont le travail de ces programmes connexes influe, directement ou indirectement, le cadre de mesure du rendement en matière d’éducation, et d’identifier une approche horizontale permettant de prendre en compte toutes les variables ayant une incidence sur les résultats en matière d’éducation.
  6. Le sous-ministre adjoint principal des OR devrait, au besoin, établir ou améliorer les indicateurs de programme démontrant l’impact des investissements dans l’infrastructure éducatives sur les résultats scolaire, en utilisant des données pertinentes et disponibles. Lorsque cela est approprié, ces travaux devraient être coordonnés avec le sous-ministre adjoint chargé du secteur des PPEDS afin de soutenir l’harmonisation avec les cadres de rendement connexes.

Énoncé de conformité

L’audit est conforme aux Normes internationales pour la pratique professionnelle de l’audit interne de l’Institut des auditeurs internes et à la Politique sur l’audit interne du gouvernement du Canada, comme en témoignent les résultats du Programme d’assurance et d’amélioration de la qualité.

Réponse de la direction

La direction est d'accord avec les constatations, a accepté les recommandations incluses dans le rapport et a développé un plan d'action de gestion pour y répondre. Le plan d'action de la direction a été intégré au présent rapport.

1. Contexte

L’enseignement primaire et secondaire relève de la compétence des provinces et des territoires, à l’exception de l’enseignement offert aux élèves des Premières Nations résidant ordinairement dans une réserve. Le gouvernement du Canada a un rôle dans le soutien à l’éducation des Premières Nations et aux programmes connexes. Pour les élèves des Premières Nations du Nord (Yukon et Territoires du Nord-Ouest) et les élèves des Premières Nations résidant ordinairement hors réserve, de même que pour les élèves inuits et métis, l’éducation est fournie par leur province ou territoire respectif. Il n’y a pas de réserves établies au Nunavut et, par conséquent, le territoire n’est pas couvert par ces programmes.

L’éducation fait partie d’un ensemble de programmes multisectoriels et multidépartementaux qui appuient les élèves des Premières Nations dans les réserves, et qui comprend notamment l’infrastructure, le principe de Jordan, les programmes de santé et de santé mentale ainsi que l’apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones. L’enseignement primaire et secondaire des Premières Nations est offert dans le cadre du Programme d’ Enseignement primaire et secondaire (EPS) de Services aux Autochtones Canada (SAC). L’infrastructure d’éducation est fournie par le Programme des Établissements d’enseignement (ÉE), qui fait partie du Programme d’immobilisations et d’entretien (PIE) des Opérations régionales (OR) de SAC.

Programme d’enseignement primaire et secondaire

Aperçu

Le Programme d’EPS soutient l’enseignement primaire et secondaire pour les élèves, les écoles et les communautés des Premières Nations en travaillant en partenariat avec celles-ci sur une base de nation à nation, afin d’appuyer les Premières Nations et les organisations mandatées par celles-ci dans l’établissement de systèmes éducatifs sur lesquels les Premières Nations exerceront un contrôle. Le programme d’enseignement général comprend également le programme d’enseignement postsecondaire. L’objectif du Programme d’EPS est de fournir un financement pour appuyer le contrôle des Premières Nations sur leur éducation, incluant la prestation services éducatifs de la maternelle (à partir de l’âge de 4 ans) à la douzième année pour tous les élèves admissibles qui résident ordinairement dans une réserve. Le programme d’EPS vise à créer un environnement financièrement stable pour l’éducation des Premières Nations, ce qui permet d’offrir un soutien de meilleure qualité et plus cohérent aux élèves, aux écoles, au personnel enseignant, aux communautés et aux organisations à caractère éducatif des Premières Nations, ainsi que des conditions qui contribuent à l’amélioration des résultats scolaires des élèves. Le Programme s’emploie à atteindre les résultats suivants :

  • Les services et les ressources pédagogiques reflètent mieux les besoins, la culture et la langue des élèves.
  • Les Premières Nations ont accès à un système éducatif aux capacités renforcées pour répondre à leurs besoins et atteindre leurs priorités.
  • Les élèves des Premières Nations participent à leur éducation primaire et secondaire et y font des progrès.
  • Les élèves des Premières Nations vivant dans les réserves atteignent des niveaux d’éducation secondaire comparables à ceux des élèves non autochtones au Canada.

Conformément au principe de contrôle de l’éducation des Premières Nations par les Premières Nations, le Programme d’EPS finance des modèles de prestation de services adaptables au contexte et aux priorités locales. Les programmes éducatifs destinés aux élèves des Premières Nations peuvent être fournis par des écoles administrées ou gérées par les Premières Nations, des écoles privées, des écoles provinciales et des écoles fédérales.

Le Programme d’EPS finance la conception et la mise en œuvre d’un enseignement adapté à la culture et aux méthodes d’enseignement et d’apprentissage des Premières Nations, ainsi que des ententes régionales en matière d’éducation (ERE) répondant aux objectifs et aux priorités des Premières Nations dans le domaine de l’éducation.

Outre le Programme d’EPS de base, SAC propose également six programmes ciblés fondés sur des propositions et fournissant des éléments particuliers pour la réussite des élèves (voir le tableau 1). Chaque programme ciblé fondé sur des propositions dispose de ses propres lignes directrices nationales. Les programmes fondés sur des propositions ciblées sont ceux pour lesquels SAC sollicite et reçoit des demandes de financement par l’entremise de propositions des bénéficiaires. Le financement de ces programmes dépend de l’approbation des propositions par SAC, conformément aux critères énoncés dans les lignes directrices du programme national concerné.

Tableau 1: Programmes d’éducation fondés sur des propositions ciblées
Référence 1

Nom du programme

Programme des partenariats en éducation

Résumé

Conçu pour favoriser la collaboration entre les Premières Nations, les provinces, SAC et d’autres parties prenantes, il vise à améliorer la réussite des élèves des Premières Nations dans les écoles des Premières Nations et les écoles provinciales.

Référence 2

Nom du programme

Programme d’éducation spécialisée à coûts élevés

Résumé

Octroie des fonds supplémentaires aux bénéficiaires qui fournissent des services aux élèves qui vivent ordinairement dans les réserves et dont les besoins en matière d’éducation spécialisée à coûts élevés ne peuvent être satisfaits avec les ressources actuelles mises à la disposition de la population générale des élèves.

Référence 3

Nom du programme

Programme des centres éducatifs et culturelsNote de bas de page 1

Résumé

Fournit un financement aux centres éducatifs et culturels des Premières Nations et des Inuit dans les réserves ou les régions de peuplement inuit pour appuyer le développement et la promotion du patrimoine culturel des Premières Nations et des Inuit.

Référence 4

Nom du programme

Programme de subvention des centres éducatifs et culturels des Inuit

Résumé

Accorde des subventions aux Inuit ainsi qu’aux centres culturels et éducatifs inuits pour appuyer le développement et la promotion du patrimoine culturel inuit.

Référence 5

Nom du programme

Programme de recherche et d’apprentissage

Résumé

Soutient des projets de recherche qui contribuent à l’accroissement des connaissances sur les initiatives éducatives à l’échelle du Canada ayant un impact positif sur les élèves des Premières Nations et leurs résultats scolaires.

Référence 6

Nom du programme

Programme innovation en éducation

Résumé

Soutient des projets novateurs permettant aux Premières Nations d’expérimenter de nouveaux programmes scolaires, stratégies et technologies, et de développer des solutions fondées sur des données probantes pouvant être partagées avec d’autres écoles.

Rôles et responsabilités ministériels pour la prestation du Programme d’EPS

Le Programme d’EPS de SAC est géré et coordonné à l’échelle nationale par la Direction générale de l’éducation à l’Administration centrale (AC) du secteur des Programmes et partenariats en matière d'éducation et de développement social (PPEDS) et est soutenu par les bureaux régionaux du Secteur des OR.

Aperçu du financement du Programme d’EPS

À la suite d’un processus de consultation de grande envergure avec les Premières Nations en 2016 et 2017, SAC a, le 1er avril 2019, mis en œuvre une approche de financement et de politique élaborée conjointement pour l’éducation des Premières Nations dans les réserves, ce qui a entraîné la transformation de l’éducation des Premières Nations. Cette transformation a consolidé de nombreux anciens programmes ciblés dans les formules de base. Ainsi, il n’existe plus une formule nationale, mais une série de formules de financement régionales comparables à l’échelle des provinces. Des investissements supplémentaires ont été annoncés dans le Budget de 2021 pour les programmes avant et après l’école et pour peaufiner davantage les formules de financement. L’approche de la transformation en matière de financement comprend des formules provisoires de financement régional et des ERE, fondées sur les principes directeurs de comparabilité provinciales, de prévisibilité, de stabilité, de transparence, de flexibilité dans la manière dont les fonds sont dépensés, ainsi que de spécificité locale et régionale. Les ERE sont adaptées au contexte et aux besoins locaux ou régionaux des Premières Nations et officialisent l’engagement du Canada à soutenir les Premières Nations dans la conception, la mise en œuvre et la gestion de leurs propres systèmes éducatifs. Les ERE peuvent être assorties d’un financement supplémentaire qui va au-delà des formules provisoires de financement régional pour appuyer l’atteinte des résultats attendus des systèmes éducatifs.

Comme l’indiquent les documents fournis par le Programme d’EPS, depuis l’exercice 2015-2016, le financement du Programme d’EPS a augmenté d’environ 98 % dans le cadre de la transformation de l’éducation des Premières Nations. Outre le financement du Programme d’EPS, le financement de l’enseignement est également assuré par l’entremise de la subvention au titre de la Nouvelle relation financière (NRF). Le tableau ci-dessous présente un résumé des fonds fournis pour le Programme d’EPS de base au cours des quatre derniers exercices financiers (crédit 10 et subvention).

Tableau 2 : Programme d’EPS de base et financement de la NRF
Type 2020-2021 2021-2022 2022-2023 2023-2024Note de tableau 1 Total général
ContributionNote de tableau 2 1 956 704 730 $ 2 265 334 284 $Note de tableau 3 2 283 690 658 $ 2 428 243 689 $ 8 933 973 361 $
Subvention NRF 305 274 608 $ 359 061 572 $ 408 360 258 $ 495 422 508 $ 1 568 118 946 $
Grand Total 2 261 979 338 $ 2 624 395 856 $ 2 692 050 916 $ 2 923 666 197 $ 10 502 092 307 $
Note de tableau 1

Données fournies par déclaration écrite par le secteur des PPEDS le 24 septembre 2024.

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Note de tableau 2

Comprend le financement fourni par l’entremise des Ententes régional en matière d’éducation.

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Note de tableau 3

Inclut le financement pour la réouverture sécuritaire des écoles pendant la pandémie de COVID-19.

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Programme des établissements d’enseignement

Aperçu

Les Premières Nations possèdent et gèrent les établissements d’enseignement sur les réserves et sont responsables de la gestion des projets de rénovation ou de construction de nouvelles installations. SAC fournit un financement aux Premières Nations pour la construction de nouvelles infrastructures d’enseignement, la rénovation et l’agrandissement des installations existantes, ainsi que pour le fonctionnement et l’entretien des résidences pour le personnel enseignant, des résidences étudiantes et des écoles fédérales. L’infrastructure d’éducation comprend les écoles, les entrepôts, les résidences pour le personnel enseignant et les terrains des écoles (terrains de sport, salles de classe en plein air, structures de jeu).

Le financement du Programme des ÉE est accordé aux Premières Nations dans les réserves et aux Premières Nations et autres bénéficiaires admissibles sur les terres de la Couronne ou les terres des Premières Nations afin de :

  • Planifier, concevoir, construire, acquérir, rénover, réparer et remplacer les établissements d'enseignement primaire et secondaire gérées par le gouvernement fédéral ou les Premières Nations (notamment les bâtiments scolaires, les résidences pour le personnel enseignant et pour les élèves), ainsi que les services connexes.
  • Acquérir du mobilier, de l'équipement et de l'ameublement pour les écoles en cours de construction, d'agrandissement ou de rénovation.
  • Acquérir, remplacer et réparer du mobilier, de l'équipement et de l'ameublement des résidences pour le personnel enseignant, des écoles fédérales et des résidences étudiantes.
  • Acquérir des autobus pour le transport des élèves vers les établissements d'enseignement subventionnées.
  • Cerner les besoins en matière d'établissements d'enseignement et élaborer des plans pour les installations.
  • Concevoir les pratiques de gestion de l'entretien.

Rôles et responsabilités ministériels dans la mise en œuvre du Programme des ÉE

Le Programme des ÉE est administré à l’AC de SAC par la Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructure régionaux (DGMOPIR) et mis en place par les bureaux régionaux, qui relèvent du secteur des OR. La Direction générale des infrastructures communautaires (DGIC) est responsable de l’ensemble des politiques en matière d’établissement d’enseignement, la DGMOPIR en étant le responsable technique.

Aperçu du financement du Programme des ÉE

Le financement des établissements d’enseignement est assuré par des sources de financement de type services votés (financement annuel) et temporaire (financement ciblé, limité dans le temps et non garanti). Les services votés pour les établissements d’enseignement sont principalement utilisés pour soutenir: des projets d’immobilisations mineurs pour les établissement d’enseignement existants et des rénovations et remplacements à plus petite échelle; la poursuite des programmes, par le financement d’études de faisabilité et parfois de conception; et le financement du Fonctionnement et entretien (F et E) pour les résidences pour le personnel enseignant, les résidences étudiantes et les écoles fédérales. Les services votés peuvent également être utilisés pour financer des projets de construction et de rénovation, mais ils ne sont généralement pas suffisants pour financer ces projets de manière indépendante.

Le financement temporaire est ciblé et conçu pour financer des projets et des initiatives prioritaires en matière de santé et de sécurité. Il est assuré par l’entremise d’autorisations budgétaires individuelles et, par nature, expire à la date de fin prédéterminée du budget. Bien qu’il ne soit pas garanti, ce financement peut être renouvelé dans le cadre du processus budgétaire fédéral. En plus du financement du Programme des ÉE, un financement limité des établissements d’enseignement peut également être assuré par l’entremise de la subvention de la NRF pour les bénéficiaires de la NRF. Le tableau ci-dessous présente un résumé du financement accordé au Programme des ÉE au cours des quatre derniers exercices financiers (crédit 10 et subvention de la NRF).

Tableau 3: Programme des ÉE et financement de la NRF
Type 2020-2021 2021-2022 2022-2023 2023-2024 Total général
Services votés (fonds permanents) 89 163 208 $ 68 851 127 $ 99 214 129 $ 144 884 187 $ 402 112 651 $
Financement temporaire (élimination graduelle des fonds)Note de tableau * 242 201 188 $ 300 352 801 $ 434 816 500 $ 214 173 197 $ 1 191 543 686 $
Subvention NRF 3 800 320 $ 4 240 533 $ 4 561 998 $ 2 471 655 $ 15 074 506 $
Total général 335 164 716 $ 373 444 461 $ 538 592 627 $ 361 529 039 $ 1 608 730 843 $
Note de tableau *

Le financement temporaire comprend le financement des initiatives de réouverture sécuritaire des écoles en contexte de COVID-19 et de ventilation des écoles. Le financement temporaire assuré au cours des quatre exercices précédents comprenait des fonds provenant du Budget de 2014 (éliminés progressivement), du Budget de 2016 (éliminés progressivement) et du Budget de 2021 (éliminés progressivement en mars 2025).

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2. À propos de l’audit

L’audit du Programme d’enseignement primaire et secondaire et des établissements d’enseignement a été inclus dans le plan d’audit axé sur le risque de Services aux Autochtones Canada pour 2022-2023 à 2023-2024, qui a été présenté au Comité ministériel d’audit et approuvé par le sous-ministre en juin 2022.

2.1 Pourquoi est-ce important?

L’audit a été identifié comme une priorité parce que le Ministère a identifié plusieurs risques liés aux services éducatifs concernant les aspects suivants :

  • l’importance de la gouvernance et de la coordination des différents secteurs participant à la prestation des services d’éducation;
  • les processus d’attribution du financement, étant donné la valeur élevée du financement destiné à l’éducation; et
  • l’importance de bien comprendre comment les progrès en matière d’éducation sont réalisés et de démontrer ces progrès à la population canadienne et aux intervenants du ministère.

Étant donné que l’accès à des établissements d’enseignement adéquats peut contribuer à ce que les élèves des Premières Nations vivant dans les réserves atteignent des niveaux de scolarité comparables à ceux des non-Autochtones au Canada, il est important que le Programme d’Enseignement primaire et secondaire (EPS) et le Programme des Établissements d’enseignement (ÉE) soient coordonnés afin de veiller à ce que les Premières Nations disposent d’un espace approprié pour offrir leurs programmes éducatifs, et à ce que les processus d’attribution des fonds et de mesure des résultats des deux programmes soient conçus et mis en œuvre.

2.2 Objectif de l’audit

L’objectif de l’audit était d’évaluer l’adéquation des cadres de contrôle de gestion et l’exécution du Programme d’EPS et du Programme des ÉE. Il a notamment permis de s’assurer que :

  • les bons rôles, responsabilités et obligations appropriés sont en place pour diriger et superviser la gestion du Programme d’EPS et du Programme des ÉE;
  • des mécanismes efficaces sont en place à l’appui de la collaboration et de la coordination entre le Programme d’EPS et le Programme des ÉE; et
  • des mécanismes adéquats sont en place pour déterminer les affectations de fonds à l’enseignement, et pour mesurer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs et des engagements en matière d’enseignement.

2.3 Portée de l’audit

L’audit portait sur les processus et les activités de Services aux Autochtones Canada (SAC) liés aux Programme d’EPS et du Programme des ÉE, tant à l’Administration centrale (AC) et dans les régions, qui permettent la mise en œuvre du programme d’EPS et la collaboration entre les deux programmes ainsi que leur coordination. Plus précisément, l’audit a examiné l’attribution des rôles, des responsabilités, des obligations de rendre compte et des mécanismes de surveillance des programmes, ainsi qu’aux mécanismes qui permettent la collaboration et la coordination entre le Programme d’EPS et le Programme des ÉE. L’audit a examiné les cadres de contrôle de gestion, notamment les processus et les procédures mis en place pour mesurer la réalisation des objectifs du Programme d’EPS et les engagements en matière d’établissements d’enseignements, ainsi que les cadres de détermination et l’allocation des financements à destination du Programme d’EPS et des ÉE. L’audit s’est concentré sur les activités de financement couvrant la période du 1er avril 2020 au 31 mars 2023. Les travaux d’audit sur le terrain se sont déroulés de janvier 2024 à juillet 2024 et ont pris en compte les éléments du cadre de contrôle de gestion en place au moment de l’achèvement de ce travail.

Les bureaux régionaux inclus dans la portée de l’audit étaient les suivants : Ontario, Manitoba, Saskatchewan et Alberta. Ces quatre régions représentent plus de 70 % des allocations de financement et des dépenses pour le programme d’EPS de base et le programme des ÉE, de l’exercice 2020-2021 à l’exercice 2022-2023. Ces quatre régions sont celles qui, dans le cadre du Programme d’EPS, financent le plus grand nombre d’élèves. Les quatre régions sélectionnées prennent également en compte les différents types d’établissements fréquentés par les élèves financés au travers du Programme d’EPS.

L’audit n’a pas couvert les processus et les activités des organisations bénéficiaires de financement, y compris les Premières Nations, les organisations des Premières Nations, les conseils tribaux, les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que les administrations municipales, les organisations non gouvernementales et les entreprises. Les six programmes d’éducation ciblés basés sur des propositions ont été exclus de la portée de l’audit, ces programmes représentaient que 7 % des dépenses totales du Programme d’EPS pour l’exercice 2022-2023. Les autres sous-programme d’infrastructure (eau potable et eaux usées, logement, etc.) relevant du Programme d’immobilisations et d’entretien (PIE) n’étaient pas inclus dans la portée de l’audit.

2.4 Méthodologie et approche de l’audit

L’audit a été effectuée conformément aux exigences de la Politique sur l’audit interne du Conseil du Trésor et respecte les Normes internationales pour la pratique professionnelle de l’audit interne de l’Institut des auditeurs internes. De plus, l’audit a tenu compte des exigences énoncées dans la Politique sur les paiements de transfert du Conseil du Trésor ainsi que dans la Directive sur les paiements de transfert. L’audit a examiné suffisamment d’éléments probants pertinents et obtenu suffisamment d’information pour fournir un niveau d’assurance raisonnable à l’appui de ses conclusions. La probabilité d’erreurs significatives, de fraudes, de non-conformité et d’autres risques a été évaluée et étayée au cours de la phase de planification.

L’audit s’est déroulé de juin 2023 à octobre 2024 et comprenait trois phases : la planification, la réalisation et la production de rapports. Les procédures d’audit comprenaient des entretiens avec des responsables de la conception et de la mise en œuvre du Programme d’EPS et du Programme des ÉE, l’examen des processus et procédures utilisés pour déterminer les allocations de financement, l’inspection de la documentation et de pièces pertinentes, ainsi que des tests.

3. Principales constatations et recommandations

3.1 Gouvernance de l’enseignement primaire et secondaire

Contexte

Un cadre de gouvernance de programme précise les structures, les politiques et les mécanismes utilisés pour attribuer les rôles et les pouvoirs décisionnels, superviser la mise en œuvre du programme et rendre compte du rendement.

Bien que les programmes d’ Enseignement primaire et secondaire (EPS) et des Établissements d’enseignement (ÉE) relèvent de secteurs et d’autorités distincts, il existe des points d’intersection entre les deux programmes. Par exemple, le financement des établissements scolaires soutient la prestation de services sociaux et économiques. Plus précisément en éducation, des infrastructures adéquates peuvent permettre aux élèves des Premières Nations à atteindre des résultats comparables à ceux des élèves non autochtones au Canada. De même, la planification des établissements éducatifs nécessite des données à jour sur les programmes et les inscriptions. Les décisions prises dans le cadre d’un programme, comme des changements dans des modifications de financement ou des réformes politiques, peuvent avoir un impact significatif sur l’autre.

Étant donné que le financement de l’éducation est assuré par plusieurs secteurs ministériels, il est essentiel de définir clairement les rôles, les responsabilités et les mécanismes de communication. Ces éléments assurent le suivi des différents volets de financement et de leur incidence sur les résultats. En l’absence d’une bonne coordination et d’un échange d’informations adéquat, des mesures telles que la modification des programmes d’enseignement sans espace ou budget correspondant ou la construction d’écoles sans les ressources nécessaires à leur fonctionnement peuvent avoir des conséquences imprévues.

L’audit s’attendait à trouver un cadre de gouvernance avec des rôles et des responsabilités clairement définis pour les deux programmes, ainsi que des processus pour soutenir la coordination entre eux. Étant donné le financement impliqué et le chevauchement opérationnel, l’audit s’attendait également à :

  • des structures organisationnelles avec des rôles et responsabilités documentés et mis en œuvre; et
  • des organes de surveillance et des canaux de communication pour coordonner les décisions majeures et les nouvelles initiatives entre les deux programmes.

Risque

Il existe un risque que les rôles, les responsabilités et les obligations de rendre compte aux programmes d’EPS et des ÉE ne soient pas clairement définis ou communiqués, ce qui pourrait nuire à la mise en œuvre des programmes et à la capacité du Ministère à atteindre les résultats souhaités en matière d’éducation.

Il existe également un risque d’alignement et de coordination insuffisants entre les programmes d’EPS et des ÉE, tant au niveau régional que national, ce qui limite leur capacité à répondre aux besoins interconnectés d’éducation des communautés autochtones.

Constatations

Structure organisationnelle

Une structure organisationnelle efficace établit des responsabilités claires, des autorités délégués et des lignes de communication pour soutenir la coordination entre les secteurs. Pour les programmes d’EPS et des ÉE, cela est essentiel pour aligner l’élaboration des politiques, le financement, la mobilisation des parties prenantes et le suivi du rendement.

Programme d’EPS

Le Programme d’EPS est coordonné au niveau national par l’équipe du Programme d’éducation de l’Administration centrale (AC) au sein du secteur des Programmes et partenariats en matière d'éducation et de développement social (PPEDS), et mis en œuvre au niveau régional par les équipes du Programme d’éducation des régions dans le secteur des Opérations régionales (OR). Les rôles et responsabilités sont en partie documentés à travers des instruments politiques tels que le Régime de gestion budgétaire (RGB), le Régime de gestion des modes de financement, les lignes directrices nationales et le plan d’activités du secteur des PPEDS. Par exemple, le RGB définit les rôles qui décident des affectations de financement annuelles, et fixe des attentes en matière de rendement, de prestation et de transmission de rapports aux bénéficiaires.

Il manque toutefois un cadre de gouvernance en bonne et due forme qui clarifierait les pouvoirs entre l’AC et les régions et définissant l’orientation du programme. Bien que des structures régionales existent avec des responsabilités assignées et des liens hiérarchiques établis avec de secteur OR de l’AC, l’audit a constaté aucune relation de reddition de comptes formelle ou imputabilité documentées entre le secteur des PPEDS et les OR. Il existait pourtant une structure de gouvernance créée en réponse à l’audit du Programme d’EPS de 2017, avant la réforme de l’éducation, mais elle n’a pas été mise à jour. Depuis la réforme, l’AC a pris la responsabilité principale des allocations de financement au moyen de formules de financement régionales provisoires, réduisant ainsi la flexibilité au niveau régional. Aucun cadre de contrôle du programme n’a été mis à jour pour tenir compte de ces changements.

Ceci a engendré des difficultés. Par exemple, l’AC a relevé des cas où les bureaux régionaux n’ont pas suivi les directives relatives au codage du financement ou ont alloué des fonds d’une manière incompatible avec les guides de l’AC. L’AC a alors mis en place des dispositifs de supervision pour détecter et corriger ces problèmes. Le personnel des régions s’est également dit préoccupé par le fait que des décisions de financement centralisées pourraient avoir une incidence sur leurs relations avec les partenaires des Premières Nations. Dans ce contexte, un cadre de gouvernance clair définissant les rôles, les pouvoirs et les obligations contribuerait à atténuer la confusion, à éviter les conflits de priorités et à renforcer la prestations du programme ainsi que les relations avec les Premières Nations.

Programme des ÉE

Le programme des ÉE est administré au niveau national par la Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructure régionaux (DGMOPIR) et mis en œuvre par les régions, les deux au sein du secteur des OR. Il est régi par le Programme d’immobilisation et d’entretien (PIE), et guidé par le manuel du PIE et le Cadre de contrôle du programme (CCP), dont la dernière mise à jour date du 1er janvier 2024. Le CCP définit les rôles de la DGMOPIR, de la Direction Générale des infrastructures communautaires (DGIC) et des bureaux régionaux. La DGMOPIR gère les fonds du Programme des ÉE à l’échelle nationale, et émet des conseils techniques sur les infrastructures éducatives. La DGIC est quant à elle responsable des outils et des mises à jour stratégiques. Les régions gèrent enfin son exécution quotidienne, notamment la planification et l’exécution des Plans d’investissement dans l’infrastructure des Premières Nations (PIIPN). L’équipe du CCP détermine également des comités de surveillance et impose la collaboration entre les secteurs ainsi qu’avec d’autres ministères.

Cependant, le CCP ne définit pas les modalités de la coordination à installer entre les programmes d’EPS et d’ÉE. Bien que la collaboration y soit abordée, les responsabilités en matière de coordination entre les programmes n’y sont pas officialisées. La définition explicite de ces rôles permettrait d’améliorer l’harmonisation, la surveillance et la prise de décisions entre les deux programmes.

Organes de surveillance et canaux de communications

La surveillance est essentielle pour suivre les résultats des programmes, garantir la conformité aux politiques et permettre une prise de décision éclairée. Compte tenu des interdépendances structurelles et opérationnelles entre le Programme d’EPS et le Programme des ÉE, une surveillance coordonnée permet de garantir que les données, les plans et les décisions sont mis en commun de manière opportune et ne sont pas élaborés isolément.

L’audit a mis en évidence l’existence de nombreux organes de supervision pour le PIE et le Programme des ÉE, dont le Comité national d’examen technique des installations d’enseignement ou encore le Comité national des directeurs de l’infrastructure. Cependant, il n’existe pas d’organe officiel de surveillance au niveau national pour coordonner les programmes d’EPS et des ÉE. Des réunions mensuelles entre l’AC de l’Éducation et les directions générales des OR des Infrastructures permettent une certaine coordination, tout comme les réunions nationales trimestrielles qui font état des mises à jour sur les projets d’infrastructure et permettent une mise en commun des données. Les responsables du Programme d’EPS participent également à des réunions bihebdomadaires avec l’Assemblée des Premières Nations (APN) concernant les politiques du Programme des ÉE, et des réunions mensuelles au niveau des DG sont organisées entre les OR, la DGIC et l’équipe du Programme d’EPS, avec la participation de l’APN.

Au niveau régional, quelques bureaux ont défini des structures de gouvernance pour la collaboration et l’audit a relevé des exemples d’échange d’informations entre les programmes d’EPS et des ÉE, notamment en ce qui concerne les données relatives aux inscriptions et aux projets d’infrastructure. Toutefois, en l’absence d’un mécanisme officiel de gouvernance nationale, les informations sont échangées sans cohérence et souvent manuellement, ce qui augmente le risque d’erreur ou d’utilisation de données obsolètes. L’audit a également révélé un accès direct limité aux données pertinentes sur l’éducation dans l’ensemble des programmes, ainsi qu’un manque de cohérence dans la communication et dans l’utilisation des informations sur le rendement, nécessaires à l’orientation des décisions d’affectations de fonds et des améliorations des programmes.

Ces lacunes augmentent le risque de décisions isolées, sans planification coordonnée, comme la mise en place de programmes nécessitant de nouvelles infrastructures (p. ex. du préscolaire à temps plein) ou de nouveaux investissements (p. ex., des autobus scolaires). Un cadre officiel avec des directives claires, des attentes définies et des organes de surveillance renforcerait la prise de décisions et la communication entre les deux programmes.

Recommandation :

  1. Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS et le sous-ministre adjoint principal des OR devraient examiner et documenter les mécanismes de coordination entre les programmes d’EPS et des ÉE, y compris au sein des bureaux régionaux. Cet examen devrait inclure la définition claire des rôles et des responsabilités au sein de l’AC et des bureaux régionaux en ce qui concerne la mise en œuvre des décisions qui touchent les deux programmes, ainsi qu’à étudier les mécanismes officiels de gouvernance ou de surveillance qui permettent la collaboration, la prise de décisions et l’échange d’information entre les deux programmes.

3.2 Détermination du financement

Contexte

Pour atteindre les résultats escomptés, le Ministère doit prendre des décisions d’investissement judicieuses et d’allocations de financement appropriées.

Le budget de base du Programme d’EPS s’élève en moyenne à environ 2,6 milliards de dollars par an et permet de financer environ 118 000 élèvesNote de bas de page 2. La majeure partie de ces fonds est allouée au moyen de formules de financement régionales provisoires, qui reposent sur des principes de comparabilité provinciale. L’objectif est d’apporter un financement de base prévisible, comparable à celui dont bénéficient les élèves des systèmes d’éducation provinciaux. Des fonds peuvent également être accordés dans le cadre d’Ententes régionales en matière d’éducation (ERE) qui tiennent compte des priorités des Premières Nations et prévoient souvent des ressources supplémentaires au-delà des montants fixés dans le plan régional de financement. Les ERE permettent d’évoluer vers des systèmes d’éducation conçus par les Premières Nations et, à terme, vers le transfert de services et l’autonomie gouvernementale.

Le Programme d’EPS vise à étendre le recours à des modèles de financement transformateurs tels que les ERE ou les conseils scolaires, qui remplaceront éventuellement les formules de financement régionales provisoires. Depuis l’exercice 2022-2023, bien que les formules de financement régionales provisoires restent le principal mécanisme, 206Note de bas de page 3 Premières Nations bénéficient d’un financement dans le cadre d’un modèle de transformation.

Le budget du Programme des ÉE s’élève en moyenne à 400 millions de dollars par an et provient des sources suivantes :

  • budget voté (financement annuel) : Projets d’investissement de petite envergure (p. ex. petites rénovations, transport scolaire), dont les fonds sont alloués via des plans pour les immobilisations dans le cadre du PIE; et
  • budget temporaire (ciblé/basé sur les besoins) : projets d’investissement de grande envergure (p. ex. construction de nouveaux établissements ou rénovations à grande échelle).

Pour garantir la fiabilité des décisions de financement, les modèles d’EPS et des ÉE nécessitent des données d’entrée exactes, des hypothèses solides et des méthodes de calcul fiables. Par ailleurs, de nombreuses sources de données, telles que la taille des établissements et les inscriptions sont pertinentes pour les deux programmes. Les allocations de financement sont donc plus efficaces lorsque les données sont coordonnées dans les programmes d’EPS et des ÉE.

En conséquence, l’équipe d’audit s’attendait à constater ce qui suit :

  • Exactitude et exhaustivité des données: des mécanismes établis visant à valider l’exactitude et l’exhaustivité des données utilisées pour l’attribution des fonds; et
  • Coordination des données pertinentes dans les programmes d’EPS et des ÉE: des mécanismes visant à permettre l’utilisation de données partagées ou complémentaires dans les décisions d’allocation.

Risques

Il existe un risque que les décisions de financement des programmes d’EPS et des ÉE pourraient reposer sur des données inexactes ou incomplètes, telles que les chiffres associés à la liste nominative, entraînant ainsi un surfinancement ou un sous-financement des bénéficiaires.

De plus, il existe un risque que le Programme d’EPS ne fournisse pas une visibilité suffisante sur des aspects (p. ex. le financement) pertinents pour l’entretien des installations, ce qui pourrait affecter les décisions du Programme des ÉE.

Constatations

Modèles de financement régionaux provisoires – Complexité et risques

Les formules de financement régionales provisoires reposent sur des comparateurs provinciaux dans le domaine de l’éducation, et sont élaborées et mises à jour par l’équipe du Programme d’éducation de l’AC. Les analystes de l’AC effectuent des mises à jour annuelles à partir de données telles que la liste nominativeNote de bas de page 4, les taux de financement provinciaux et la taille des établissements. Ces modèles sont mis en œuvre dans des classeurs Excel, souvent accompagnés de documents narratifs décrivant les sources de données, les hypothèses et la méthodologie. Les instruments politiques pertinents comprennent le Régime de gestion budgétaire, les lignes directrices nationales et les modalités du programme.

L’audit a permis de constater que ces modèles de financement étaient très complexes, certains d’entre eux présentant jusqu’à 50 feuilles de calcul interdépendantes. Les données proviennent de différents types de plateformes, notamment de fichiers Excel, de documents PDF et de sites Web publics, et leur saisie est répétée manuellement chaque année. Les mises à jour manuelles, combinées aux hypothèses et aux approximations utilisées pour combler les lacunes des données, ont introduit un risque important d’erreurs de saisie et de calcul.

Il n’existait pas d’approche uniformisée entre les modèles régionaux. Bien que des différences soient attendues en raison des objectifs de comparabilité provinciale, la structure, la fonctionnalité et le formatage des résultats des classeurs variaient. Au moment de l’audit, une initiative d’uniformisation a été lancée mais est restée à l’état de projet.

Des analystes d’EPS sont chargés de faire fonctionner ces classeurs et de calculer les montants de financement. Cependant, le degré élevé de personnalisation et de complexité nécessite des connaissances régionales spécialisées, le tout ayant engendré une dépendance vis-à-vis d’un petit nombre de personnes détenteurs de ces connaissances. Les personnes interrogées à l’AC et dans les bureaux régionaux ont indiqué que la rotation du personnel avait exacerbé ces difficultés. Elles ont également soulevé des inquiétudes quant à la transmission des connaissances et au risque d’erreurs non détectées.

Contrôle et gouvernance des modèles de financement

L’audit s’attendait à ce que des contrôles de la gouvernance des modèles soient en place, notamment en ce qui concerne la saisie des données, les calculs, la validation des résultats et la gestion des accès.

L’audit a relevé la présence de certains contrôles. Dans chaque région, le modèle de financement est accompagné d’un document narratif qui décrit les principaux éléments de données, les variables de substitution et les hypothèses. Avant d’être utilisées, les entrées sont examinées par l’équipe de l’AC chargée des données ainsi que par le personnel régional. Un deuxième examen, avec contrôles de vraisemblance, comparaisons d’une année sur l’autre et confirmation de la bonne mise en œuvre des mises à jour, est effectué par un second analyste de l’AC.

Toutefois, des lacunes subsistent dans la gouvernance du modèle. Si l’approbation des modifications des formules relève bien de la direction, il n’existe pas de processus formel de contrôle des modifications. Les preuves des contrôles ou la documentation attestant que les modifications ont été mises en œuvre comme prévu n’ont pas été conservées de manière cohérente. Il n'existait également aucune protection comme des restrictions d’utilisateurs par mot de passe, le contrôle des versions et les pistes d’audit.

Les hypothèses et les variables de substitution avaient été répertoriées dans la documentation du modèle, mais la justification de leur utilisation et l’évaluation de leur vraisemblance étaient minimes. Il n’y a pas eu non plus recension d’analyses de sensibilité, qui permettent d’évaluer l’incidence des hypothèses sur les résultats du financement.

De plus, il n’existait pas de fonction indépendante de contrôle ou de validation permettant d’évaluer l’efficacité du modèle, de tester les hypothèses ou de vérifier le bien-fondé de la logique de calcul. L’absence d’une telle fonction augmente le risque de non-détection des formules erronées.

Ces risques ne sont pas d’ordre théorique. L’audit a révélé que, sur trois ans, plus de 61,4 millions de dollars en erreurs ont été recensés au cours du processus de vérification du Ministère, dont 33,7 millions de dollars étaient directement liés à des erreurs de calcul. Le renforcement de la gouvernance des modèles réduirait la probabilité de tels risques financiers et de tels risques d’atteinte à la réputation.

Erreurs de financement et mesures correctives

L'audit prévoyait également la mise en place de mécanismes permettant de détecter et de corriger les erreurs, en plus de les prévenir. Une étape de vérification est effectuée par l’équipe de l’AC chargée des données sur les données de la liste nominative téléchargées dans le Système d’information sur l’éducation (SIE). En 2019, le Ministère a mis en place un mécanisme officiel de détection des erreurs et des omissions, qui permet à l’AC, au personnel régional et aux bénéficiaires des Premières Nations de signaler des erreurs techniques de financement, telles que des problèmes de codage, des lacunes dans les données ou des calculs incorrects, à tout moment au cours du cycle de financement annuel. Le tableau ci-dessous résume le type et la valeur des erreurs et omissions détectées dans l’ensemble des régions au cours des trois derniers exercices.

Tableau 4 : Erreurs et omissions signalées dans le financement de l'éducation : types, valeurs et fréquence
Type d’erreurs et d’omissions Exercice 2021-2022 à Exercice 2023-2024Note de tableau * Nombre d’erreurs repérées
EPS - Erreurs de calcul 33 782 630 $ 40
Autre - Données manquantes 13 586 047 $ 9
Unité des ententes de financement - Erreur de transfert 6 447 484 $ 1
Erreur dans les données régionales 3 476 837 $ 8
Liste nominative communiquée tardivement 1 300 000 $ 1
Équipe chargée des données opérationnelles - Données manquantes 1 216 858 $ 5
SIGI - Retard de mise à jour des données 622 678 $ 3
Circonstances exceptionnelles 521 831 $ 7
Erreur dans le SIE 498 930 $ 1
Informations sur les listes nominatives communiquées tardivement 10 135 $ 1
Total 61 463 430 $ 76
Note de tableau *

Il a été constaté qu’aucune erreur ou omission n’a été détectée par le Programme d’éducation à l’AC au cours de l’exercice 2020-2021.

Retour à la référence de la note de tableau *

L’audit a permis de constater que ce mécanisme fonctionne bien, et que les erreurs identifiées font l’objet d’un suivi et sont liées à des mesures correctives, notamment des réaffectations de fonds, et, le cas échéant, à des notes de décision officielles. La majorité des erreurs étaient attribuables à des problèmes d’attribution. Au cours de la période d’audit, des erreurs totalisant 59,8 millions de dollars (0,6 % du financement annuel fondé sur la formule) étaient liées à un sous-financement, et 1,6 million de dollars (0,02 % du financement annuel fondé sur la formule) à un surfinancement.

Bien que ces sommes ne représentent qu’une petite partie du financement total, elles soulignent l’importance de contrôles préventifs solides. Les corrections postérieures à l’affectation de fonds demandent beaucoup de ressources, et l’équipe d’audit a été informée que certaines erreurs pouvaient ne pas être détectées malgré la mise en place du mécanisme.

Détermination du financement – Difficultés relatives au Programme des ÉE et à la coordination des données

Les décisions de financement du Programme des ÉE sont régies par le Cadre de contrôle du PIE et le manuel du programme. La plupart des allocations proviennent du financement temporaire et reposent sur la priorisation des projets permise par le Système de classement des priorités pour les écoles (SCPE) et le PIIPN. Le SCPE s’appuie sur diverses sources de données, notamment les conditions scolaires autodéclarées (via l’ Instruments de collecte de données (ICD)), le nombre d’inscriptions et la proximité aux écoles hors des réserves.

Toutefois, l’audit a permis de constater que le SCPE ne tient peut-être pas compte de tous les facteurs pertinents. D’une part, il donne la priorité aux communautés disposant d’écoles existantes et ne prend pas en compte les élèves bénéficiant d’une éducation spécialisée. D’autre part, s’il donne des points aux écoles en mauvais état, il ne tient pas compte des fonds de Fonctionnement et entretien (F et E) investis dans l’entretien de l’installation, ce qui peut involontairement décourager le recours à de bonnes pratiques en matière d’entretien. Des consultations avec les Premières Nations étaient en cours au moment de l’audit, en vue de réformer le SCPE.

Bien que le processus d’établissement des priorités soit officiellement consigné, il a été observé que les décisions sont parfois motivées par les calendriers de financement temporaire, les régions ayant pour instruction de se concentrer sur des projets prêts à être mis en chantier. Indépendamment des contraintes de calendrier, les décisions de priorisation doivent être clairement consignées et justifiées afin de démontrer la diligence requise, en particulier en cas d’examen approfondi.

L’audit a également évalué les modes de mise en commun et de coordination des données entre le Programme d’EPS et le Programme des ÉE. Des données comme le nombre d’inscriptions sur la liste nominative et la taille des écoles sont utilisées par les deux programmes dans leurs décisions de financement respectives. Il n’y a cependant pas de coordination de leurs systèmes clés. Les données du Programme d’EPS sont traitées dans le SIE, tandis que les données du Programme des ÉE sont hébergées sur le Système intégré de gestion des immobilisations (SIGI). Or, l’accès à ces systèmes est restreint au personnel de chacun des programmes. En conséquence, les données doivent être extraites et échangées manuellement entre les deux équipes, ce qui augmente le risque de retards, d’erreurs et de lacunes.

L’audit a également permis de constater que les problèmes de qualité des données relatives aux listes nominatives (tel qu’ils sont décrits ci-haut dans la présente section) peuvent avoir une incidence sur les calculs du Programme des ÉE lorsqu’il y a recours à ces données pour estimer la taille des écoles.

Un autre sujet de préoccupation concerne le financement du F et E. Depuis 2019, le F et E pour les écoles appartenant aux Premières Nations est assuré par le Programme d’EPS au moyen de ses formules de financement régionales provisoires. Les lignes directrices nationales exigent des bénéficiaires qu’ils entretiennent l’infrastructure d’enseignement conformément aux directives de Services aux Autochtones Canada (SAC) en matière d’infrastructures, à savoir la Directive sur le F et E et le Protocole pour les infrastructures financées par SAC, et qu’ils disposent de plans de gestion de l’entretien. Cependant, il n’existe aucune exigence précisant la part des fonds de F et E devant être consacrée à l’entretien, et le Programme d’EPS ne recueille aucun renseignement sur la manière dont les fonds sont utilisés et ne fait aucun suivi à ce sujet.

Ce manque de visibilité diminue la capacité de l’équipe du Programme des ÉE à évaluer la qualité de l’entretien des établissements ou à fournir des directives aux bénéficiaires. Des investissements inadéquats en matière d’entretien peuvent réduire la durée de vie utile des établissements d’enseignement et accroître la dépendance à l’égard des fonds d’investissement pour les réparations ou les remplacements de grande envergure.

Recommandations

  1. Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devrait officialiser le cadre de gestion des risques liés aux modèles et des contrôles, y compris les politiques et les procédures, les normes de documentation, les pouvoirs d’approbation, les processus de validation, d’examen et de contrôle des modifications des formules de financement régionales provisoires du Programme d’EPS. Le cadre de contrôle devrait également prévoir un examen indépendant périodique ou une fonction.
  2. Le sous-ministre adjoint principal des Opérations régionales devrait examiner et, s’il y a lieu, mettre à jour les cadres de contrôle des programmes ainsi que les cadres de classement des priorités pour les écoles afin de s’assurer qu’ils sont fondés sur des données pertinentes et complètes. Lorsque cela est applicable, les observations du sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devraient être prises en compte. Il s’agit de veiller à documenter la justification de la sélection des projets et d’explorer les possibilités d’améliorer l’accès aux données et la coordination entre le Programme des ÉE et le Programme d’EPS afin de soutenir les décisions de priorisation.
  3. Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS, en collaboration avec le sous-ministre adjoint principal des Opérations régionales, s’il y a lieu, devrait élaborer des documents expliquant le calcul du financement du F et E pour les infrastructures d’enseignement fondé sur les formules provisoires de financement régional (à l’exclusion des résidences pour le personnel enseignant, des écoles fédérales et des résidences étudiantes), et revoir les responsabilités en matière de surveillance des plans de gestion de l’entretien.

3.3 Mesurer les progrès réalisés en matières d’objectifs et d’engagements

Contexte

En 2019, SAC a mis en place un nouveau cadre stratégique pour l’enseignement primaire et secondaire des Premières Nations visant à améliorer en profondeur les modes de financement de l’éducation. Conformément à la Politique sur les résultats du Conseil du Trésor, il est essentiel de recueillir des données fiables, pertinentes et actualisées, alimentant des indicateurs valides pour obtenir une prise de décisions fondée sur des éléments probants. Cela inclut l’amélioration des résultats scolaires des Premières Nations, l’évaluation de l’efficacité des interventions ministérielles et l’appui à des décisions éclairées en matière d’investissement dans les infrastructures.

L’efficacité d’autres programmes de SAC peut également avoir une incidence sur les résultats en matière d’éducation. Par exemple, un établissement d’enseignement non adapté peut nuire à la qualité de l’environnement d’apprentissage et avoir des répercussions sur les résultats des élèves. D’autres initiatives ministérielles, telles que celles liées à la santé, au logement et aux services sociaux, contribuent également à ces résultats. Les aides à l’éducation accordées dans le cadre du principe de Jordan, notamment, ont petit à petit augmenté et représentent aujourd’hui une part importante du financement de l’éducation des Premières Nations.

Compte tenu de ces facteurs croisés, l’audit s’attendait à ce que le Ministère ait mis en place des mécanismes de collecte de données pertinentes et fiables à l’appui d’indicateurs valides et d’objectifs mesurables, permettant de suivre les progrès accomplis en matière d’éducation et d’en rendre compte.

Plus précisément, l’équipe d’audit s’attendait à trouver :

  • un cadre de mesure du rendement visant à évaluer si les interventions des programmes d’EPS et des ÉE répondent aux objectifs d’éducation;
  • un mécanisme visant à garantir l’exactitude et l’exhaustivité des données utilisées pour mesurer les résultats; et
  • une méthode officielle d’utilisation des résultats de rendement à l’appui de l’amélioration des programmes.

Risques

Il existe un risque que les indicateurs de mesure du rendement pourraient ne pas refléter entièrement la relation entre les subventions et contributions des programmes d’EPS et des ÉE et l’atteinte des résultats escomptés en matière d’éducation. Il existe également un risque que le désalignement entre les indicateurs et les exigences en matière de données ainsi que des problèmes de qualité ou d’exhaustivité des données restreignent l’utilisation des résultats de rendement. De plus, il existe un risque que les informations relatives au rendement ne soient pas utilisées efficacement pour apporter des améliorations aux programmes d’EPS et des ÉE.

Constatation

Cadre de mesure du rendement

L’audit a permis de constater que les programmes d’EPS et des ÉE disposent de cadres de mesure du rendement consignés, notamment de profils d’information sur le rendement (PIR) qui décrivent les modèles logiques, les résultats escomptés et les inventaires d’indicateurs de rendement clés (IRC). Le PIR du Programme d’EPS a été mis à jour pour la dernière fois au cours de l’exercice 2023-2024. La mesure du rendement du Programme des ÉE est quant à elle intégrée au PIR du Programme d’infrastructures communautaires, également mis à jour au cours de l’exercice 2023-2024.

Bien que chacun des programmes dispose de son propre cadre, l’audit n’a pas permis d’observer une coordination entre les résultats de rendement du Programme d’EPS et le Programme des ÉE. Cette absence de coordination réduit la capacité du ministère à évaluer l’incidence des soutiens à l’infrastructure (écoles dont l’environnement est sécuritaire et sain) sur les résultats scolaires. La direction a reconnu ce décalage et a indiqué que l’équipe du Programme d’EPS avait entamé des discussions préliminaires avec d’autres programmes sur l’amélioration de l’harmonisation des indicateurs de rendement.

L’audit a également révélé que d’autres initiatives ministérielles, notamment le principe de Jordan et la subvention décennale au titre de la nouvelle relation financière (NRF), allouent des montants importants dans le domaine de l’éducation, mais ne sont pas intégrées aux rapports de rendement du programme d’EPS. De 2021-2022 à 2023-2024, le financement à l’éducation en vertu du principe de Jordan s’est élevé à 566,8 millions de dollars, et le financement à l’éducation de la NRF à 1,07 milliard de dollars. Ensemble, ces dispositifs ont représenté 25 % du financement du Programme d’EPS au cours de cette période. Or, l’incidence de ce financement sur les résultats scolaires n’a pas été prise en compte dans les cadres de rendement actuels, ce qui empêche le Ministère d’isoler l’efficacité des interventions du Programme d’EPS.

Exactitude et exhaustivité des données de rendement

L’équipe du Programme d’EPS utilise actuellement 19 IRC pour mesurer les résultats immédiats, intermédiaires et finaux. Parmi les sources de données, on trouve les données de recensement de Statistique Canada et les données autodéclarées des Premières Nations recueillies au moyen d’instruments de collecte de données (ICD), tels que le Rapport de recensement des élèves et du corps enseignant inscrits et le Rapport sur l’avancement de l’enseignement primaire et secondaire des Premières Nations.

L’audit a permis de constater que des contrôles de la qualité des données sont bien établis. Par exemple, les données téléchargées dans le SIE sont assujetties à des règles de gestion qui signalent les erreurs à corriger. Le personnel régional examine les données soumises avant d’accepter les rapports, et l’équipe chargée des données opérationnelles au sein du Programme d’éducation de l’AC effectue une validation supplémentaire, en particulier pour les données utilisées dans les affectations de financement. Les audits des bénéficiaires menés par le Chef des finances, des résultats et de l’exécution permettent enfin également d’évaluer des données communiquées.

Malgré ces mesures néanmoins, la fiabilité des données sur l’éducation repose largement sur la qualité des informations autodéclarées. Au cours de la période d’audit, l’ICD de la liste nominative a été reçu et accepté dans 94 % des cas. Toutefois, des lacunes importantes ont été observées dans l’exhaustivité du Rapport sur l’avancement de l’enseignement primaire et secondaire des Premières Nations, qui est une donnée clé pour dix des dix-neuf IRC.

Tableau 5 : Taux de conformité pour les principaux instruments de collecte des ministères
Instruments de collecte de données Taux de conformité moyen basé sur les rapports acceptés
(exercice 2020-2021 à 2022-2023)Note de tableau *
Rapport de recensement des élèves et du corps enseignant inscrits 94 %
Rapport sur l’avancement de l’enseignement primaire et secondaire des Premières Nations 38,5 %
Note de tableau *

Données restreintes aux quatre régions du champ de l’enquête

Retour à la référence de la note de tableau *

Ces lacunes ont une incidence sur la capacité de l’équipe du programme à calculer et à communiquer des indicateurs de rendement valides. Dans les cas où la conformité des rapports est faible, il se peut que l’équipe du programme donne des qualificatifs narratifs (p. ex. le pourcentage de rapports acceptés) ou omette entièrement les résultats en raison d’un décalage du cycle de rapport entre l’école et l’exercice.

Utilisation des résultats de la mesure du rendement

Les résultats des IRC sont utilisés de plusieurs façons. Sept des dix-neuf IRC sont rendus publics au moyen du Rapport sur les résultats ministériels et de l’Infobase du GC. D’autres IRC sont utilisés en interne pour appuyer l’élaboration des politiques, les propositions budgétaires et les présentations au Cabinet.

L’équipe du programme a indiqué que les données de rendement sont utilisées pour suivre les progrès accomplis dans la réalisation d’objectifs tels que la réduction de l’écart de niveaux. Toutefois, la faible conformité des rapports réduit l’utilité de ces données, en particulier dans la communication avec les partenaires autochtones, les parties prenantes gouvernementales et les citoyens canadiens. Cela restreint également la capacité du Ministère à apporter des améliorations fondées sur des données probantes.

L’audit a été informé que les IRC sont révisés afin d’en assurer la pertinence continue. En 2024-2025, le Programme d’EPS a lancé une initiative visant à réexaminer ses IRC et les ICD qui y sont associés. L’initiative s’appuie sur une mobilisation régionale et peut comprendre une consultation avec les partenaires des Premières Nations. Cela représente une occasion d’améliorer la qualité des données et la conformité des rapports en renforçant les avantages communs de la réalisation de rapports de rendement sur les programmes d’éducation dispensés dans les réserves.

Recommandations :

  1. Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devrait consulter les intervenants des autres programmes de SAC qui octroient des fonds liés aux programmes d’enseignement primaire et secondaire afin de revoir leurs PIP, d’examiner la manière dont le travail de ces programmes connexes influe, directement ou indirectement, le cadre de mesure du rendement en matière d’éducation, et d’identifier une approche horizontale permettant de prendre en compte toutes les variables ayant une incidence sur les résultats en matière d’éducation.
  2. Le sous-ministre adjoint principal des OR devrait, au besoin, établir ou améliorer les indicateurs de programme démontrant l’impact des investissements dans l’infrastructure éducatives sur les résultats scolaire, en utilisant des données pertinentes et disponibles. Lorsque cela est approprié, ces travaux devraient être coordonnés avec le sous-ministre adjoint chargé du secteur des PPEDS afin de soutenir l’harmonisation avec les cadres de rendement connexes.

4. Conclusion

Le Ministère est tenu de démontrer les progrès accomplis en matière de résultats scolaires des Premières Nations. Le soutien à l’éducation des élèves vivant dans les réserves nécessite une approche coordonnée entre les programmes d’ Enseignement primaire et secondaire (EPS) et des Établissements d’enseignement (ÉE), ainsi qu’une collaboration avec d’autres intervenants internes à Services aux Autochtones Canada (SAC) dont les activités ont une incidence sur l’enseignement et les résultats scolaires. Bien que des structures et des mécanismes de base existent au sein des programmes d’EPS et des ÉE, l’audit a révélé que les rôles et les responsabilités doivent être mieux harmonisés entre eux, que la coordination entre les programmes doit être renforcée et que les éléments clés de la gouvernance, de la conception du financement et de la mesure du rendement doivent être davantage mis en cohérence. Le renforcement de la cohérence de ces systèmes internes permettra d’améliorer la capacité du Ministère à administrer efficacement les programmes d’éducation et à obtenir des résultats significatifs.

5. Plan d’action de la direction

Recommandation 1

Le sous-ministre adjoint du secteur des Programmes et partenariats en matière d'éducation et de développement social (PPEDS)Note de bas de page 5 et le sous-ministre adjoint principal des Opérations régionales (OR)Note de bas de page 6 devraient examiner et documenter les mécanismes de coordination entre les programmes d’Enseignement primaire et secondaire et des Établissements d’enseignement, y compris au sein des bureaux régionaux. Cet examen devrait inclure la définition claire des rôles et des responsabilités au sein de l’Administration centrale et des bureaux régionaux en ce qui concerne la mise en œuvre des décisions qui touchent les deux programmes, ainsi qu’à étudier les mécanismes officiels de gouvernance ou de surveillance qui permettent la collaboration, la prise de décisions et l’échange d’information entre les deux programmes.

Réponse de la direction/ Actions

La Direction générale de l’éducation, la Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructures régionaux (DGMOPIR), la Direction générale des infrastructures communautaires (DGIC) et, le cas échéant, les programmes d’éducation régionaux, formaliseront et documenteront la coordination qui a lieu entre les programmes d’ Enseignement primaire et secondaire (EPS) et des Établissements d’enseignement (ÉE). Cela comprendra :

  1. une réunion mensuelle des directeurs généraux (DGMOPIR, secteur des PPEDS, DGIC) et de l’APN;
  2. des réunions trimestrielles des directeurs généraux (DGMOPIR, secteur des PPEDS, DGIC), au cours desquelles les décisions relatives aux programmes ayant une incidence sur les programmes d’EPS et des ÉE seront discutées;
  3. des réunions trimestrielles de validation des données entre la Direction générale de l’éducation et la DGMOPIR;
  4. gouvernance des programmes pour les relations entre la Direction générale de l’éducation, les programmes d’éducation régionaux, la DGMOPIR et la DGIC, qui permettra :
    1. de définir les rôles et les responsabilités de la Direction générale de l’éducation et des programmes d’éducation régionaux;
    2. de définir des mécanismes de soutien à la collaboration, à la prise de décisions et à l’échange de renseignements entre les programmes d’EPS et des ÉE.

Gestionnaire responsable (Titre)

Sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS, en collaboration avec le sous-ministre adjoint principal des Opérations régionales

Directeur général du Secteur des programmes et des partenariats en matière d’éducation et de développement social

Directeur général de la Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructure régionaux

Directeur général de la Direction générale des infrastructures communautaires

Date prévue de la mise en œuvre

  1. Mars 2026
  2. Mars 2026
  3. Mars 2026
  4. Mars 2027

Recommandation 2

Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devrait officialiser le cadre de gestion des risques liés aux modèles et des contrôles, y compris les politiques et les procédures, les normes de documentation, les pouvoirs d’approbation, les processus de validation, d’examen et de contrôle des modifications des formules de financement régionales provisoires du Programme d’EPS. Le cadre de contrôle devrait également prévoir un examen indépendant périodique ou une fonction de vérification visant à évaluer l’exactitude, les hypothèses et l’efficacité du modèle.

Réponse de la direction/ Actions

La Direction générale de l’éducation officialisera un modèle de cadre de contrôle et des risques, en consultation avec les programmes d’éducation régionaux, pour les formules de financement régionales provisoires, y compris les éléments suivants :

  • formalisation du cadre de gestion des risques et des contrôles, ce qui comprend l’ajout d’une classification des risques par niveau (faible, moyen, élevé);
  • rédaction de sommaires narratifs comprenant les hypothèses, les limites, les décisions et les procurations;
  • documentation et communication des procédures et des échéanciers pour les processus de contrôle des changements;
  • rôles et responsabilités (Administration centrale et programmes d’éducation régionaux);
  • normalisation des modèles;
  • communication avec les programmes d’éducation régionaux et les partenaires;
  • validation interne des FFRP;
  • erreurs et omissions;
  • validation des modèles : examen périodique des hypothèses des modèles de financement existants et de l’exactitude de la méthodologie.

Gestionnaire responsable (Titre)

Sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS

Directeur général du Secteur des programmes et des partenariats en matière d’éducation et de développement social

Date prévue de la mise en œuvre

  1. Mars 2026
  2. Mars 2026
  3. Mars 2027
  4. Mars 2027

Recommandation 3

Le sous-ministre adjoint principal des OR devrait examiner et, s’il y a lieu, mettre à jour les cadres de contrôle des programmes ainsi que les cadres de classement des priorités pour les écoles afin de s’assurer qu’ils sont fondés sur des données pertinentes et complètes. Lorsque cela est applicable, les observations du sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devraient être prises en compte. Il s’agit de veiller à documenter la justification de la sélection des projets et d’explorer les possibilités d’améliorer l’accès aux données et la coordination entre le Programme des ÉE et le Programme d’EPS afin de soutenir les décisions de priorisation.

Réponse de la direction/ Actions

La DGMOPIR, en collaboration avec la DGIC, travaille actuellement sur les mises à jour nécessaires à inclure dans le cadre de contrôle du programme afin de s’assurer que les processus et le contenu sont pertinents par rapport à la mise en œuvre du Programme des ÉE.

Une mise à jour provisoire du cadre de classement des priorités des écoles a été réalisée au terme d’une élaboration conjointe par Services aux Autochtones Canada et l’Assemblée des Premières Nations, et elle est entrée en vigueur le 1er décembre 2024. La mise à jour provisoire a axé les critères du cadre sur la santé et la sécurité ainsi que sur le surpeuplement, et a supprimé les critères qui n’étaient pas fondés sur des données pertinentes.

La DGMOPIR procède actuellement à la deuxième étape de la mise à jour du Système de classement des priorités pour les écoles, en collaboration avec la Direction générale des infrastructures communautaires, l’Assemblée des Premières Nations et la Table d’apprentissage bilatérale sur l’éducation de l’Ontario des chefs de l’Ontario, avec la contribution du secteur des PPEDS et une mobilisation nationale des Premières Nations. Cette mise à jour vise à garantir :

  • que les biens d’infrastructure d’enseignement qui posent le plus de problèmes de santé, de sécurité et de surpopulation soient priorisés;
  • que les données pertinentes sur l’état des biens et le surpeuplement soient prises en compte.

Gestionnaire responsable (Titre)

Sous-ministre adjoint principal des Opérations régionales

Directeur général de la Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructure régionaux

Directeur général de la Direction générale des infrastructures communautaires

Date prévue de la mise en œuvre

Examen et mises à jour du Cadre de contrôle du programme – mars 2026

2e étape de la mise à jour du Système de classement des priorités pour les écoles – décembre 2026

Recommandation 4

Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS, en collaboration avec le sous-ministre adjoint principal des OR, s’il y a lieu, devrait élaborer des documents expliquant le calcul du financement du Fonctionnement et entretien pour les infrastructures d’enseignement fondé sur les formules provisoires de financement régional (à l’exclusion des résidences pour le personnel enseignant, des écoles fédérales et des résidences étudiantes), et revoir les responsabilités en matière de surveillance des plans de gestion de l’entretien.

Réponse de la direction/ Actions

La Direction générale de l’éducation, en consultation avec la Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructures régionaux, élaborera une structure de gouvernance claire et transparente pour la mise en œuvre et la supervision du Fonctionnement et entretien (F et E), y compris les éléments suivants :

  1. l’établissement des rôles et des responsabilités pour le partage de données actualisées sur les biens d’infrastructure, lesquelles sont nécessaires pour déterminer le financement du F et E au moyen des formules de financement régionales provisoires;
  2. l’élaboration de documents de référence par la Direction générale de l’éducation pour expliquer comment les frais de F et E sont calculés dans le cadre de chaque formule de financement régional provisoire;
  3. le partage de données internes entre la Direction générale de l’éducation et la DGMOPIR sur la délimitation du financement du F et E afin de soutenir des décisions éclairées en matière d’infrastructure dans le cadre du Programme des ÉE;
  4. la mise à jour du Manuel de référence des coûts du Programme d’immobilisations et d’entretien de Services aux Autochtones Canada (SAC) pour le fonctionnement et l’entretien afin d’y inclure des références particulières aux établissements d’enseignement et de l’harmoniser avec les références au fonctionnement et à l’entretien dans les lignes directrices du Programme d’EPS; (DGMOPIR/DGIC)
  5. l’établissement des rôles et des responsabilités pour l’examen et la supervision des plans de gestion de l’entretien, y compris l’examen des plans par la DGMOPIR par l’intermédiaire du rapport et du processus du Programme du Système de rapport sur la condition des biens (SRCB), qui est lié aux lignes directrices du Programme d’EPS (mentionnées ci-dessus).

Gestionnaire responsable (Titre)

Sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS, en consultation avec le sous-ministre adjoint principal des Opérations régionales

Directeur général du Secteur des programmes et des partenariats en matière d’éducation et de développement social

Directeur général de la Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructure régionaux

Directeur général de la Direction générale des infrastructures communautaires

Date prévue de la mise en œuvre

Novembre 2025

Recommandation 5

Le sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS devrait consulter les intervenants des autres programmes de SAC qui octroient des fonds liés aux programmes d’enseignement primaire et secondaire afin de revoir leurs PIP, d’examiner la manière dont le travail de ces programmes connexes influe, directement ou indirectement, le cadre de mesure du rendement en matière d’éducation, et d’identifier une approche horizontale permettant de prendre en compte toutes les variables ayant une incidence sur les résultats en matière d’éducation.

Réponse de la direction/ Actions

La Direction générale de l’éducation fera ce qui suit :

  1. Consulter les intervenants au sein de SAC qui octroient des fonds liés aux programmes d’enseignement primaire et secondaire afin d’examiner les modèles logiques et les PIP de leurs programmes et d’étudier la manière dont ces autres programmes peuvent avoir une incidence sur les résultats en matière d’éducation. Cette consultation se déroulera sur un cycle de trois ans, conformément aux mises à jour cycliques des modèles logiques et des PIP.
  2. Rédiger un tableau de concordance horizontal des indicateurs afin de déterminer les indicateurs de programme pertinents cernés dans le cadre du processus décrit ci-dessus. Les secteurs concernés seront consultés au moins deux fois au cours du processus d’élaboration, et le secteur des PPEDS demandera l’approbation des directeurs généraux concernés pour confirmer l’exactitude du tableau de concordance une fois celui-ci achevé.
  3. Examiner les Instruments de collecte de données sur l’éducation et déterminer si des mises à jour pourraient réduire la complexité et le fardeau en matière de production de rapports, et étudier comment les taux de soumission des rapports peuvent être améliorés. Le succès de la réduction de la complexité et du fardeau en matière de production de rapports sera mesuré grâce à la rétroaction recueillie auprès des gestionnaires de programmes régionaux par les mécanismes existants.
  4. obtenir un financement pour étudier les améliorations à apporter au Système d’information sur l’éducation (SIE) pour les changements ou les autres systèmes actuellement disponibles, afin de permettre des processus et des échéanciers plus souples pour les mises à jour de l’instruments de collecte de données (ICD).

Gestionnaire responsable (Titre)

Sous-ministre adjoint du secteur des PPEDS

Directeur général du Secteur des programmes et des partenariats en matière d’éducation et de développement social

Date prévue de la mise en œuvre

  1. Mars 2026
  2. Mars 2026-2027

Recommandation 6

Le sous-ministre adjoint principal des OR devrait, au besoin, établir ou améliorer les indicateurs de programme démontrant l’impact des investissements dans l’infrastructure éducatives sur les résultats scolaire, en utilisant des données pertinentes et disponibles. Lorsque cela est approprié, ces travaux devraient être coordonnés avec le sous-ministre adjoint chargé du secteur des PPEDS afin de soutenir l’harmonisation avec les cadres de rendement connexes.

Réponse de la direction/ Actions

La DGMOPIR examinera ses indicateurs de programme existants afin d’envisager l’inclusion d’indicateurs supplémentaires qui démontrent l’influence des investissements dans l’infrastructure d’enseignement sur les résultats scolaires. Par exemple, la DGMOPIR analyse actuellement les données disponibles (fournies par le secteur des PPEDS) sur les taux de diplomation afin de déterminer s’il existe une corrélation avec les nouvelles écoles qui ont été construites et/ou les agrandissements d’écoles. D’autres examens seront effectués si nécessaire.

Gestionnaire responsable (Titre)

Sous-ministre adjoint principal des Opérations régionales

Directeur général de la Direction générale de la mise en œuvre des projets d’infrastructure régionaux

Date prévue de la mise en œuvre

Hiver 2026

Annexe A: Critères d’audit

Afin de garantir un niveau d’assurance approprié pour atteindre les objectifs de l’audit, on a élaboré les critères de vérification suivants.

Critères d’audit

Critères d’audit 1

Les responsabilités, les rôles et les obligations en matière de gestion et de supervision du Programme d’Enseignement primaire et secondaire et du Programme des Établissements d’enseignement, ainsi que les mécanismes visant à permettre la collaboration et la coordination entre les programmes, sont clairement définis et mis en œuvre.

  • 1.1 Une structure organisationnelle claire et efficace, avec des responsabilités, des rôles et des fonctions bien définis pour la gestion du Programme d’ Enseignement primaire et secondaire (EPS) et du Programme des Établissements d’enseignement (ÉE), a été consignée, communiquée et mise en œuvre de manière efficace.
  • 1.2 Des organes de contrôle et des canaux de communication ont été établis et mis en œuvre pour coordonner et superviser la collaboration et la coordination entre le Programme d’EPS et le Programme des ÉE.

Critères d’audit 2

Des mécanismes adéquats sont en place pour déterminer les allocations de financement en matière d’éducation.

  • 2.1 Des processus et des procédures sont mis en œuvre pour valider l’exactitude et l’exhaustivité des données utilisées dans la détermination des allocations de financement.
  • 2.2 Des processus et procédures sont mis en œuvre pour intégrer les données pertinentes des programmes d’EPS et des ÉE afin d’éclairer la détermination des allocations de financement.

Critères d’audit 3

Des mécanismes adéquats sont en place pour mesurer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs et des engagements en matière d’éducation.

  • 3.1 Des mécanismes permettant de mesurer si les interventions relatives aux subventions et contributions du Programme d’EPS et du Programme des ÉE répondent aux objectifs et si les résultats sont mis en œuvre.
  • 3.2 Des processus et des procédures visant à valider l’exactitude et l’exhaustivité des données utilisées pour mesurer les résultats scolaires sont mis en œuvre.
  • 3.3 Une méthode formelle d’utilisation des résultats de la mesure du rendement est mise en œuvre afin de permettre l’amélioration des programmes d’EPS et des ÉE.

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